Archives du mot-clé amour

L’histoire extraordinaire de Katharina von Arx

Le Regard Libre N° 37 – Jonas Follonier

Tous deux voulurent à la fois vivre leur amour passionnel et suivre leur tracé personnel. Katharina von Arx et Freddy Dilhon formèrent un couple unique, menacé par l’arrivée d’un troisième être dans leur vie. Cette histoire, l’auteur et historien suisse Wilfried Meichtry a voulu la tourner au cinéma, entre fiction et documentaire.

Jonas Follonier : Jusqu’au bout des rêves s’ouvre sur la rénovation d’un prieuré vaudois. Ce film, c’est l’histoire d’un couple, certes, mais ne serait-ce pas surtout celle d’une maison ?

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« Green Days by the River »

Festival International de Films de Fribourg – Loris S. Musumeci

« Tu as quitté l’école pour cueillir du cacao ? »

Tambours, chants. Les pêcheurs à la rivière ; les oiseaux volent d’arbre en arbre, traversant le ciel. Dans cette nature immaculée, un garçon, Shell, fait l’expérience de la nature humaine : il observe, saisi et éberlué, une jeune fille qui se baigne dans la rivière. Ses formes sont toutes faites de grâce, sa peau est chaude ; son regard, séducteur. Il s’agit de Rosalie, la fille de l’agriculteur indien Gidharee.

Ce dernier connaît la famille de Shell. Il est ami du père, malade, et développe une sympathie toute particulière pour le fils. Gidarhee lui propose de partir avec lui et ses chiens à la chasse et à la cueillette dans son immense domaine. Shell voit là une occasion de tuer l’ennui des vacances d’été, de se rapprocher de Rosalie et d’apparaître en gendre idéal. La drague légère commence, le travail s’amplifie et Shell devient un homme. Avec ses plaisirs et ses responsabilités, même les plus contraignantes.

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« Eva »

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Eva est la seconde adaptation cinématographique d’un roman noir écrit par l’auteur britannique James Chase et sorti en 1945. L’ouvrage avait déjà été porté à l’écran par Joseph Losey en 1962, avec Jeanne Moreau dans le rôle de la protagoniste. Cette fois, c’est le réalisateur français Benoît Jacquod qui s’est lancé le défi de ce que lui-même ne considère pas comme une véritable adaptation, ne s’étant basé que sur ses souvenirs de lecture comme point de départ du scénario.

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« Lady Bird », quand l’adolescence nous revient

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Je m’appelle Lady Bird. Je me suis baptisée moi-même. »

Dernière année au lycée catholique de Sacramento avant l’université. Christine (Saoirse Ronan), qui par acte de révolte se fait appeler Lady Bird, rêve d’étudier dans une grande université et de quitter sa ville miteuse. Elle veut plus ; plus de liberté, de bouleversements, d’éclatements, de passions. Encore vierge, elle éprouve un désir fou de connaître un amour bohème, mêlant la tendresse et la sauvagerie des romances les plus chaudes.
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« Call me by your name » ou l’histoire d’un premier amour

Les mercredis du cinéma – Marina De Toro

Été 1983, au nord de l’Italie, le jeune Elio Perlman (Timothée Chalamet), dix-sept ans, passe les vacances avec sa famille dans leur maison isolée. Son père est professeur et spécialiste de l’histoire gréco-romaine, dont la majeure partie de ses objets d’étude se trouvent sur la péninsule italienne. C’est pourquoi il convie son doctorant américain, Oliver (Armie Hammer), à passer six semaines dans sa villa italienne afin d’étudier les quelques statues retrouvées en région lombarde.

Les vacances en Italie sont rythmées par les baignades, les sorties, la musique et la découverte d’une contrée paisible. Cependant, cet été ne va ressembler à aucun autre pour Elio. C’est en effet pendant ces quelques semaines que son identité va évoluer à travers les différentes romances qu’il va expérimenter, notamment celle avec le charmant Oliver.

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La psychanalyse et l’écriture : rencontre avec Jacqueline Girard-Frésard

Les lettres romandes du mardi – Loris S. Musumeci

Jacqueline.passport.0435Jacqueline Girard-Frésard est psychanalyste et écrivain. Son dernier roman, Et fais miroir, est paru l’an dernier aux éditions Eclectica. Il raconte l’histoire de Pierre et Madeleine, un couple comportant deux personnalités bien différentes. Lui, éprouve un besoin obsessionnel de posséder. Quant à elle, malgré l’amour qu’elle porte pour son compagnon, elle n’est pas prête à négocier sa liberté. Rencontre. 

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« La Forme de l’Eau » : les rêveries des invisibles

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

« Incapable de percevoir ta forme, je te trouve tout autour de moi. Ta présence emplit mes yeux d’amour et rend humble mon cœur, car tu es partout. »

Le quotidien d’Elisa (Sally Hawkins) transpire d’une routine millimétrée et d’une solitude brisée par les paroles de ses deux amis – son voisin de palier Giles (Richard Jenkins) et sa collègue, Zelda (Octavia Spencer), qu’elle retrouve chaque jour en retard au laboratoire gouvernemental de Baltimore où elles récurent toute la journée.

Mais la monotonie dont semble s’accommoder Elisa, silencieuse à cause de son mutisme, éclate à l’arrivée du nouvel « atout » américain (Doug Jones), suivi de près par son geôlier Richard Strickland (Michael Shannon) et le Dr. Robert Hostettler (Michael Stuhlbarg). Enchaîné dans une piscine salée loin de son Amérique Latine natale, torturé par l’indifférence et la peur de l’altérité subie par Strickland, l’atout et l’aphone se lient sans mots.

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