Archives du mot-clé spiritualité

Noël 2015 vu par un théologien protestant (Rencontre avec Félix Moser)

Le Regard Libre N° spécial « Noël 2015 » – Jonas Follonier

Docteur en théologie de l’Université de Neuchâtel, Félix Moser a d’abord été pasteur et aumônier des prisons en France pendant quatre ans, puis pasteur dans le canton de Neuchâtel durant onze ans. Après avoir passé huit ans à la Faculté autonome de théologie de Genève, il est revenu à l’Université de Neuchâtel en tant que professeur. Voici notre entretien réalisé à la Faculté des lettres et sciences humaines de l’UniNE.

Jonas Follonier : Nous allons commencer par la question la plus importante : quelle est l’histoire de Noël et quelle est sa signification, pour le théologien que vous êtes ?

Félix Moser : Au départ, historiquement, les premiers chrétiens se sont rassemblés autour de ce qui était le noyau de la foi chrétienne, à savoir l’amour et la résurrection du Christ ainsi que le cycle festif de Pâques. La fête de Noël est vraiment tard venue puisqu’elle est intervenue au IVe siècle où elle s’est généralisée. Lire la suite Noël 2015 vu par un théologien protestant (Rencontre avec Félix Moser)

Quelle joie d’être juif !

Le Regard Libre N° 12 – Loris S. Musumeci 

L’Histoire du peuple juif est, dans ses épisodes les plus marquants, connue plus ou moins de tous. Il est du domaine de la culture générale que de connaître, en partie en tout cas, le récit de la création avec ses deux acteurs humains que sont Adam et Eve, ou encore le fol amour fraternel – accompagné de ses quelques difficultés – de Caïn et Abel, l’arche de Noé, la piété d’Abraham, l’esclavage en Egypte, Moïse qui fendit la mer, le petit David qui fracassa le grand Goliath, la noble sagesse du roi Salomon, mais également les différentes diasporas, les réseaux européens de Juifs dans les grandes villes depuis le Moyen Age, les ghettos, les persécutions, et, dans un passé bien récent, la tragédie de la Shoah.

L’image du mur des Lamentations à Jérusalem ainsi que la situation instable entre l’Etat d’Israël et la Palestine sont souvent les premières pensées qui surgissent à l’esprit lorsque le mot « judaïsme » est prononcé. La figuration d’un barbu jouant du violon, kippa sur la tête est assez présente aussi ; on pense également rapidement, dans une culture cinématographique francophone, au sympathique Rabbi Jacob ou aux gaffes et habitudes caricaturées des hilarants protagonistes séfarades des films La Vérité si je mens ! de Thomas Gilou. Au-delà de ces anecdotes qui font allègrement sourire et les Juifs eux-mêmes et les « goyims » – les non-Juifs –, l’intérêt du présent article serait, dans une humble démarche de découverte culturelle et spirituelle, celui de réaliser un premier pas vers la connaissance de l’essence juive, en d’autres termes, étudier une des multiples faces de l’expérience de judéité.

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« L’adversaire »

Le Regard Libre N° 9 – Loris S. Musumeci

« Qu’il ne joue pas la comédie pour les autres, j’en suis sûr, mais est-ce que le menteur qui est en lui ne la lui joue pas ? Quand le Christ vient dans son cœur, quand la certitude d’être aimé malgré tout fait couler sur ces joues des larmes de joie, est-ce que ce n’est pas encore l’Adversaire qui le trompe ?
J’ai pensé qu’écrire cette histoire ne pouvait être qu’un crime ou une prière.
Paris, janvier 1999 »

Jean-Claude Romand : Père de famille idéal, fils consciencieux, grand médecin à succès… et menteur, assassin, fou.

Son histoire est celle d’un homme banal, qui pendant dix-huit ans a menti sur tout à tout le monde. Et tout éclate le 9 janvier 1993, lorsqu’il tue sa femme, ses enfants, ses parents et tente, sans succès, de se suicider. On découvre alors qu’il n’était pas médecin à l’OMS comme il le prétendait. Il n’était rien. Durant toutes ces années, sans l’ombre d’un doute, sa famille, ses amis le crurent dans ce mensonge d’une vie, mais au moment où la vérité s’apprêta à déchirer le voile de l’imposture pour ressurgir à la lumière, Jean-Claude Romand ne trouva d’autre issue que d’assassiner « ceux qu’il aimait », ceux qui eussent été meurtris par cette vérité étouffée, si vieille et nouvelle à la fois. Lire la suite « L’adversaire »

« Et le Verbe s’est fait chair »

Le Regard Libre N° 7 – Loris S. Musumeci

Noël, Noël, Noël… en ce beau mois de décembre, c’est sans doute le nom que l’on prononce ou entend le plus. Mais que signifie-t-il réellement ? En quoi et où peut-on véritablement le trouver ? Si ces questions ont bien lieu d’être, c’est parce qu’il serait illusoire et faux d’enfermer le « Noël » soit dans la fête commerciale sponsorisée par le père Noël et ses lutins, soit dans une simple célébration religieuse chrétienne. Le Noël est bien plus que cela, il s’incarne complètement dans la réalité.

