Archives par mot-clé : individualisme

L’attitude libérale

Le Regard Libre N° 57 – Jonas Follonier

Il ne sera ni question ici d’un système économique, ni d’une philosophie politique, ni d’une idéologie: il sera question d’une attitude, l’attitude libérale. Si le libéralisme classique se base sur les principes de propriété privée, de responsabilité individuelle et de consentement collectif, il n’est garant d’une société ouverte – nous ne parlerons pas de société «inclusive», adjectif prisé par les progressistes de tout poil – que s’il pose comme autre condition à la vie en commun le principe de tolérance.

La tolérance, contrairement à ce que l’on peut croire, surtout actuellement, ne revient pas à tout accepter; au contraire. Etre d’accord avec le fait qu’autrui pense différemment, ce qui est typique de l’esprit de tolérance, n’implique pas d’être d’accord avec sa pensée. C’est précisément l’inverse: on tolère par définition une chose que l’on n’approuve pas, ou une personne aux idées ou aux agissements  différents des siens. Il ne me viendrait pas à l’idée de «tolérer mes propres convictions» ou de «tolérer des gens admirables en tous points».

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Nous ne sommes pas faciles

Le Netflix & chill du samedi – Febe Tognina

En me promenant sur Netflix, j’ai été attirée par un titre assez original: Je ne suis pas facile. Une façon de parler plutôt commune, mais là il s’agit d’un homme. Cette comédie romantique et bien drôle s’intitule en fait: Je ne suis pas un homme facile. Eléonore Pourriat a réalisé ce long-métrage sorti en avril 2018. Qui est d’ailleurs la première production en langue originale française à être parue sur Netflix.

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«L’existentialisme est un humanisme»

Le Regard Libre N° 32 – Loris S. Musumeci L’existentialisme est un humanisme a été publié en 1946. Ce texte fut prononcé en conférence par Jean-Paul Sartre le 29 octobre 1945, qui à cette occasion exposa sa doctrine d’un existentialisme athée. Plus de septante ans ont passé, et l’ouvrage demeure d’une importance majeure, tant il … Continuer la lecture de «L’existentialisme est un humanisme»

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«Faute d’amour», un film qui en dit long sur les maux de notre époque

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Genia (Mariana Spivak) et Boris (Alexeï Rozin) s’apprêtent à divorcer, chacun étant embarqué dans une nouvelle aventure sentimentale. Leur fils Aliocha (Matveï Novikov), douze ans, n’en peut plus de leurs disputes et sanglote en silence. Il manque si cruellement d’amour de la part de ses parents que ceux-ci mettront du temps à remarquer sa fugue. Ou son enlèvement, qui sait. Sa disparition ne va cependant rien arranger à la haine que les époux en voie de séparation se vouent l’un pour l’autre.

Faute d’amour, c’est le film que la presse francophone adule en ce moment à une quasi-unanmitié. Il faut dire que ce cinquième long métrage du cinéaste russe Andreï Zviaguintsev a remporté le Prix du Jury au Festival de Cannes. La force de ce film? Son réalisme, d’une part, et son art, d’autre part. Deux éléments qui, bien assemblés, donnent lieu à un chef d’œuvre – ne pensons qu’à Flaubert dans le domaine de la littérature, qui a réussi à glisser le plus grand génie littéraire dans Madame Bovary, un roman a priori difficile à lire par l’ennui qui lui est intrinsèque.

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