Remake, prequel, sequel, spin-off: ces néologismes ne sont que trop familiers au public contemporain. Au cinéma ou sur les plateformes, films et séries recyclent les recettes du passé, signe d’une époque qui ne sait se réinventer.
La musique suisse incarne un esprit helvétique décentralisé, issu de la cohabitation des diversités culturelles du pays.
Le western révèle comme nul autre genre à quel point les Etats-Unis sont centrés sur eux-mêmes et leur passé. Chaque film s’apparente à une énième séance d’autothérapie, souvent nombriliste – et de plus en plus répétitive.
Le mouvement «body positive» aspire à neutraliser les normes de beauté sous couvert de lutte contre les discriminations. Cette approche, poussée à l’extrême comme sous le régime maoïste, prive l’individu de l’élan vital qu’inspire le beau.
Une subtile tradition remontant aux Lumières écossaises, et notamment à David Hume, l’un de ses principaux représentants, fait de l’évaluation esthétique d’une chose un sentiment personnel, mais causé par des propriétés réellement possédées par cette chose.
Les grands entrepreneurs ont participé directement à la construction de l’Etat fédéral né en 1848. Ces figures de l’économie se sont ensuite faites plus rares, cédant souvent la place aux dirigeants d’associations patronales. Une évolution qui a laissé des traces.
La Suisse est riche. Et pourtant, les start-ups ont du mal à trouver des capitaux. Pour changer cela, un changement de mentalité s’impose. Ainsi que de la persévérance – et un Etat qui soutient intelligemment.
L’Union européenne est le lieu d’une grande confrontation politique entre souverainistes et tenants d’une forme de gouvernance internationale. Une situation qui pose la question centrale et délicate de la souveraineté à l’ère de la mondialisation.
Accusés depuis Rousseau de souiller les mécanismes d’une authentique démocratie, les groupes de pression en constituent pourtant un rouage essentiel. Siégeant parmi les «corps intermédiaires» chers à Tocqueville, ils permettent aux opinions de se forger.