Archives par mot-clé : wokisme

A Lyon, des pistes cyclables «non genrées». Pardon?

Il y a une semaine, le vice-président de la métropole de Lyon, Fabien Bagnon, en charge des voiries et de la mobilité, a déclaré sur Twitter que les nouvelles pistes cyclables de l’agglomération seraient «non genrées et donc inclusives». Celles déjà existantes discrimineraient donc des genres? On se pince devant son explication: les femmes, notamment, ont besoin de plus de sécurité que les hommes. Un énième autogoal dans le match qui oppose l’équipe «woke» à une prétendue équipe machiste. Commentaire.

Lire le commentaire (en libre accès)

Philippe Val: «L’humour suppose le sens du tragique»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | Journaliste, éditorialiste, écrivain, humoriste... Et même auteur-compositeur-interprète. On ne présente plus Philippe Val, au profil aussi riche que les grandes figures des Lumières dont il se fait un ardent défenseur face aux folies du présent. Ancien directeur du journal Charlie Hebdo et de la radio France Inter, il s’est fait mieux connaître du public suisse romand depuis l’an dernier en débattant chaque semaine dans l’émission «Le PoinG» animée par Laetitia Guinand sur la chaîne genevoise Léman Bleu, où il ne manque pas une occasion de rappeler son attachement à la laïcité, à l’universalisme ou à l’Europe. Venant de publier un «Dictionnaire philosophique d’un monde sans Dieu» aux Editions de l’Observatoire, Philippe Val était un interlocuteur naturel pour tenter une définition de l’ironie, de son importance et de ses ennemis.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement (abo d’essai d’un mois gratuit)

«Le Voyant d’Etampes», un roman wokistador

DOSSIER IRONIE, Quentin Perissinotto | «Récent lauréat du prix de Flore, "Le Voyant d’Etampes" est la radiographie de la fracture entre deux générations qui ne se comprennent plus, le portrait de la déliquescence d’une époque, incapable de se confronter à l’effritement de ses illusions et de répondre aux nouvelles préoccupations antiracistes. Un sujet sensible qui se révélera très vite brûlant lorsque l’idéologie woke se chargera de son emballement médiatique. Une dimension sociétale qui transportait dans mon imaginaire de lecteur son escarcelle de traquenards romanesques et de craintes littéraires. Mais comme ce roman traite du cloutage au pilori d’un auteur que l’on n’a pas lu, il aurait été cocasse que j’en fasse de même. Alors soyons résolument dissidents, lisons-le!»

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement (abo d’essai d’un mois gratuit)

Aucune polémique n’est innocente

DOSSIER IRONIE, Antoine Bernhard | Partout, des groupes militants de gauche radicale patrouillent et sanctionnent d’un tombereau d’indignation tout écart au nouveau politiquement correct. Cela donne lieu à des polémiques qu’il est coutume désormais d’appeler «woke». Certes minoritaires, elles ne sont pas pour autant innocentes. Car, toujours plus nombreuses, elles font partie d’un projet politique dont il est important de comprendre la tactique. Analyse.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement (abo d’essai d’un mois gratuit)

D’un essentialisme à un autre: Zemmour dit merci aux woke

Le Regard Libre N° 83Claudio Recupero

Un courant né aux Etats-Unis est arrivé en Europe et s’est fait beaucoup connaître ces deux dernières années: le wokisme. Ce mouvement idéologique, littéralement «éveillé» à toutes les inégalités et les discriminations, fait de la défense de «minorités» – ethniques, religieuses, sexuelles… – son objectif absolu. Dans cette tribune, l’historien et professeur genevois Claudio Recupero critique les moyens utilisés par les woke pour atteindre leurs fins. Selon lui, ils sont contre-productifs et finissent par imiter ce qu’ils dénoncent.

Lire la tribune (en libre accès)

Patrick Chappatte: «On arrive dans une société qui ne comprend plus l’ironie»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Antoine Bernhard | Patrick Chappatte est une référence internationale du dessin de presse. Collaborateur du Temps, de la «NZZ am Sonntag» et du «Spiegel», ses dessins sont publiés dans les colonnes de journaux internationaux comme «The Boston Globe» et «Le Canard Enchaîné». Il fut également, entre autres, dessinateur attitré du «New York Times» jusqu’en 2019, année où le quotidien américain a décidé de renoncer aux dessins de presse dans ses colonnes, à la suite d’une immense polémique déclenchée par une caricature du dessinateur Antonió jugée antisémite. En plus de son activité dans la presse, Chappatte pratique le BD reportage et le reportage animé. Il s’engage dans la Fondation suisse «Freedom Cartoonists Foundation» – qu’il a fondée avec d’autres personnalités – pour défendre la liberté de la presse en soutenant des dessinateurs partout dans le monde. Par ses activités, Chappatte est en permanence sur le front de la défense de la liberté d’expression. Pour Le Regard Libre, il explique l’importance de ce combat dans un monde où la liberté n’est jamais acquise.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement (abo d’essai d’un mois gratuit)

Pas de démocratie sans ironie

Le Regard Libre N° 83Jonas Follonier

L’ironie consiste à dire quelque chose dans le but d’exprimer le contraire de ce qui est dit. Elle est donc un art qui suppose un certain niveau d’intelligence de la part de son émetteur comme de son destinataire. Tuez l’éducation, les conditions pour que les gens s’écoutent, se tolèrent, se mettent à la place les uns des autres, et vous tuerez l’ironie.

Lire la suite de l’édito (en Libre accÈs)

L’idéologie woke: des faveurs pour les «défavorisés»

ARTICLE LONG FORMAT, Jean David-Ponci | La culture woke est apparue dans les années 2000 aux Etats-Unis pour décrire un militantisme en faveur des Noirs et, par extension, envers toutes les personnes jugées défavorisées en raison de leur appartenance ethnique, leur sexe, leur orientation sexuelle, leur physique ou leur handicap. De nombreux intellectuels de gauche comme de droite, le plus célèbre étant Barack Obama, ont condamné cette idéologie présente dans les universités. Aux Etats-Unis, la culture woke concerne en premier lieu la défense des Noirs, en particulier avec le mouvement Black Lives Matter, tandis qu’en Europe elle est surtout soutenue par les lobbys LGBT. Même si cette forme avancée de politiquement correct peut nous sembler ridicule, cette analyse nous fera découvrir que nous avons déjà admis les présupposés qui y mènent. Nous sommes tous déjà un peu woke sans en être conscients.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement