Archives par mot-clé : femmes

« Cómprame un revólver» ou l’enfance volée

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Virginia Eufemi

Mexique, à une date indéterminée, les narcotrafiquants ont pris le pouvoir d’une zone désertique du pays. Dans une caravane près d’un stade de baseball vivent un père et sa fille âgée de huit ans environ (Matilde Hernández Guinea) ; l’homme (Rogelio Sosa) doit entretenir le terrain – dont l’ordre détonne avec le chaos ambiant – et être au service de la bande sans pitié de dealers. Dans ce carré de monde ravagé par la violence et la terreur, il n’y a plus de femmes. Elles sont enlevées, comme la mère et la sœur aînée de notre petite protagoniste et narratrice.

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« Carnivores » : il eût fallu mâcher un peu plus

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Hélène Lavoyer

Il y a Mona (Leïla Bekhti). Dans l’ombre, elle continue avec détermination et courage son chemin à la poursuite d’un grand rêve : devenir comédienne. Mais il y a Sam (Zita Hanrot), aussi, sa sœur cadette qui un jour, par hasard, se voit propulsée sur le tournage d’un réalisateur de renom. Puisque les rôles lui passent sous le nez et qu’elle n’a plus d’argent, Mona emménage, pour quelque temps seulement, dans l’appartement de sa sœur et de son mari (Bastien Bouillon), où ils vivent avec leur enfant. Continuer la lecture de « Carnivores » : il eût fallu mâcher un peu plus

« Ocean’s 8 », drôle et efficace

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

Après cinq années d’incarcération pour un vol qu’elle n’avait pas même commis, Debbie Ocean (interprétée par Sandra Bullock) se voit enfin octroyer la liberté conditionnelle. Mais la sœur de Daniel Ocean, décédée, a l’arnaque dans les gènes. Quelques heures à peine après sa sortie, ce besoin vital, viral la pousse à mettre en œuvre un plan auquel elle a pensé jusque dans les moindres détails lors de son séjour en prison.

Petit à petit et à l’aide de son amie Lou Miller (Cate Blanchett), cinq autres femmes, toutes d’anciennes voleuses, maîtresses de leurs techniques particulières, sont recrutées : Amita (Mindy Kaling), tailleuse de diamants, Constance (Awkwafina), capable de furtifs vols à la tire, Tammy (Sarah Paulson), qui opère secrètement en tant que receleuse, Nine-Ball (Rihanna) excellant dans la piraterie informatique et Rose Weil (Helena Bonham Carter), devenue couturière.

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« La Douleur », quand le flou dit tout

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Ce qui est sûr, évident, c’est que ce texte-là, il ne me semble pas pensable de l’avoir écrit durant l’attente de Robert. »

Juin 1944. Marguerite est écrivain. Elle attend son mari, Robert Antelme. Résistant, il a été arrêté par les collabos. Dans un Paris toujours occupé, la jeune femme maintient son engagement auprès du réseau de Résistance. Là, elle travaille au côté de Dyonis, meilleur ami de son mari, avec lequel elle semble entretenir une relation amoureuse ; distante, ambiguë, mais sensuelle.

Pour obtenir des informations sur Robert, Marguerite fréquente un agent français de la Gestapo, Pierre Rabier, qu’elle méprise. Lui, en revanche, paraît séduit par ses yeux, son écriture, son air mystérieux. Malgré tout, il tâche de lui soutirer des informations sur le réseau résistant. Elle reste discrète et prudente, au point d’en être malade d’angoisse. « Je suis son flic », se dit-elle en son for intérieur, lorsque la peur la quitte, et qu’elle pense prendre pouvoir sur le flic en question. Se sentant tous deux menacés l’un par l’autre, ils cessent de se voir. Reste néanmoins l’attente agonisante et douloureuse d’un mari peut-être mort, peut-être en vie ; peut-être aimé, peut-être haï.

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« Les Gardiennes » : plongée dans la vie féminine de la guerre

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

« Il faudra être forte demain. »

Alors qu’entre 1914 et 1918 des corps d’hommes jonchent le sol dans un silence de mort, une autre bataille se mène loin du front : celle de femmes ordinaires, à qui la guerre prit maris, pères, frères et amis. C’est par exemple l’histoire de « Madame Hortense » (Nathalie Baye) et de sa fille Manon (Laura Smet), qui afin de survivre continuent tout comme des milliers d’autres à travailler les champs abandonnés des hommes. La famille réside en France au « Paridier », un domaine agricole qu’elles maintiennent à la sueur de leur corps. Tout aurait été d’une plus grande difficulté si elles n’avaient pas engagé Francine (Iris Bry), petit bout de femme robuste et travailleuse.

Le fils de Madame Hortense – Georges (Cyril Descours) – revient en permission ; un amour sincère naît en lui pour Francine qui se retrouve aux anges. La fin de la guerre aurait pu permettre des retrouvailles, mais c’était sans compter l’effort de Madame Hortense pour placer des rumeurs de racolage avec des soldats américains sur Francine plutôt que sa fille Manon. Licenciée, humiliée et enceinte, Francine doit s’en aller. Elle mettra au monde son enfant, et l’orpheline deviendra mère célibataire à la voix douce et puissante, permettant aux couples de danser leurs retrouvailles.

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Les élites en Suisse, du XXe siècle jusqu’à nos jours

Le Regard Libre N° 33 – Nicolas Jutzet

Longtemps terre d’émigration, la Suisse, dans sa forme moderne, a su devenir un modèle qui fait recette. Et qui attire, depuis la fin du XIXe siècle, de nombreux ressortissants d’autres pays. Les raisons de ce succès sont connues, ses acteurs, eux, beaucoup moins. Qui furent les puissants du pays ? Et qu’en-est-il aujourd’hui ?

Jusque dans les années quatre-vingt, le profil sociologique type du membre de l’élite économique pouvait se résumer de la façon suivante : un homme, blanc, avec un grade à l’armée, ayant effectué des études de droit ou d’ingénierie, actif en politique et issu d’une famille bien établie.

Les femmes laissées de côté

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Non, les hommes ne sont pas égaux. Et encore moins égaux aux femmes.

Le Regard Libre N° 5 – Jonas Follonier

Non, les hommes ne sont pas égaux. Et encore moins égaux aux femmes. En effet, poser une telle égalité, c’est parler d’une égalité stricte, d’une parité quantitative. Les êtres humains ont les mêmes droits, certes, mais ils ne sont pas égaux, mesurables, interchangeables, ils ne se valent pas : chaque homme a une individualité propre. Un homme sera toujours différent d’un autre, et encore plus d’une femme !

Humains et donc raisonnés que nous sommes devrions utiliser le mot « égalité » de façon analogue et non exclusive pour éviter des confusions ridicules, à l’instar de lois pathétiques – portées par la gauche moderne – obligeant un pourcentage de 40% de femmes dans les conseils d’administration. Ces dernières bénéficient non plus de leurs compétences, mais de leur prétendue égalité aux hommes, de « leur droit à être autant ». A partir de ce calcul, exigeons aussi un quota d’hommes dans les salons de coiffure… Continuer la lecture de Non, les hommes ne sont pas égaux. Et encore moins égaux aux femmes.