Archives par mot-clé : traduction

De la lumière à tous les étages de la vie

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Entre le conte et la fable, Antonio Moresco décrit d’un trait de lumière le récit d’une solitude bercée par la vie et la mort au milieu de forêts aussi florissantes que meurtries. Critique de La petite lumière, publié aux Editions Verdier.

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Javier Cercas: «Un écrivain qui ne prend pas de risques n’est pas un écrivain»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | Chaque année, le festival «Le Livre sur les quais» de Morges est le rendez-vous de la rentrée littéraire suisse où auteurs, éditeurs et lecteurs se rencontrent sur les rives du Léman. Pour cette douzième édition, le président d’honneur de l’événement n’est autre que l’écrivain et traducteur espagnol Javier Cercas. Résidant en Catalogne, le chroniqueur au quotidien espagnol «El País» écrit des livres depuis les années 80. Il a notamment connu le succès avec la publication, en 2001, du roman «Les Soldats de Salamine», où un journaliste enquête sur un mystérieux soldat qui aurait sauvé, durant la guerre civile, l’idéologue et membre fondateur de la Phalange espagnole, Rafael Sánchez Mazas. Particulièrement intéressé par l’histoire de l’Espagne contemporaine, dont il tire du matériau pour ses écrits, Javier Cercas s’est lancé dernièrement dans une série de romans policiers centrée autour du policier-enquêteur Melchor Marin, dont le premier volet «Terra Alta» a été traduit cette année en français par les Editions Actes Sud. Rencontre avec l’écrivain un après-midi de septembre, sous la tente des auteurs du «Livre sur les quais», pour discourir sur son œuvre ainsi que sur la situation de l’Espagne et de la Catalogne.

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Georges Nivat: «Le larron peut devenir un saint»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Eugène Praz | Nous rencontrons le professeur Georges Nivat, éminent slavisant français, le 28 juin dernier dans sa maison de Haute-Savoie. Son hospitalité est russe, et la vue, splendide. Il nous accueille dans son jardin dont il aime prendre soin, une heure chaque matin avant de se plonger dans son travail. En ce moment, entre autres activités, Georges Nivat traduit en français le poète ukrainien Vasyl Stus. Il a d’ailleurs rendez-vous le lendemain par Zoom avec Kiev, l’occasion d’échanger sur des nuances de l’ukrainien avec celui qui l’a accompagné dans l’acquisition de cette langue. Le monde russe est sa demeure; nous espérons en découvrir quelques verstes sous sa conduite.

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Vous ne connaissez pas Redl, Alfred Redl?

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Avec «Vert et Florissant…», traduit par Peter Brabenec, Pavel Vilikovský, auteur national slovaque, met en scène les aventures folles et rebondissantes d’un agent secret, au style 007 atypique et loufoque, qui sillonne l’Europe du début du XXe siècle et qui relate ses aventures dans l’espionnage et le contre-espionnage.

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«Lost in Translation», c’est de l’art dans le décalage

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Sofia Coppola – Loris S. Musumeci

Le kitsch, c’est de l’art. L’humour, aussi. Le drame, évidemment. Sans parler de l’art de la traduction… Lost in Translation, deuxième long-métrage de Sofia Coppola, c’est de l’art. Un art kitsch, drôle, dramatique. Un art récompensé par l’Oscar du meilleur scénario original entre autres prix. Un film discret, un film qui ne paie pas de mine, un film un peu perdu dans le monde du cinéma, un peu comme ses personnages, qui sont perdus eux aussi. Lost in Translation. Lost tout court.

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La traduction, un acte de lecture

Le Regard Libre N° 47 – Hélène Lavoyer

«La langue de l’Europe, c’est la traduction», écrivait Umberto Eco dans son ouvrage Dire presque la même chose. Qu’entendait-il par là? Que l’Europe s’est construite dans la découverte de l’autre par le biais de sa propre langue en rapport à celle de l’autre, certes, mais pas seulement: que la traduction, sujet qui nous intéressera au fil des prochains paragraphes, a été jusqu’ici la manière d’être même de l’Europe. Et ce, dès les textes fondateurs de notre continent. De la Bible à la philosophie, du Cantique des Cantiques à la Métaphysique d’Aristote, les soubassements de la pensée occidentale – aussi diversifiée et hétéroclite qu’elle puisse être – reposent sur des textes traduits.

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«Le Collectionneur»: une délicieuse dose de terreur

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Le Collectionneur de Fiona Cummins est le conservateur d’un musée bien particulier exposant des ossements humains.  Cette lourde et méticuleuse tâche lui a été léguée par son père et son grand-père; une affaire de famille, en somme. Le personnage cherche ainsi la rareté parmi les habitants de Londres, et enlève le petit Jackey, enfant atteint de  fibrodysplasie ossifiante progressive, maladie qui déforme son squelette, et la petite Clara, à qui il manque trois doigts à chaque main. S’ensuit une enquête haletante, menée dans une ambiance glauquissime par une inspectrice aussi prometteuse que complexe.

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Prix suisses de littérature 2018

Le Regard Libre N° 36 – Jonas Follonier

Le jeudi 15 février dernier s’est tenue à la Bibliothèque nationale suisse, à Berne, la sixième cérémonie de remise des Prix suisses de littérature. Ceux-ci se composaient de sept Prix littéraires décernés à des auteurs des quatre régions linguistiques du pays parmi une liste de cent dix livres, d’un Prix spécial de traduction ainsi que du Grand Prix suisse de littérature. Le Regard Libre a pu assister à une très belle soirée placée sous le signe des lettres, de l’humanisme et de l’esthétique.

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