Lomepal: avis de tempête à Paléo!

Paléo Festival 2019 – Amélie Wauthier

Le concert de Lomepal se rapproche à grands pas, de même que d’épais nuages menaçants dans le ciel. Les écrans géants de la scène principale de Nyon affichent une liste de recommandations à suivre en cas d’orage. Je me demande si je vais pouvoir assister au spectacle. Depuis toujours, j’ai peur de la foudre, ça tombe plutôt mal. Heureusement, il en faut plus que ça pour effrayer Antoine Valentinelli et ses potes! 

«Ma bande m’attend encore en bas, ça tombe mal j’suis à deux doigts de les faire glisser à l’intérieur d’une fille.»

C’est sur ces paroles qu’Antoine fait son entrée sur scène. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore: bienvenue dans l’univers singulier de Lomepal! Un artiste qui ne se déplace jamais sans ses potes (parmi lesquels on compte notamment Yassine Stein, Romeo Elvis ou encore Caballero). Ensemble, ils créent, mixent, arrangent et réalisent sa musique, de Flip à Jeannine, ses deux albums studio. 

Au cours de ces dernières années, ce Parisien de vingt-sept ans a su se faire un nom et une place dans le milieu du rap pour aujourd’hui en casser les codes et les réinventer. Tantôt rappeur, tantôt chanteur, toujours authentique. C’est son troisième passage en Suisse: «Ça commence à faire beaucoup de Suisses qui connaissent trop bien ma vie», nous lance-t-il. Car lorsqu’il compose, Lomepal puise son inspiration dans des choses du quotidien et parvient à les rendre touchantes, comme il le dit lui-même.

Avec le mot toujours juste et beaucoup de poésie (si, si!), ses textes transcendent la réalité et la rendent plus intense. Des textes que son public connaît par cœur, du premier au dernier morceau. Ceux-ci sont percutants et sensibles. Ils abordent des thèmes tels que les difficultés de Lomepal à trouver sa place dans cette société, la rupture, la haine, la jalousie, le succès, les amis, la famille, le tout avec souvent beaucoup de tendresse et d’amour. 

L’orage a éclaté, dans le ciel et sur la scène. Rien d’anormal à ce que le concert se clôture sur le titre 1000°, dans laquelle on peut initialement entendre la foudre gronder au loin. L’ambiance est survoltée, le public est déchaîné! Dans la foule, à force de sauter et se heurter les uns les autres, il fait bien 1000°, au bas mot! Antoine est désormais torse nu. Je me cramponne aux personnes qui m’accompagnent et ensemble, nous essayons de survivre à cette hystérie dans laquelle nous nous sommes jetés à bras le corps. Lomepal nous avait prévenus: «C’est beau la folie putain!»

Après une heure et quart d’une rare intensité, il est temps pour tout le monde de libérer la place pour le concert suivant mais on en voudrait davantage! Ce genre d’échange, d’énergie, ça (re)booste un max! Merci Chef Antoine et on se revoit le 5 décembre prochain, comme on s’est promis. 

Ecrire à l’auteur: amelie.wauthier@leregardlibre.com

Crédits photo: © Paléo / Laurent Reichenbach

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