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Voyage au Tibet

Le Regard Libre N° 5 – Cassandre Villar

Quelques mois après le retour d’un voyage bouleversant, une rétrospection s’impose. Cet été, les étudiants et accompagnants de l’Association Tête Au Cœur ont pris leur envol vers des terres lointaines et pourtant si proches. En effet, les paysages comme le mode de vie rustique du Tibet rappelaient le Valais de nos grands-parents. Plus qu’une impression de retour sur nos origines, il s’agissait également de redécouvrir la spiritualité à la base de notre culture. Nous avons eu l’occasion de suivre les pas du Valaisan Bhx Maurice Tornay et ainsi de découvrir, au cas où nous l’aurions oublié, que la religion chrétienne n’est pas seulement un système dogmatique et moralisateur ou, pire encore, naïvement angélique, comme le montre malheureusement parfois certains prêtres ou religieux en Occident, mais d’avantage un ensemble de valeurs humaines et un questionnement de la conscience.

Croyant, athée ou agnostique, chaque étudiant a su trouver dans ce voyage un lieu d’ouverture au monde, à une réalité différente de la nôtre et à un questionnement personnel. L’assemblage de l’effort physique engagé durant l’ascension des sommets et de la prise de conscience face à la réalité des Tibétains persécutés par le communisme chinois fut l’occasion pour chacun d’entre nous de grandir en maturité. Au fil des jours et
des kilomètres, le sens de voyage « de la tête au cœur » devenait de plus en plus clair pour nous. La rencontre avec ces individus si pauvres matériellement et pourtant si humains, l’expérience de la vie de groupe au sein de conditions pas forcément les plus confortables ainsi que la confrontation à notre intériorité lors d’instants plus méditatifs nous ont permis de vivre l’expérience de la rencontre humaine et de la présence au présent.

Puissions-nous ne pas retomber trop rapidement dans l’engrenage du « métro-boulot-dodo » et de la superficialité si chers à notre société en nous remémorant sans cesse les perles acquises lors de ce voyage. Partager les fruits de ce vécu est sans doute une des meilleures manières de faire durer l’aventure au-delà des frontières asiatiques. Par conséquent, je ne peux que vous encourager à faire le pas de prononcer librement un « oui » déterminé aux voyages, aux expériences humaines, aux questionnements, aux risques, à tout ce qui vous positionnera face à vos aprioris… à la vie.

« Deux petits pas sur le sable mouillé »

Le Regard Libre N° 3 – Loris S. Musumeci

L’histoire commence sur une plage, quand Anne-Dauphine remarque que sa petite fille marche d’un pas un peu hésitant, son pied pointant vers l’extérieur.

Après une séries d’examens, les médecins découvrent que Thaïs est atteinte d’une maladie génétique orpheline. Elle vient de fêter ses deux ans et il ne lui reste plus que quelques mois à vivre. Alors l’auteur fait une promesse à sa fille : « Tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les autres petites filles, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d’amour. »

Ce livre raconte l’histoire de cette promesse et la beauté de cet amour. Tout ce qu’un couple, une famille, des amis, une nounou sont capables de mobiliser et de donner.

« Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu’on ne peut plus ajouter de jours à la vie. » Lire la suite « Deux petits pas sur le sable mouillé »

La franc-maçonnerie : mythe et réalité

Le Regard Libre N° 2 – Sébastien Oreiller 

Alors que les romans à la Dan Brown fleurissent et que les théories du complot s’enracinent de plus en plus chaque jour, qu’en est-il vraiment de cette organisation discrète de la franc-maçonnerie ? Certes, le voile qui couvre cette institution est opaque, mais il est possible de s’en faire une idée assez précise.

Afin d’en donner la meilleure définition possible, voici comment la Grande Loge Suisse Alpina se définit elle-même : « La Franc-maçonnerie est d’abord une alliance d’hommes libres de toutes confessions et de tous horizons sociaux. Basée sur la tolérance, elle est riche de cette diversité confessionnelle et sociale qui s’épanouit dans une direction commune: celle de suivre chacun le chemin de perfectionnement qui lui est propre. Pour cela, la Franc-maçonnerie fournit à chaque personne qui veut travailler sur soi-même les outils du Symbolisme et de la Tradition. Elle est une école de vie et un enseignement de conduite morale où chacun peut s’épanouir par lui-même. » Lire la suite La franc-maçonnerie : mythe et réalité