Archives par mot-clé : amour

« On Chesil Beach », un drame qui parle aux cœurs

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

On Chesil Beach s’ouvre sur des plages d’une beauté à couper le souffle avec comme bande-son le timbre chaud d’un saxophone. Un moment jazzy entre joie et mélancolie préfigurant la dimension musicale qui sera capitale dans le film. Ce drame anglais, réalisé par Dominic Cooke, est une adaptation du roman de Ian McEwan paru en 2007 – l’auteur même dont le roman My Lady s’est vu également transposé au cinéma il y a une semaine.

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« Joueurs » – rien ne va plus !

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Pour son premier long-métrage, la jeune et prometteuse réalisatrice Marie Monge poursuit l’exploration qu’elle avait débuté avec Marseille la nuit, moyen-métrage nommé aux César 2014, et pose à nouveau son regard sur cette troisième France. Cette France oubliée, celle des bas quartiers, des voyous et des durs aux cœurs tendres. Car si avec Joueurs Marie Monge nous raconte une histoire d’amour, celle entre Abel (Tahar Rahim), une petite frappe accro aux jeux, et Ella (Stacy Martin), une jeune femme perdue, il s’agit aussi et surtout d’une histoire d’addiction(s) ayant pour cadre les cercles de jeux parisiens.

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Rome, ville de toujours

Le Regard Libre N° 39 – Clément Guntern

Malgré son envahissement actuel, la ville de Rome suscite toujours la plus profonde admiration et, parfois, une incompréhension envers un univers à la fois si prégnant et si lointain, que l’on croit souvent comprendre dans son intégralité. Au contraire, la Ville, lieu de mystère, fascine toujours celui qui la désire.

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« Amori », ma per favore !

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Plutôt que me remettre avec toi, je préfère me tuer. »

Claudia et Flavio tombent amoureux. Ou plutôt, c’est Claudia, professeur de littérature surexcitée et très sentimentale, qui tombe amoureuse de Flavio, lui aussi professeur de littérature. Le coup de foudre advient lors d’un colloque universitaire. « Je crois que je suis tombée amoureuse de toi », lui dit-elle vite fait bien fait lors de leur première discussion en tête-à-tête dans un restaurant. Surpris, Flavio se laisse séduire.

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Michael Mooleedhar, un cinéaste qui apporte à Fribourg la danse et l’insouciance trinidadiennes

Le Regard Libre N° 38 – Loris S. Musumeci

Dreadlocks, chapeau et écharpe arborant les couleurs de la République de Trinité-et-Tobago. C’était la tenue de Michael Mooleedhar au Festival International de Films de Fribourg. Le cinéaste y a présenté son premier long-métrage : Green Days by the River, adaptation du roman éponyme de Michael Anthony. Rencontre au rythme de la danse et de l’insouciance.

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« Le Cercle littéraire de Guernesey » : une île de littérature et d’amitié

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Il y a la magie de la littérature. Celle qui emporte, fait voyager et touche. Celle qui, brillante comme un diamant cent carat, éveille l’imagination, l’intime éclat.

Le Cercle littéraire de Guernesey, c’est un peu ça, bien plus encore à la sortie du cinéma. Une histoire dont le nœud se noue durant l’occupation allemande, plus précisément sur l’île de Guernesey, et qui se dénoue dans l’intimité d’un cercle littéraire qui lit pour oublier le contexte belliqueux, pour rêver. Une histoire qui a lieu sur l’île du long exil de Victor Hugo.

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« La cité lassitude » : du fonctionnaire d’Etat ressurgit l’adolescent rêveur

Les lettres romandes du mardi – Loris S. Musumeci

« Mathias aimait la vie, mais se gardait de tout ce qui lui donnait un parfum doucereux ou consolateur. Les filles et le jazz l’attiraient davantage pour leur part de rugueux mystère que pour leur facile beauté et s’il ne papillonnait que brièvement dans le camp des fragiles conquêtes, c’est qu’il craignait encore de s’y consumer. Une part de lui était devenue méfiante et répugnait à l’abandon qui dévore. Il devinait bien qu’il était charmeur, mais il pensait devoir son attraction à l’originalité de ses idées et non à la finesse de ses traits. Son ego et ses succès le trompaient. Il était juste attachant nigaud quand il se croyait profond raisonneur. »

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« Una questione privata »

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

Ballotté entre les réminiscences du visage de Fulvia, dont les yeux seuls lui inspiraient bien plus de romances que les pages écorchées des livres qu’il traduisait, et l’actualité oppressante de la guerre contre les fascistes, Miton perce le brouillard insondable dont son quotidien est à présent constitué.

Engagé, déterminé, il n’aura de cesse de chercher l’un de ces « cafards » afin de l’échanger pour son ami de toujours. Mais de l’amitié ou de la souffrance née d’une trahison, laquelle des deux pousse le dandy à vouloir tant récupérer « son » Giorgio ? Car malgré l’amour et la fidélité portée vers lui, le retrouver signifierait également savoir : a-t-il aimé Fulvia, lui aussi ? Et à quel point ? Leurs escapades nocturnes, dont Milton n’avait connaissance, étaient-elles aussi innocentes que la farouche Fulvia ? Continuer la lecture de « Una questione privata »

« Amour et Psyché » d’Omar Porras, un voyage dans l’empyrée

Le Regard Libre N° 38 – Thierry Fivaz

Les 27 et 28 mars derniers était présenté au Théâtre du Passage, à Neuchâtel, Amour et Psyché. Première création d’Omar Porras pour le TKM (2017) : retour sur un moment d’émerveillement.

Il y avait une fois une jeune femme qui s’appelait Psyché. Fille de roi, Psyché était si belle et si pure que son insolente et incomparable beauté en vint à provoquer la colère de Vénus, déesse de l’amour et de la beauté. Responsables du courroux divin : les charmes de la jeune femme. Ces derniers étaient si rares et si merveilleux qu’ils en allaient jusqu’à faire perdre la raison à ceux qui les avaient contemplés. Emerveillés, les hommes en vinrent à croire qu’ils tenaient en la jeune femme une Vénus nouvelle – et mortelle. C’est ainsi que, progressivement, les autels de la divinité furent délaissés au profit de ceux que l’on érigea en l’honneur de Psyché.

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« Plaire, aimer et courir vite »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« La vie est plus conne que les films, c’est tout. »

Les toits de Paris défilent sous le jour, puis sous le soir. Et rapidement, les plans de Jacques (Pierre Deladonchamps) et Arthur (Vincent Lacoste) respectivement défilent. Le tout accompagné des basses, puis des paroles de Massive Attack interprétant « One Love ». Jacques est écrivain. Il habite à Paris dans un appartement lumineux avec son fils qu’il appelle Loulou (Tristan Farge). Son voisin Mathieu (Denis Podalydès) est un proche avec lequel il partage quasiment l’entier de sa vie. Ensemble, ils s’occupent du petit Loulou. Jacques est homosexuel. Mathieu aussi. Mais les deux  ont trop de complicité pour être des partenaires sexuels ; ils sont meilleurs amis.

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