Dans un podcast publié en septembre 2019, intitulé «My body, my choice», les animateurs du média en ligne Liber-thé présentaient leurs arguments en faveur d’une légalisation des drogues. Un argumentaire purement libéral, non sans une faiblesse majeure.
«Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas», «Mangez cinq fruits et légumes par jour», «Hydratez-vous», etc. Entre sollicitude et injonction, notre infantilisation quotidienne modifie en profondeur nos comportements. L’Etat est-il le seul en cause?
Usant des codes du jeu vidéo, la gamification rend les tâches peu ludiques du quotidien plus attrayantes. La méthode est efficace. Reste qu’elle infantilise un public adulte, ce qui pose des questions d’ordre social et moral. Exemple dans le domaine de la santé.
Se faire vacciner? Un acte de «responsabilité»! Tout comme baisser son thermostat à 19°, ne plus prendre l’avion ou encore baisser sa consommation de viande. Cette rhétorique de l’appel à la responsabilité, omniprésente aujourd’hui, recèle un visage sombre.
Lorsqu’il s’agit de protection de données personnelles, une idée a la vie dure: pourquoi ne pas accepter d’être digitalement transparent si l’on n’a rien d’incriminant à cacher? Déconstruction de cet argument fallacieux.
La gestation pour autrui n’est pas légale en Suisse. Comme d’autres questions bioéthiques, elle marque une profonde division entre conservateurs et progressistes. L’occasion de tenter une définition de ces termes, à quelques mois des élections fédérales.
Au milieu des années 2000, face à la montée en puissance chinoise, l’idée émergea d’une collaboration nécessaire et étroite entre la Chine et les Etats-Unis. Depuis, tant de choses ont changé dans une relation sino-américaine dont la suite ne présage rien de bon. Mais il aurait peut-être pu en être autrement.
L’histoire des partis politiques suisses est riche et complexe. Pourtant, elle dévoile une certaine continuité à travers laquelle ils apprennent à se renouveler au fil des thématiques que la démocratie directe, et l’évolution de la société dont elle est souvent le reflet, imposent à leur agenda.
En quête de reconnaissance internationale depuis plusieurs années, Recep Tayyip Erdoğan, fraîchement réélu à la tête de la République de Turquie, conduit son pays sur la voie d’une politique extérieure ambigüe.