Archives par mot-clé : mort

Sandrine Perroud sort son premier roman

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Active dans la vulgarisation scientifique, férue d’écriture journalistique et de musique à ses heures perdues, Sandrine Perroud, Lausannoise de trente-sept ans, sort Les esprits aux Editions de l’Aire. Son premier roman et l’intelligence qui se dégage de cette femme lorsqu’on discute avec elle annoncent un itinéraire littéraire prometteur.

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Une danse lumineusement macabre

Le Regard Libre Nº 52 – Ivan Garcia

Au théâtre de Vidy, la mort occupe le plateau dans Forever, un spectacle entre danse et musique qui dévoile notre rapport à la finitude de nos existences, ainsi qu’à la possibilité de la vie éternelle.

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«Le Daim»: un mauvais OCNI – objet cinématographique non identifié

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Un vrai exercice de style n’assure pas l’exercice d’un vrai cinéma. Il n’assure pas même un vrai film. La preuve en est ce Daim qui est à vomir et qui se rapproche bien davantage de la vidéo que du film. Quentin Dupieux n’est pourtant ni un réalisateur dénué de talent, ni un artiste sans esprit. Sans parler de son acteur principal, l’immense Jean Dujardin, l’un des seuls acteurs français actuels à se hisser au niveau de la reconnaissance internationale.

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«A son image»: un roman en funérailles

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«De tous les chants de la messe de funérailles, le Sanctus est le seul dont les paroles ne subissent aucun changement parce qu’il n’y est pas question des hommes, de leur naissance et de leur mort, mais seulement du Seigneur, le Dieu des Armées. Les cieux et la terre sont remplis de Ta gloire– la caresse du bout des doigts sur les paupières, la pulpe de l’index. Simon regarde danser la flamme du cierge guettant toujours le sourire d’Antonia et il ferme les yeux. Dans la messe chantée aujourd’hui, telle qu’elle a été élaborée au cours des siècles dans un minuscule village du centre de la Corse, ce ne sont pas seulement les paroles du Sanctus qui sont immuables mais aussi sa mélodie si bien qu’en l’écoutant les yeux fermés, il est impossible de savoir si l’office auquel on assiste est celui des défunts ou celui des vivants.»

Corse, 2003: Antonia est retrouvée au fond d’un ravin. Sur la route de l’Ostriconi, éblouie par les rayons d’un doux soleil d’août, sa voiture s’est laissée aller à la chute dans le vide. La famille apprend la nouvelle; elle en est meurtrie. Plus particulièrement son oncle et parrain qui, outre la tristesse qui l’accable, doit affronter l’épreuve de célébrer les funérailles. Il est prêtre, malgré lui. Trop dur de faire le récit de la vie de la jeune femme. Il ne veut s’en tenir qu’à la simple et stricte liturgie. On n’en apprend pas moins qu’Antonia était photographe passionnée mais amère. Elle a rêvé toute sa vie de couvrir les grands événements du monde, telles les guerres. Elle l’a fait, en Yougoslavie. Sans résultat. Pour le reste, ses photos consistaient à raconter la vie locale; à couvrir les mariages de son objectif. 

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« My Lady », quand un jeune témoin de Jéhovah refuse la transfusion sanguine

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Cette cour juge en se basant sur la loi, pas sur la moralité. »

Fiona Maye (Emma Thompson), femme intègre, divisée entre deux vies. L’une est celle de My Lady, juge à la Haute Cour de Londres ; l’autre est celle de Fi, comme l’appelle affectueusement son mari, Jack (Stanley Tucci), professeur de lettres antiques à l’université. Le première cause à juger pour Fiona Maye n’est pas vraiment du ressort de la loi car elle doit départager au mieux son temps consacré à sa vie professionnelle et celui qu’elle accorde à sa vie privée, et donc particulièrement à son mari.

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«A la dérive»: la reconstitution tanguante d’un drame nautique

Les mercredis du cinéma – A. B. Le film s’ouvre sur la scène qui fait office de turning point de l’intrigue: celle du réveil de Tami Oldham au milieu des décombres jonchant le fond, désormais noyé, du luxueux voilier qu’elle et son fiancé ont accepté de convoyer de Tahiti à San Diego. Son fiancé, dans un … Continuer la lecture de «A la dérive»: la reconstitution tanguante d’un drame nautique

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«Hereditary»: on en perd la tête!

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Thierry Fivaz

Avec Hereditary (film en compétition internationale), le jeune réalisateur new-yorkais Ari Aster réussit son pari: celui de nous faire perdre la tête et de nous glacer le sang.

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Michael Mooleedhar, un cinéaste qui apporte à Fribourg la danse et l’insouciance trinidadiennes

Le Regard Libre N° 38 – Loris S. Musumeci

Dreadlocks, chapeau et écharpe arborant les couleurs de la République de Trinité-et-Tobago. C’était la tenue de Michael Mooleedhar au Festival International de Films de Fribourg. Le cinéaste y a présenté son premier long-métrage : Green Days by the River, adaptation du roman éponyme de Michael Anthony. Rencontre au rythme de la danse et de l’insouciance.

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« Candelaria », une fresque délabrée d’un couple au crépuscule

Les mercredis du cinéma – Virginia Eufemi

La Havane, Cuba, 1994. L’île subit l’embargo économique américain. Des voix d’opposition retentissent à la radio, les gens envahissent les rues pour protester contre la crise, mais le vieux couple que nous suivons semble passer à côté de ces événements, trop occupé à assouvir ses propres besoins primaires – un repas chaud, de l’eau courante, de l’électricité. Candelaria, proche des quatre-vingts ans, travaille encore – les conditions économiques l’obligent –, malgré son âge avancé, comme femme de chambre dans un établissement touristique. Le soir, dans un local, elle chante des airs typiques accompagnée d’un petit orchestre.

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Joan Baez, « Whistle Down The Wind »

Les mélodies du jeudi – Karim Karkeni

Un article également consultable sur LeMurDuSon.ch

Dix ans qu’elle n’avait pas enregistré d’album. Le temps de laisser sa voix faire sa révérence aux aigus qu’elle tutoyait encore sur Day after tomorrow. Le temps de nous proposer un nid depuis lequel méditer sur l’espace et le temps, à 360 degrés.

Je mettais quelques livres en place, à la librairie, quand soudain le disque a commencé. Cette voix, qui directement m’a accéléré le cœur, est-ce que ce ne serait pas … ? J’ai levé la tête, croisé le regard de Gab.

« – C’est le dernier album de Joan Baez. Il se passe encore quelque chose, non ? » C’était Whistle Down The Wind, de Tom Waits. « Je ne suis pas du tout ce que je pensais devenir. […]. Je ne peux pas rester ici et je suis effrayé à l’idée de partir. Embrasse-moi simplement, maintenant et ensuite. »

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