Archives par mot-clé : les coronarétrospectives de la littérature

L’éternel retour des romans

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Jonas Follonier

Plonger ou se replonger dans L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera, c’est ouvrir ses horizons, s’approcher du fondamental, oxygéner son esprit et comprendre qui nous sommes. Ce roman-monument est notamment traversé par le thème de l’éternel retour. Si notre vie est si légère et donc si insoutenable, c’est parce que nous savons que tout ce que nous faisons ne reviendra pas. Or, le roman échapperait-il justement à la règle? Petite réflexion sur les livres à l’aune d’un des meilleurs d’entre eux.

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«Freedom»: la liberté de rater sa vie à l’américaine

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Lauriane Pipoz

En 2011, dix ans après Les Corrections, Jonathan Franzen écrivait Freedom. Sur la même veine que le premier, ce roman retrace la vie d’une famille américaine à la fin du XXe siècle, en l’étudiant à travers le contexte politique et les erreurs qu’elle a commises. A la différence près que nous avons ici affaire à un trio: Patty Berglund, son mari Walter Berglund et Richard Katz, le meilleur ami de ce dernier. Autrement dit, Patty, «le type super qu’elle avait épousé et le type sexy qu’elle n’avait pas épousé».

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«Le potentiel érotique de ma femme», pleinement burlesque

Les bouquins du  mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Lauriane Pipoz

Le potentiel érotique de ma femme est le premier livre à succès de David Fœnkinos. Sorti en 2004, il fera connaître son auteur grâce à un ton impertinent et un humour burlesque, apposés sur des thèmes plutôt sérieux. Au fil d’une centaine de pages, on découvre la névrose, la baisse du désir et l’infidélité sous un nouveau jour. Récit d’une plongée dans un monde absurde.

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Le spleen journalistique de Baudelaire

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Jonas Follonier

Avec le recueil de poèmes en prose Le Spleen de Paris, publié à titre posthume, Charles Baudelaire a enrichi son œuvre dédiée à la mélancolie d’une dimension nouvelle: son ancrage dans la ville et le quotidien. Dans une forme radicalement nouvelle, le sujet baudelairien se comprend comme un chroniqueur de son miroir atrabilaire. Jusqu’à faire du Spleen de Paris le pendant des Fleurs du Mal – autrement dit, son égal.

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William Kotzwinkle n’est pas un écrivain comme les autres

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» – Amélie Wauthier

Pour ma critique «bonus», j’avais envie de vous recommander un bouquin frais et sympa, histoire de nous rappeler à tous que la vie est belle et qu’il fait bon lire. Sinon, je ne vois pas tellement l’intérêt de vous parler d’un livre que je ne vous recommanderais pas vivement et de me farcir sa lecture avant. J’ai ainsi parcouru les différents étages de ma bibliothèque et, entre Kafka et Heidegger, ai mis la main sur le troisième tome des récits de cette célèbre trentenaire, aka Bridget Jones. Folle de lui, un journal intime frais et déluré, qui parle d’amour et de galères sur un ton ultra drôle et piquant, la lecture parfaite en cette période de confinement!

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Je bois, tu bois, il parle, nous rions, vous souriez, ils rêvent

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» –Arthur Billerey

En période de confinement, relire à petits coups Les nouvelles brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio, c’est rire bêtement, s’apaiser, refaire le monde sur commande. Et peut-être ouvrir une réflexion sur le rêve.

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