Archives par mot-clé : comédie dramatique

«Venise n’est pas en Italie», elle est dans la tendresse

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Encore une comédie dramatique française dans les mercredis du cinéma? En plus, traitée très positivement par un critique pas très critique et un brin monothématique? Oui, désolé. Parce que Venise n’est pas en Italie d’Ivan Calbérac est un film réussi sur tous les plans.

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«Qui m’aime me suive», un art balzacien

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Il était une fois un mécanicien devenu aigri, habitant avec sa femme dans un petit village du Sud de la France. Gilbert (Daniel Auteuil) et Simone (Catherine Frot) sont représentatifs de bien des couples qui s’aiment par habitude. Par lâcheté peut-être? C’est en tout cas avec un certain courage que Simone va un beau jour s’enfuir de ce foyer qui sent les dettes et la mauvaise haleine, n’en pouvant plus de son mari jadis plein d’idéal et ne supportant pas le départ de son voisin Etienne (Bernard Le Coq), qui était aussi son amant. La suite, dans vos salles de cinéma.

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«Les Estivants» du cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Les Estivants, avec Pierre Arditi, est une comédie dramatique qui n’a de français que son origine. Les éléments pour faire de ce film une référence sont absents, même si le spectateur pourra tout de même passer un bon moment. Verdict.

L’introduction du film le dit d’emblée: «Le divorce est la pire blessure que la vie peut nous infliger.» La tragédie du divorce est un thème clef dans ce drame français dont le caractère alléchant de l’affiche est assuré par la participation de Pierre Arditi. L’histoire se déroule sur la Côte d’Azur, où Anna et sa fille rejoignent leur grande famille pour des vacances. Sauf que le mari d’Anna, lui, ne vient pas. Il la quitte, sans le lui dire vraiment encore. Il doit réfléchir. Anna, déjà fragile, se retrouve folle au milieux d’autres fous, avec des secrets de famille qui resurgissent. D’une façon quelque peu originale.

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Hervé Mimran: «Luchini sur le plateau de tournage, un vrai bonheur»

Le Regard Libre N° 45 – Loris S. Musumeci

Hervé Mimran est scénariste et cinéaste. Avec Un homme pressé, il présente au public l’histoire, inspirée de faits réels, d’un grand patron qui d’un jour à l’autre perd une partie de son langage et de sa mémoire. Le film, déjà couronné de succès, peut compter sur des acteurs de qualité comme Fabrice Luchini et Leïla Bekhti. Rencontre dans un hôtel lausannois.

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«Un homme pressé», l’art du chef-d’œuvre

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Fabrice Luchini endosse dans ce nouveau film d’Hervé Mimran le rôle d’un homme d’affaires surchargé, toujours en mouvement, entre réunions de travail et conférences, un homme à la course, comme une automobile, domaine dans lequel il a d’ailleurs fait carrière suite au décès de son épouse. Bref, c’est un homme pressé. Un beau jour, il est victime d’un AVC. Sa vie change: des troubles du langage et de la mémoire vont désormais le forcer à réapprendre à parler avec une orthophoniste. C’est la rencontre avec cette femme, Jeanne (Leïla Bekhti), qui va l’aider à non seulement retrouver la maîtrise de la parole, mais aussi à reconnaître ses erreurs du passé et rattraper le temps perdu.

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«Première année», et si on séchait?

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Cette semaine, vous vous êtes peut-être rendu au cinéma pour visionner le nouveau film du médecin et réalisateur français Thomas Lilti. Son long-métrage Première année s’intéresse justement au monde de la médecine, plus spécifiquement aux études qui y mènent, en plein Paris. Le concours de médecine, tout un monde. Antoine débute sa première année… pour la troisième fois consécutive, c’est donc un « triplant ». Benjamin, lui, fait sa première première année. De l’amitié circonstancielle va naître entre les deux hommes, mais va-t-elle résister à la pression de la compétition ?

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Du grand art avec « Cornélius, le meunier hurlant »

Neuchâtel International Fantastic Film Festival – Jonas Follonier

Le mythe du loup-garou revisité en un conte hilarant, puisant dans diverses traditions : projeté dans la catégorie des « Films of the Third Kind » du NIFFF, Cornélius, le meunier hurlant est le premier long-métrage de Yann Le Quellec. Une œuvre complète et virtuose.

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Un « Curry western » pas assez épicé

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Virginia Eufemi

Hier soir était présenté en première mondiale Curry western, un film suisse, anglais et indien, réalisé par Kamal Musale et appartenant à la catégorie « Amazing Switzerland » du NIFFF. Cette comédie, qui sortira dans les salles en Suisse romande en automne prochain, retrace l’histoire d’un couple à la dérive dans une zone désertique indienne.

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« Je vais mieux », un bon moment à passer au cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Laurent (Eric Elmosnino) est un quinquagénaire victime du mal du siècle : lors d’un repas avec sa femme et un couple d’amis, il ressent soudain d’affreuses douleurs au dos, alors même qu’il n’a fait aucun faux mouvement. Les spécialistes qu’il consulte ensuite sont unanimes : l’origine est à chercher du côté psychologique. Difficile d’identifier le problème pour cet homme si mou et victime de la méchanceté humaine : le mal vient-il du harcèlement qu’il subit au travail, du divorce que réclame sa femme à sa grande surprise, du manque d’affection de la part de ses parents ? Ou ne faudrait-il pas considérer toutes ces pressions ensemble ? Continuer la lecture de « Je vais mieux », un bon moment à passer au cinéma

« Gaspard va au mariage », le film le plus bizarre de ce printemps

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Déjà le générique aux lettres vertes « fluo » témoigne d’une esthétique particulière, plutôt désagréable. Tout comme la musique qui l’accompagne, digne des pires répondeurs automatiques de filiales commerciales. Puis, une invraisemblable première scène. Sans rire, le hasard de circonstances qui réunit Gaspard (Félix Moati) et Laura (Laetitia Dosch), nous n’y croyons pas une seconde, si tant est que nous y comprenions quelque chose.

Mais, qui l’eût cru, le pire reste à venir. Le spectateur se dit : non, tout de même, ils n’ont pas osé ? C’est bien l’annonce d’un premier chapitre au titre kitsch qu’il voit défiler à l’écran, avec en arrière-fond le plan d’un personnage au ralenti. Au ralenti ! C’est comme si le directeur de la photographie découvrait, euphorique, les quelques options d’iMovie et qu’il tentait une première expérimentation. Redevenons un peu sérieux : ce découpage en quatre parties n’était vraiment pas une bonne idée – un « reste du scénario », selon le réalisateur Antony Cordier – car la matière du film, elle, mériterait une meilleure forme.

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