Archives par mot-clé : femmes

Retrouver le véritable sens du corps féminin

ARTICLE LONG FORMAT, Stéphanie Perruchoud | Récemment, nous avons fêté les 50 ans du suffrage féminin en Suisse; l’occasion pour nous de réinterroger la place de la femme dans le monde d’aujourd’hui. Si la femme occupe une place toujours plus importante dans la société, il y a des données qui semblent indiquer une stagnation dans la considération et reconnaissance de ce qu’elle voudrait et devrait être effectivement. Cette ambivalence dans l’avancée de la cause féminine peut devenir le point d’ancrage d’une nouvelle réflexion sur le sens du corps de la femme. C’est cette conversion du regard et du point de vue que nous voulons présenter ici.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement (abo d’essai d’un mois gratuit)

Quelques pistes pour bien écouter le nouvel album de Francis Cabrel

Article inédit – Jonas Follonier

Le barde d’Astaffort revient après cinq ans pour un quatorzième album studio. Avec A l’Aube revenant, arrivé le mois dernier, Francis Cabrel présente un album très cabrélien. Mêlant ses thèmes fétiches à son ambiance folk très caractéristique, l’auteur-compositeur-interprète français nous présente treize titres raffinés, où le renouveau se trouve dans les finesses. Un album exquis, comme tous ses autres albums, même si on peut regretter les nouvelles habitudes mélodiques de l’artiste. Celles-ci ont aussi leurs bons côtés. Analyse.

Lire l’article (en libre accès)

«La pluie avant qu’elle tombe»: le déterminisme selon Jonathan Coe

Les bouquins du mardi – La rétrospective – Lauriane Pipoz

Une vieille tante mystérieusement décédée dans un manoir lugubre, des cassettes entassées… La pluie avant qu’elle tombe commence auréolé de mystère. Le titre énigmatique de ce roman avait attiré mon regard il y a plus de dix ans. Si le suspense n’est pas en reste, un autre thème profond est pourtant bien plus important: le déterminisme. Décryptage d’un récit profond et émouvant.

A lire dans notre édition d’octobre (en pré-commande ici), le grand entretien de Lauriane Pipoz avec Jonathan Coe.

Lire la chronique

Gauguin, de la provocation à la beauté

Retour sur The Credit Suisse exhibition

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

«Le siècle d’Emma», une histoire d’hommes et de femmes

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Sur la couverture rose, quatre personnages nous font face. Au premier plan, une femme pose fièrement, les mains sur les hanches. Derrière elle, un soldat suisse au regard sévère semble tirer la tronche. A sa gauche, une jeune hippie brandit une pancarte pour les droits des femmes aux côté d’un blouson noir à la banane parfaite. Hasard du calendrier, je me retrouve à écrire ma critique du roman graphique Le siècle d’Emma le 8 mars 2020.

Lire la critique

«Les femmes artistes sont dangereuses»: l’art par la femme, occulté mais vivant

Les bouquins du mardi – Hélène Lavoyer

L’une est journaliste, essayiste et historienne, notamment du féminisme aux XIXe et XXe siècles, l’autre chercheuse indépendante et historienne de l’art. Laure Adler et Camille Viéville, deux femmes mais avant tout deux individualités qui ont engagé leurs forces dans un combat qui quoique vieux de plusieurs siècles n’a ni perdu de son actualité ni de sa nécessité : celui entreprit par nombre de femmes afin de se faire une place dans des domaines régis de tout temps par des hommes. Dans cet ouvrage paru aux éditions Flammarion elles dressent les portraits d’une cinquantaine de créatrices.

Pour celui qui s’intéresse à l’art, ce livre est un trésor de découvertes de nouvelles « griffes » stylistiques. Mais pour tous les autres, interpellés par l’histoire de la femme et qui cherchent à savoir comment, concrètement, le monde patriarcal a pesé de tout son poids sur son expression et sur son intégration à l’univers de l’art, il s’agit d’un ouvrage marquant à ne pas laisser dormir sur les étagères des librairies. Et ce  tant à cause de son propos que de la façon dont il se voit présenté, sous une plume tranchante mais fluide, catégorique avec raison.

Lire la recension

«Les Veuves», un film féministe, mais pas que

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Je voulais juste savoir comment vous alliez après la perte de votre mari.»

Les portraits de quatre vies familiales se succèdent, entrecoupés d’une scène de cambriolage assez chaude et mouvementée. Les quatre familles sont celles des quatre braqueurs. Ces derniers, pris la main dans le sac, sont cernés par les forces de l’ordre après une course-poursuite. L’épisode se termine en coups de feu de la part d’une police acharnée. La mort des quatre bandits laisse désormais place à quatre veuves. Malgré le deuil, elles ne sont pas au bout de leurs peines. La mafia afro-américaine locale tient à ce que ces quatre femmes leur remboursent des dettes

Continuer la lecture de «Les Veuves», un film féministe, mais pas que

« Cómprame un revólver» ou l’enfance volée

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Virginia Eufemi

Mexique, à une date indéterminée, les narcotrafiquants ont pris le pouvoir d’une zone désertique du pays. Dans une caravane près d’un stade de baseball vivent un père et sa fille âgée de huit ans environ (Matilde Hernández Guinea) ; l’homme (Rogelio Sosa) doit entretenir le terrain – dont l’ordre détonne avec le chaos ambiant – et être au service de la bande sans pitié de dealers. Dans ce carré de monde ravagé par la violence et la terreur, il n’y a plus de femmes. Elles sont enlevées, comme la mère et la sœur aînée de notre petite protagoniste et narratrice.

Continuer la lecture de « Cómprame un revólver» ou l’enfance volée

« Carnivores » : il eût fallu mâcher un peu plus

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Hélène Lavoyer

Il y a Mona (Leïla Bekhti). Dans l’ombre, elle continue avec détermination et courage son chemin à la poursuite d’un grand rêve : devenir comédienne. Mais il y a Sam (Zita Hanrot), aussi, sa sœur cadette qui un jour, par hasard, se voit propulsée sur le tournage d’un réalisateur de renom. Puisque les rôles lui passent sous le nez et qu’elle n’a plus d’argent, Mona emménage, pour quelque temps seulement, dans l’appartement de sa sœur et de son mari (Bastien Bouillon), où ils vivent avec leur enfant. Continuer la lecture de « Carnivores » : il eût fallu mâcher un peu plus