Archives par mot-clé : haine

Michael Mooleedhar, un cinéaste qui apporte à Fribourg la danse et l’insouciance trinidadiennes

Le Regard Libre N° 38 – Loris S. Musumeci

Dreadlocks, chapeau et écharpe arborant les couleurs de la République de Trinité-et-Tobago. C’était la tenue de Michael Mooleedhar au Festival International de Films de Fribourg. Le cinéaste y a présenté son premier long-métrage : Green Days by the River, adaptation du roman éponyme de Michael Anthony. Rencontre au rythme de la danse et de l’insouciance.

Continuer la lecture de Michael Mooleedhar, un cinéaste qui apporte à Fribourg la danse et l’insouciance trinidadiennes

Un nouvel antisémitisme au double visage

Le Regard Libre N° 38 – Jonas Follonier

« Dans le populaire 19e arrondissement de Paris, les juifs en font l’amer constat : leur vie quotidienne a bien changé. » Voilà comment débute le nouveau reportage de l’hebdomadaire français Le Point, publié le 6 avril dernier, très instructif sur ce phénomène plus que préoccupant. L’antisémitisme, perpétuelle plaie qui n’en finira pas de souiller l’histoire de l’humanité, est bien vivant, et son nouveau visage est double : islamique et d’extrême gauche.

Continuer la lecture de Un nouvel antisémitisme au double visage

Francophobie : ça suffit !

Le Regard Libre N° 19 – Jonas Follonier

Il est courant d’entendre, dans nos Républiques helvétiques, des insultes à l’encontre des Français. Une fois sur deux, il faut bien l’avouer, un certain agacement face au comportement de touristes français faisant preuve d’irrespect, d’arrogance ou encore de chauvinisme est totalement justifié. Mais une insulte n’est jamais justifiée.

Et ce foisonnement d’insultes est d’autant plus condamnable qu’il s’agit bel et bien de xénophobie : « frouze », « Français de merde », « couillon de Français » ou seulement « Français » prononcé avec le mépris d’un rustre montagnard, témoignent d’une haine des Français en tant que tels. Le Français est « con » précisément parce qu’il est Français. Continuer la lecture de Francophobie : ça suffit !

Shaqiri, chat qui pleure

Le Regard Libre N° 18 – Sébastien Oreiller

Cet article sera à l’image d’un match de foot : une causerie sans vrai début ni fin, à match nul, écrite à l’intention des bons supporteurs, ceux qui sont agressifs, détruisent des cités entières à coups de violence et de bière ; les supporteurs, donc, que l’on préfère voir chez son voisin plutôt que chez soi. Voltaire constate que le Sénat romain déversait le peuple sur les pays étrangers plutôt que sur lui-même. Il en va de même pour le football, qui canalise toutes les frustrations, la haine quotidienne, que le match permet au supporteur d’exprimer en se substituant au guerrier du gazon vert, avec force invectives et cris de jouissance. Et pendant ce temps, le chat pleure. Il pleure parce qu’il est tout seul. A l’image de ces affiches que l’on trouve placardées partout en Suisse, prétendant « échanger mari contre bon soins ». Je ne sais pas exactement de quoi il en retourne ; je soupçonne qu’il s’agisse d’une publicité pour un site de rencontres adultérines. L’avenir nous le dira peut-être.

Enfin, le chat est seul, la femme aussi, les enfants également. Est-ce donc là l’effet solidaire du football ? Je le pense. Si les peuples ont les dieux qu’ils méritent, ils ont également les sports qu’ils méritent et, à plus juste titre, les équipes qu’ils méritent. Apparemment, ce monsieur Shaqiri (ou peut-être s’agit-il d’un autre, je ne sais pas), serait prêt à quitter notre équipe nationale. Qu’il fasse donc, nous ne sommes pas en train de revivre Marignan. Ou peut-être que si, en fait. Il est étonnant de voir à quel point le football cristallise les antagonismes séculaires, à coups d’hymnes nationaux, de présidents sur place, et d’agressivités à l’égard des autres supporteurs. Le sport adoucirait donc les mœurs. En tous cas, il contient les tensions dans un cadre codifié, et donne un exutoire à la vindicte populaire, tout en nourrissant les cheiks du Qatar. Ce qui est d’autant plus étonnant quand la plupart des joueurs ne sont pas forcément représentatifs du pays qu’ils défendent. L’important n’est donc pas là : on ne sait pas pourquoi on déteste l’autre, on le déteste c’est tout, on le déteste un bon coup, on klaxonne, on s’endort content et on fait de beaux rêves. Continuer la lecture de Shaqiri, chat qui pleure