Il n’était pas vraiment beau. Et au niveau moral, le chanteur avouait volontiers qu’il avait tout réussi dans son art, mais tout raté dans sa vie. «Et pourtant, pourtant», le Grand Charles a bel et bien été le plus grand, le plus touchant et le plus génial.
Le meilleur. Par son talent évident, par sa sueur et son travail indispensables. En chantant la vérité du quotidien, la vérité de ces messieurs tout le monde qui vivent dans le retrait d’un échec, de la honte, de la misère. La gorge nouée. Charles Aznavour a chanté l’amour, la séparation, la vie, la mort, la guerre et la paix, avec le regard du looser qu’il était, qu’il assumait. Et celui dans lequel chacun de nous peut se retrouver.
A savoir celui qui boit, celui qui pleure, celui qui regrette, celui qui vieillit, celui qui n’a pas «vu le temps passer». Celui qui est dans son coin, celui qui reste seul, celui qui n’est pas comme les au