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«Carnage», quand Polanski dénonçait la bien-pensance

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le cinéma de Polanski – Jonas Follonier

Avec Carnage (2011), Polanski sortait un huis clos virtuose, où le jeu théâtral et les proportions que prennent l’histoire venaient porter un coup à la bien-pensance et aux conventions entre voisins et copains, que nous connaissons tous. Un film à voir ou revoir pour passer 79 minutes de tension et de plaisir.

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DiCaprio, simply the best

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les coronarétrospectives du cinéma – Loris S. Musumeci

Il n’avait pas encore vingt ans qu’il s’était déjà fait remarquer. Après avoir décroché quelques rôles à la télévision entre émissions, sitcom et publicités, Leonardo DiCaprio entre au cinéma en 1991 avec le film d’horreur Critters 3 de Kristine Peterson. Le film n’est pas brillant, mais l’acteur, du haut de ses dix-sept ans, se fait déjà un nom à Hollywood. Ce qui le mène deux ans plus tard à donner la réplique à Robert De Niro dans Blessures secrètes (1993) de Michael Caton-Jones. La rencontre avec cet acteur qui était déjà au sommet prendra toute son importance dix ans plus tard, parce que De Niro est l’acteur fétiche de Martin Scorsese – privilège qu’il partagera ensuite volontiers avec DiCaprio justement; et en 2002 Scorsese entamera une longue et fructueuse collaboration avec DiCaprio, sous le conseil de De Niro.

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«Du soleil plein la tête» nous apprend qu’aimer est un art… et titrer aussi!

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: L’amour au cinéma – Kelly Lambiel

Jamais intitulé n’aura aussi peu flatté ni décrit l’œuvre dont il est l’emblème. Heureusement, c’est sous son appellation anglaise qu’Eternal Sunshine of the Spotless Mind s’est fait connaître et apparaît aujourd’hui encore dans les nombreuses listes plus ou moins officielles et toutes relatives des «films à voir une fois dans sa vie». C’est sous ce titre également dont la traduction littérale est «éclat éternel de l’esprit immaculé» (là on est d’accord) qu’il a su se faire une place à part dans une catégorie pour le moins fournie et souvent gnangnan, celle des films d’amour.

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« Wonder Wheel » : Hollywood Ending ?

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Alors que son quarante-septième long-métrage arrive dans les salles de France et de Suisse romande, Woody Allen (82 ans) est dans la tourmente. Les faits étaient pourtant bien connus et ne datent pas d’hier. Depuis vingt-cinq ans, à chaque présentation d’un nouveau film, les casseroles du réalisateur d’Annie Hall s’animent, retentissent, puis se taisent. Si jusqu’à présent M. Allen et son proche entourage avaient réussi à contenir l’incendie, le traumatisme encore douloureux de « l’affaire Weinstein » (une affaire mise au jour par Ronan Farrow qui n’est autre que le fils du réalisateur new-yorkais) risque fort bien, en guise de réaction, de précipiter la fin de la carrière du plus prolifique réalisateur de tous les temps. Continuer la lecture de « Wonder Wheel » : Hollywood Ending ?

Un Will Smith bouleversant dans « Beauté cachée »

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Réalisé par David Frankel, Beauté cachée est un drame américain sorti le 21 décembre dernier. Il raconte la thérapie tout à fait hors du commun de Howard Inlet, un brillant publicitaire qui a perdu sa fille de six ans. L’histoire se passe trois ans après le décès de cette dernière, dû à une maladie. Un très bon choix que celui de Will Smith pour incarner ce père dévasté par le refus de la mort.

Rendu taciturne par le chagrin, Howard n’est pas noyé dans la tristesse, mais dans le néant. Plus rien n’a d’importance : sa fille était tout, et elle n’est plus. La mort d’une personne chère à son coeur, très jeune qui plus est, constitue bien une injustice terrible pour tout être humain. D’où l’étape du deuil. Mais son deuil, Howard ne l’a pas fait. D’autres vont donc prendre les choses en main. Continuer la lecture de Un Will Smith bouleversant dans « Beauté cachée »