Archives par mot-clé : livres

Pascal Vandenberghe: «Le livre forme l’esprit critique et citoyen»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | En mars dernier, Pascal Vandenberghe, président directeur général des librairies Payot, a publié Le Funambule du livre, suivi de La librairie est un sport de combat, aux Editions de L’Aire. L’ouvrage divisé en deux parties (un long entretien et un essai), dont Le Regard Libre a chroniqué la première dans ses «bouquins du mardi», dévoile dans un premier temps le parcours professionnel de «Monsieur Payot», qui a connu plusieurs casquettes: ajusteur-mécanicien, libraire à la Fnac, éditeur et, depuis 2004, directeur général de Payot SA. En 2014, Pascal Vandenberghe rachète l’entreprise au groupe Lagardère Services et devient alors PDG de la société qui regroupe en son sein les librairies Payot et l’enseigne Nature & Découvertes Suisse. Dans un second temps, l’essai de «Monsieur Payot» expose les transformations vécues par le monde du livre ces quarante dernières années sous le regard d’un fin connaisseur. A plusieurs égards, il est possible de comparer Pascal Vandenberghe à Martin Eden, le héros d’un des romans éponymes de Jack London. Lecteur acharné, notre homme du jour s’est formé en autodidacte et s’est hissé petit à petit à la tête du plus grand réseau de librairies généralistes de Suisse romande. Pour discuter de son ouvrage, le patron de Payot nous reçoit dans son bureau lausannois – au sein duquel trône un portrait de Fritz Payot, fondateur de la librairie – et nous entretient du rôle de la librairie dans la société, du monde du livre et des défis auxquels il sera prochainement confronté.

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Le livre, plus qu’un bien essentiel

Le Regard Libre N° 69 – Jonas Follonier

La crise que nous traversons, tragique à bien des égards, emporte avec elle d’intéressantes controverses. Dans toute tragédie, il y a de la gravité, et donc de la profondeur.Parmi les passionnants débats ayant occupé les dernières semaines, on trouve celui sur l’importance des livres dans la vie des gens. La thématique s’est imposée au premier plan lorsque le gouvernement français a décidé de fermer les librairies pour le second confinement – j’écris «second» et non «deuxième», car il est permis d’être optimiste. Très justement, les libraires se sont offusqués de cette mesure en constatant que les FNAC et autres supermarchés vendant des livres étaient, eux, ouverts.

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Mona Ozouf livre un magnifique plaidoyer pour la littérature

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

C’est un ouvrage important qui a été publié par les Editions Stock dans la si belle collection à la couverture confectionnée par Le Petit Atelier. Pour rendre la vie plus légère. Les livres, les femmes, les manières fait entendre les voix de Mona Ozouf et de ses interlocuteurs Pierre Manent, Diane de Margerie, Geneviève Brisac, Philippe Raynaud, Claude Habib, Philippe Bélaval et Patrice Gueniffey, sans oublier l’animateur de l’émission Répliques qui a accueilli ces conversations, l’essayiste et académicien Alain Finkielkraut. Ils y discutent de la nature de la littérature, de ses effets sur notre vie plus que de son rôle, ainsi que de la galanterie, qui d’une manière extrêmement subtile et convaincante est associée aux livres dans cet ouvrage.

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« Candelaria », une fresque délabrée d’un couple au crépuscule

Les mercredis du cinéma – Virginia Eufemi

La Havane, Cuba, 1994. L’île subit l’embargo économique américain. Des voix d’opposition retentissent à la radio, les gens envahissent les rues pour protester contre la crise, mais le vieux couple que nous suivons semble passer à côté de ces événements, trop occupé à assouvir ses propres besoins primaires – un repas chaud, de l’eau courante, de l’électricité. Candelaria, proche des quatre-vingts ans, travaille encore – les conditions économiques l’obligent –, malgré son âge avancé, comme femme de chambre dans un établissement touristique. Le soir, dans un local, elle chante des airs typiques accompagnée d’un petit orchestre.

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