Archives par mot-clé : plouc

«Le Jeu», une comédie douce-amère

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Un couple de trentenaires sur le tard ou quadragénaires en herbe se réunit pour une nouvelle soirée entre amis, dans un appartement classe. Des couples, pour la plupart; seul Ben (Grégory Gadebois) est en solo, sa fraîche compagne ayant la «gastro». La soirée s’annonce sympathique, même si les plats cuisinés par leur convive, Vincent (Stéphane De Groodt), ne sont pas à proprement parler ragoûtants. Mais «c’est une surprise» – comme le dit Vincent, avec un air délicieusement benêt – et nous vous la laisserons donc aussi, chers futurs spectateurs.

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«Ploukitudes»: rencontre avec Jean Romain et Stéphane Berney

"Ploukitudes" donne matière à penser. L’ouvrage est bouleversant tant il touche un point intime de l’homme, à savoir son côté plouc. Il a fallu qu’un philosophe (Jean Romain) et un journaliste (Stéphane Berney) travaillent ensemble pour peindre la société dans ses revers les plus absurdes et tragiques, à travers leur analyse sociologique. Rencontre dans un café plouc de la gare de Genève.

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«Faute d’amour», un film qui en dit long sur les maux de notre époque

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Genia (Mariana Spivak) et Boris (Alexeï Rozin) s’apprêtent à divorcer, chacun étant embarqué dans une nouvelle aventure sentimentale. Leur fils Aliocha (Matveï Novikov), douze ans, n’en peut plus de leurs disputes et sanglote en silence. Il manque si cruellement d’amour de la part de ses parents que ceux-ci mettront du temps à remarquer sa fugue. Ou son enlèvement, qui sait. Sa disparition ne va cependant rien arranger à la haine que les époux en voie de séparation se vouent l’un pour l’autre.

Faute d’amour, c’est le film que la presse francophone adule en ce moment à une quasi-unanmitié. Il faut dire que ce cinquième long métrage du cinéaste russe Andreï Zviaguintsev a remporté le Prix du Jury au Festival de Cannes. La force de ce film? Son réalisme, d’une part, et son art, d’autre part. Deux éléments qui, bien assemblés, donnent lieu à un chef d’œuvre – ne pensons qu’à Flaubert dans le domaine de la littérature, qui a réussi à glisser le plus grand génie littéraire dans Madame Bovary, un roman a priori difficile à lire par l’ennui qui lui est intrinsèque.

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