Archives par mot-clé : marc bonnant

Marc Bonnant: «Avec le politiquement correct, nous sommes les bourreaux de nous-mêmes»

Entretien inédit – Nicolas Locatelli

«Je ne crois pas à la vérité, je crois qu’elle est faite de nos perceptions d’un moment. La vérité, c’est un moment, c’est une instantanéité.» C’est sous l’égide d’Eris, déesse de la discorde, des querelles et de la rivalité que le Bossuet des tribunaux a débarqué dans l’auditorium B de l’Université de Fribourg. Une conférence musclée suscitant la controverse, l’admiration des uns et la fureur des autres.

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Le jour où mon Robot m’aimera…

Le Regard Libre N° 48 – Thierry Fivaz

Présenté pour la première fois en octobre 2018 au théâtre de Pully, Le robot qui m’aimait, objet composite – à la fois procès surréaliste et pièce de théâtre – s’est invité le 17 janvier dernier en terre genevoise au bâtiment des Forces Motrices. L’occasion de nous interroger sur les enjeux de l’intelligence artificielle dans notre société.

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Oskar Freysinger : rencontre avec l’artiste

Le Regard Libre N° 38 – Loris S. Musumeci et Jonas Follonier

Vous connaissez un Oskar Freysinger politique. Celui qui passa de conseiller communal à député du Grand Conseil valaisan, s’élevant au statut de conseiller national pour atteindre la haute fonction de conseiller d’Etat. Vous le connaissez comme « Monsieur UDC », avec son franc-parler toujours au rendez-vous et sa queue de cheval toujours bien brossée. Découvrez à présent un homme à la plume fine, à la guitare sèche. Découvrez un écrivain, un poète, un philosophe, un compositeur. En somme : un artiste. Découvrez aussi un homme d’esprit, un homme heureux, qui nous accueille dans sa maison pour une rencontre chaleureuse.

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Une heure avec Marc Bonnant

Le Regard Libre N° spécial « Langue française » – Loris S. Musumeci

Marc Bonnant n’est pas seulement un personnage très cultivé et admiré de toutes parts pour sa sublime éloquence, il est aussi un véritable Maître. Avocat depuis 1971, il défend des personnalités d’envergure au niveau international, telle Sa Majesté l’Impératrice Farah d’Iran. De Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Genève à président du Concours d’art oratoire, ses mandats restent très nombreux. Ces derniers voyagent même dans le temps: l’homme de droit s’est amusé notamment à plaider pour Baudelaire dans le procès des Fleurs du mal. Il a par ailleurs reçu différentes récompenses grâce à sa passion du beau verbe: la nomination d’Officier dans l’Ordre de la Légion d’honneur, le Prix du rayonnement français et la consécration de Meilleur orateur francophone vivant. Marc Bonnant, amoureux de la vie et de la langue, nous offre un entretien profond et touchant.

Loris S. Musumeci: Le français a-t-il une culture qui lui est propre?

Marc Bonnant: On a soutenu que l’Etat est une langue, et que l’Etat est sa langue. Avant d’en venir au français, on peut considérer que la langue est constitutive d’une communauté, et donc d’une nation. On peut dire d’une nation qu’elle étaie des frontières et une langue, donc une culture, et par là une tradition ainsi qu’une verticalité. Je parle de culture et de langue, parce qu’elles sont consubstantielles. On conçoit dans une langue, on pense dans une langue. Ainsi, les lecteurs que nous sommes devraient pouvoir, s’ils voulaient vraiment lire, lire dans la langue originale. La pensée est l’expression d’une culture, la langue en est l’instrument, mais en est aussi la créatrice.

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