Archives par mot-clé : mort

La terreur devient comédie avec «La Grande Vadrouille»

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le coronarire avec Louis de Funès – Loris S. Musumeci

Il n’y aurait pas matière à s’esclaffer sous l’Occupation. Et pourtant! L’une des caractéristiques de la comédie est de montrer la réalité en en dissimulant ses éléments dramatiques. Il y a drame, quand il y a mort; il y tragédie quand il y a transcendance; et il y a comédie quand il y a dissimulation. La Grande Vadrouille est l’un des grands films à dissimulation sur le sujet de l’Occupation de la France par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

Lire la rétrospective
Publicités

La couleur jaune dans la série «Breaking Bad»

Le Netflix & chill du samedi – Jonas Follonier

Breaking Bad est the série culte du passage des années 2000 aux années 2010. Et ce n’est pas pour rien: elle regorge de sens. Même si beaucoup a déjà été écrit sur cette œuvre magistrale de Vince Gilligan, tout n’a pas été dit sur la richesse de sa photographie. La couleur jaune, plus importante encore que le vert dans cette série, mérite qu’on s’intéresse à elle et à tout ce à quoi elle renvoie. C’est parti!

Lire l’article

«Solaris»: un film dans l’eau et l’eau-delà

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: La coronarétrospective du cinéma vous présente Tarkovski – Loris S. Musumeci

Ouverture. Plan fixe sur le fleuve. Nage l’eau à la surface de l’eau. Silence. Bruissent les algues. Une bande son composée par la nature. Vole la mouche. Hennit le cheval. Aboie le chien. Solaris s’ouvre sur la vie. La vie, c’est l’eau. Mais l’eau, c’est bien plus encore. Il y a l’eau sur terre qui hydrate et qui inonde. L’eau qui pleut du ciel, l’eau qui coule du front, l’eau qui coule des yeux. L’eau-delà. Cette eau qu’on ne connaît pas. Cette eau qui réserve des mystères. L’eau de l’océan. L’océan de Solaris.

Lire la suite de la rétrospective

La Fille au bracelet

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Si tu vas en prison, est-ce que je pourrai prendre ta chambre?»

De la lumière du soleil, à l’obscurité d’un tribunal. 7 juin 2016: Lise profite des jeux de la plage, des joies de la mer, sous le regard d’une caméra discrète et éloignée. Deux gendarmes arrivent. La jeune fille part avec eux. C’est ainsi que s’ouvre la tourmente d’une adolescente. On la soupçonne d’avoir assassiné sa meilleure amie, Flora, retrouvée ensanglantée le matin même dans son lit.

Lire la suite de la critique

Après «American Beauty» et «Skyfall», Sam Mendes nous épate avec «1917»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Vers la gloire ou vers le linceul, voyage plus vite qui va seul.»

6 avril 1917. L’armée britannique a des hommes en France. Le caporal Blake se situe en zone explosive: à la ligne de front des avancées de l’armée allemande. Sortir la tête de la tranchée, c’est se la faire trancher. Et il doit pourtant en sortir de ces tranchées. Ordre direct du général Erinemore. Après avoir dû choisir un camarade, le caporal Schofield, on lui annonce la portée de cette mission qui a tout de l’impossible.

Lire la suite de la critique

Comment te dire «Adieu»?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Ce n’est pas le cancer qui tue, c’est la peur.» 

Comment dire adieu à une personne qui est sur le point de prendre la route pour une destination dont elle ne reviendra jamais? Comment dire adieu à sa grand-mère à qui on a diagnostiqué un cancer en phase terminale, et qui se croit malgré tout en parfaite santé? L’Adieu (The Farewell) raconte les adieux de toute une famille à sa matriache, entre les rires et les larmes.

Lire la critique

«Gloria mundi» dans la tendresse et dans la peine

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«La mort nous poursuit; la vie nous rattrape un certain temps.»

La vie jaillit, recouverte de vernix caseosa. «Gloria in excelsis Deo.» Gloria Mundi. L’enfant s’appelle Gloria. Première respiration, premier cri. Dans le silence sacré du miracle en cours. Le corps du bébé touche le monde de sa peau fripée. A son tour caressée par les mains de la mère. Accueil dans une existence où la gloire du monde se goûte dans la tendresse et dans la peine.

Lire la critique

Cédric Dorier: «Le Roi se meurt est une synthèse de l’existence»

Le Regard Libre N° 56 – Ivan Garcia Dossier spécial Eugène Ionesco Dirigé depuis 2015 par Omar Porras, le Théâtre Kléber-Méleau (TKM) de Malley allie magie et création dans un lieu où le répertoire d’hier se trouve revisité par des metteurs en scène amoureux de leur art. Parmi ceux-ci, Cédric Dorier. Ancien étudiant du Conservatoire d’Art … Continuer la lecture de Cédric Dorier: «Le Roi se meurt est une synthèse de l’existence»

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

Michel Siggen: «La philosophie est bel et bien devenue folle»

Il fait partie de ces aristotéliciens réalistes investis dans leur recherche de la vérité. Ces professeurs engagés philosophiquement, qui n’entrent pas dans la mollesse ambiante de ceux qui se contentent de présenter une théorie donnée et sa théorie adverse, en laissant le soin aux étudiants de choisir laquelle est la plus juste. Face à l’intransigeance et à la rigueur de ces maîtres, les élèves ne peuvent que réfléchir à leur tour. Par rébellion et par admiration. Par imitation et par innovation. Michel Siggen fut mon professeur de philosophie au lycée et nous nous retrouvons aujourd’hui sur beaucoup de thématiques. Le semestre dernier, il a consacré son cours à La philosophie devenue folle, un ouvrage paru en 2018 aux Editions Grasset. Son auteur, Jean-François Braunstein, s’attaque aux théories actuellement à la mode sur le genre, l’animal et la mort.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

Sandrine Perroud sort son premier roman

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Active dans la vulgarisation scientifique, férue d’écriture journalistique et de musique à ses heures perdues, Sandrine Perroud, Lausannoise de trente-sept ans, sort Les esprits aux Editions de l’Aire. Son premier roman et l’intelligence qui se dégage de cette femme lorsqu’on discute avec elle annoncent un itinéraire littéraire prometteur.

Lire la chronique