Archives par mot-clé : amour

«L’amour par temps de crise», ou le devoir douloureux du choix

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Si les femmes ont acquis certaines libertés après les avoir durement gagnées, ces dernières restent parfois difficilement compatibles avec la société dans laquelle nous vivons. Ce constat est la ligne directrice de l’ouvrage de Daniela Krien, formé des récits de cinq femmes extrêmement différentes les unes des autres, toutes reliées par cette problématique et évoluant dans le même cercle. Un livre intelligent et émouvant.

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«Ma dévotion», parce que derrière chaque grande femme se cache un homme

Les bouquins du mardi – Aude Robert-Tissot

Le livre de Julia Kerninon, Ma dévotion est un récit sous la forme d’un monologue entièrement écrit à la deuxième personne du singulier. Une déclaration. Un roman plongé dans les années d’avant-garde artistique à Amsterdam, au cœur d’une grande histoire d’amour-amitié. C’est avant tout le souvenir d’une femme dans l’ombre d’un grand homme, artiste-peintre, et d’une vie pas tout à fait sacrifiée car muée par une admiration passionnée.  

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Quand Xavier Dolan badine avec l’amour

ARTICLE LONG FORMAT, Ivan Garcia | A travers une histoire d’amour phantasmée, Xavier Dolan explore l’idéalisation de ce sentiment. Un film qui pourrait intéresser les cinéphiles et les fans de Dolan. Mais pas forcément tout un chacun.

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«A.I. Intelligence artificielle», aux limites des larmes

Les mercredis du cinéma – Eugène Praz

Avec A.I. Intelligence artificielle (2001), Steven Spielberg signait son vingtième long-métrage. Ce film, inspiré de la nouvelle Supertoys Last All Summer Long de Brian W. Aldiss, représentait un monde futuriste, plaçant son intrigue au XXe siècle, et enfin au cinquième millénaire. Dans ce monde, des robots, les Mechas, accomplissent pour les êtres humains, appelés Orgas, de nombreuses tâches, y compris de prostitution, mais sont incapables de ressentir un véritable amour, dépourvus qu’ils sont de tout sentiment qui ne soit pas simulé. Cela va changer lorsque le professeur Allen Hobby (William Hurt) et son équipe vont créer un robot capable d’aimer…

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En quête de «Vladivostok Circus» et d’Elisa Shua Dusapin

ENTRETIEN LONG FORMAT, LORIS S. MUSUMECI | Après les succès de librairie «Hiver à Sokcho» (2016) et «Les Billes du Pachinko» (2018), Elisa Shua Dusapin a accouché d’un troisième roman en août dernier: «Vladivostok Circus» (2020), qui raconte l’histoire de Nathalie, une costumière qui se rend pour un mandat dans un cirque à Vladivostok, en Russie. Elle doit créer les tenues pour un trio d’artistes pratiquant la barre russe. Mais entre barrière de la langue, timidité et carrément malaise, Nathalie peine à se forger une place dans le groupe. Un groupe qui représenterait la société, dans la complexité des relations humaines? Rencontre avec l’auteure pour en savoir plus sur son roman et sur elle-même.

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Lettre à Angèle

Le Regard Libre N° 65Loris S. Musumeci

Dossier spécial «Génération Angèle»

Et puis à quoi bon, je suis tellement seul devant mon écran… Mais je vous écris quand même. Quelques mots qui sortent, sans savoir s’ils atteindront un jour la femme qui les a inspirés. Angèle, je vous suis depuis plus d’une année. Depuis que j’ai découvert à la radio une chanson qui aurait dû pourtant ne pas passer à la radio parce que vos mots ne sont pas très beaux… le 29 mai 2019 – comme quoi, si je me souviens de la date, ça veut dire que l’événement est de taille – mon ventre s’est allégé. J’ai tremblé. Mon cœur est parti en flemme.

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Zoom sur la pornographie avec Netflix

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

Avec les deux documentaires des réalisatrices Jill Bauer, Ronna Gradus et Raschida Jones, qui a rejoint le duo après le premier film, Netflix nous donne l’occasion de poser un regard sur la pornographie. Plus qu’un regard, il s’agit d’un zoom. Un zoom cru, surtout dans le premier film, assez gênant, voire très embarrassant. Hot Girls Wanted (2015) et Hot Girls Wanted: Turned On (2017) s’immergent dans le monde du porno. Si le deuxième volet, Turned On, en propose une vision plus large en s’intéressant aussi au consommateur et à d’autres types de pornographie, le premier se focalise sur un aspect bien particulier celle-ci. Et c’est au premier film dont il est ici question de se consacrer pour profiter d’un zoom bien zoomé, très zoomé.

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«Nos rendez-vous» ont un goût d’inachevé

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Nos rendez-vous raconte une série d’entrevues survenues au mauvais moment. Sur une centaine de pages, Eliette Abécassis dresse les portraits de Vincent et d’Amélie. Deux Parisiens qui mènent leur vie chacun de leur côté et qui se manquent. Parce que l’un n’exclut pas l’autre et parce que l’amour s’amplifie par l’absence.

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«La vagabonde»: Colette? ou notre cœur blessé en miroir?

Les bouquins du mardi – La rétrospective de la littérature – Anaïs Sierro

La vagabonde nous propose de suivre la vie de Colette Renée – personnage bien trop ressemblant à l’auteure pour les dissocier – tout au long de ses longues heures de spectacles, mais pas que… Ce roman est à l’amour ce que L’étranger de Camus est à la vie. Nous y allons, suivant la vie d’une femme à qui la présence d’un homme s’impose, alors que nous prenons, l’air de rien, de pertinentes claques. Preuve en est qu’à sa lecture, nous remettons en cause notre vison de l’amour, après en avoir connu le premier. Celui dont «on se souviendra toute notre vie», enfin dit-on… Mais quoi des bons souvenirs, des premières fois ou de la douleur de sa perte nous reste-t-il à vie, en souvenir? C’est l’interrogation profonde et personnelle que m’a permis la vive et libre écriture de Colette. Alors, je vous préviens: vous autres amoureux de l’amour: fuyez! ou accrochez-vous… Colette nous offre sa vérité. A moins qu’il ne s’agisse de «notre» vérité à tous…

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«Lost in Translation», c’est de l’art dans le décalage

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Sofia Coppola – Loris S. Musumeci

Le kitsch, c’est de l’art. L’humour, aussi. Le drame, évidemment. Sans parler de l’art de la traduction… Lost in Translation, deuxième long-métrage de Sofia Coppola, c’est de l’art. Un art kitsch, drôle, dramatique. Un art récompensé par l’Oscar du meilleur scénario original entre autres prix. Un film discret, un film qui ne paie pas de mine, un film un peu perdu dans le monde du cinéma, un peu comme ses personnages, qui sont perdus eux aussi. Lost in Translation. Lost tout court.

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