Archives du mot-clé mort

Joan Baez, « Whistle Down The Wind »

Les mélodies du jeudi – Karim Karkeni

Un article également consultable sur LeMurDuSon.ch

Dix ans qu’elle n’avait pas enregistré d’album. Le temps de laisser sa voix faire sa révérence aux aigus qu’elle tutoyait encore sur Day after tomorrow. Le temps de nous proposer un nid depuis lequel méditer sur l’espace et le temps, à 360 degrés.

Je mettais quelques livres en place, à la librairie, quand soudain le disque a commencé. Cette voix, qui directement m’a accéléré le cœur, est-ce que ce ne serait pas … ? J’ai levé la tête, croisé le regard de Gab.

« – C’est le dernier album de Joan Baez. Il se passe encore quelque chose, non ? » C’était Whistle Down The Wind, de Tom Waits. « Je ne suis pas du tout ce que je pensais devenir. […]. Je ne peux pas rester ici et je suis effrayé à l’idée de partir. Embrasse-moi simplement, maintenant et ensuite. »

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« Une dernière touche (Die Letzte Pointe) » de Rolf Lyssy : l’illusion dangereuse

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Du haut de ses quatre-vingt-deux ans, le réalisateur zurichois Rolf Lyssy livre avec Une dernière touche (Die Letzte Pointe) une comédie aux motifs délicats, à savoir : la vieillesse, l’amour et la mort.

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« After My Death », un drame noir profond

Festival International de Films de Fribourg – Loris S. Musumeci

« Votre amie est de retour. »

Une étudiante coréenne a disparu. La police mène l’enquête. La mère est froide ; elle espère de manière irraisonnable mais légitime retrouver sa fille. Le père, quant à lui, a déjà perdu tout espoir. A l’école, les professeurs menés par le directeur ont peur pour la réputation de l’établissement. Les élèves, elles, vivent le choc en murmurant des petits secrets, cherchant à trouver le bouc-émissaire sur lequel charger l’affaire. La fille finit par être retrouvée, en cadavre. Gonflé par le fleuve dans lequel la suicidaire s’est jetée. L’enquête continue ; les interrogatoires s’amplifient. Un amour lesbien caché est à l’origine du drame.

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« Goodbye Grandpa ! »

Festival International de Films de Fribourg – Loris S. Musumeci

« Il aurait pu vivre plus longtemps, mais il a vécu pleinement. »

Le lit grince. Yoshiko et son petit ami se consacrent à de profonds exercices sexuels. Ils sont en sueur. Soudain, le téléphone sonne. La jeune fille s’interrompt pour aller répondre. Triste nouvelle. De la fenêtre, elle annonce à son père que « grand-père est mort. » De retour chez son compagnon, elle reçoit un « tu veux qu’on arrête ? » fort bienveillant.

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« Foxtrot », entre absurdité et humanité

Festival International de Films de Fribourg – Jonas Follonier

Foxtrot fait partie des très bons crus proposés à la trente-deuxième édition du Festival International de Films de Fribourg (FIFF). Celui-ci a descerné hier le Grand Prix du jury à Black level. Le public, quant à lui, s’est prononcé pour le long-métrage What will people say. Foxtrot, salué aussi bien par les critiques internationales que par les spectateurs fribourgeois, aurait mérité de figurer parmi les gagnants.

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La leçon de Jean d’Ormesson

Le Regard Libre N° 35 – Jonas Follonier

« Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu », écrivait un homme bouleversant par son sens de l’émerveillement. Cet homme, c’est Jean d’Ormesson, dont la mort au mois de décembre a étrangement semblé inattendue.

Il aurait en effet fallu s’y préparer, encore plus qu’au départ de Johnny Hallyday le jour suivant. Mais ce n’était pas possible ; Jean d’Ormesson et la joie qu’il dégageait s’étaient trop installés dans nos habitudes pour que l’on puisse imaginer un monde sans eux. Lire la suite La leçon de Jean d’Ormesson

Hommage à Jean-Philippe Smet

Les lundis de l’actualité – Jonas Follonier

Johnny Hallyday décédé, c’est comme un cercle carré, ça n’existe pas. Et pourtant, même si Laetitia ne croyait pas elle-même à ce qu’elle écrivit cette nuit-là, ces mots annoncèrent la nouvelle au monde entier : « Mon homme n’est plus. » Au matin du 6 décembre, l’humanité sembla découvrir pour la première fois la réalité irrévocable de la mort, à l’occasion de celle du plus grand chanteur que la France ait jamais connu.

Johnny Hallyday évoque en chacun de nous au moins quelques souvenirs, parce qu’il faisait partie de nos vies, comme un membre de la famille que l’on ne rencontre pas souvent mais dont nous savons en permanence qu’il existe. Sa mort m’a d’abord renvoyé aux années de l’école primaire, où, avec un ami, nous avions reproduit à notre façon le clip de la chanson Marie. Je découvrais Johnny, qui n’allait plus jamais me quitter. Lire la suite Hommage à Jean-Philippe Smet