Archives par mot-clé : moscou

Mikhaïl Boulgakov: l’homme et l’artiste

Alors que les débats sur l’existence d’une distinction entre l’homme et l’artiste font rage, s’intéresser au «Roman théâtral» de Mikhaïl Boulgakov, paru en 1937, ne paraît pas hors de saison. Dans cet ouvrage, l’auteur raconte en effet de manière quasi autobiographique, avec sarcasme et naïveté feinte, l’épopée que constituèrent l’écriture, la parution et l’adaptation de son premier roman en pièce de théâtre.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

Russie: l’après-Poutine en question suite aux manifestations

Les lundis de l’actualité – Clément Guntern

La semaine dernière et celle d’avant, environ deux mille citoyens russes ont été arrêtés à Moscou alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour des élections plus libres. En vue des élections locales, le pouvoir avait invalidé la candidature de personnalités indépendantes, ne laissant tranquilles dans les rangs de l’opposition que les communistes et les ultra-nationalistes, pas vraiment opposés à Moscou.

Continuer la lecture de Russie: l’après-Poutine en question suite aux manifestations

« La Mort de Staline », un gâchis complet

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Longue vie à Staline ! »

Moscou, 1953. L’orchestre de Radio Moscou donne un noble concert. Tout est beau, tout va bien. Une fois la performance musicale terminée, sueur froide pour le directeur. Le camarade Staline à l’appareil : il veut tout de suite l’enregistrement du concert. Problème, le directeur se rend compte que rien n’a été enregistré. De manière grotesque, il négocie avec les musiciens pour rejouer le concert. Il doit également remplir à nouveau la salle de spectateurs ; pour ce faire il envoie chercher des paysans dans la rue.

Continuer la lecture de « La Mort de Staline », un gâchis complet

«Faute d’amour», un film qui en dit long sur les maux de notre époque

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Genia (Mariana Spivak) et Boris (Alexeï Rozin) s’apprêtent à divorcer, chacun étant embarqué dans une nouvelle aventure sentimentale. Leur fils Aliocha (Matveï Novikov), douze ans, n’en peut plus de leurs disputes et sanglote en silence. Il manque si cruellement d’amour de la part de ses parents que ceux-ci mettront du temps à remarquer sa fugue. Ou son enlèvement, qui sait. Sa disparition ne va cependant rien arranger à la haine que les époux en voie de séparation se vouent l’un pour l’autre.

Faute d’amour, c’est le film que la presse francophone adule en ce moment à une quasi-unanmitié. Il faut dire que ce cinquième long métrage du cinéaste russe Andreï Zviaguintsev a remporté le Prix du Jury au Festival de Cannes. La force de ce film? Son réalisme, d’une part, et son art, d’autre part. Deux éléments qui, bien assemblés, donnent lieu à un chef d’œuvre – ne pensons qu’à Flaubert dans le domaine de la littérature, qui a réussi à glisser le plus grand génie littéraire dans Madame Bovary, un roman a priori difficile à lire par l’ennui qui lui est intrinsèque.

Continuer la lecture de «Faute d’amour», un film qui en dit long sur les maux de notre époque