Découvertes sur son père, bisexualité, hypersensibilité, cocaïne, critique de l’époque actuelle: William Sheller se livre dans son autobiographie, publiée en mars, ainsi que dans cet entretien exceptionnel, où il assure avoir arrêté définitivement la chanson.
ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | En mars dernier, Pascal Vandenberghe, président directeur général des librairies Payot, a publié Le Funambule du livre, suivi de La librairie est un sport de combat, aux Editions de L’Aire. L’ouvrage divisé en deux parties (un long entretien et un essai), dont Le Regard Libre a chroniqué la première dans ses «bouquins du mardi», dévoile dans un premier temps le parcours professionnel de «Monsieur Payot», qui a connu plusieurs casquettes: ajusteur-mécanicien, libraire à la Fnac, éditeur et, depuis 2004, directeur général de Payot SA. En 2014, Pascal Vandenberghe rachète l’entreprise au groupe Lagardère Services et devient alors PDG de la société qui regroupe en son sein les librairies Payot et l’enseigne Nature & Découvertes Suisse. Dans un second temps, l’essai de «Monsieur Payot» expose les transformations vécues par le monde du livre ces quarante dernières années sous le regard d’un fin connaisseur. A plusieurs égards, il est possible de comparer Pascal Vandenberghe à Martin Eden, le héros d’un des romans éponymes de Jack London. Lecteur acharné, notre homme du jour s’est formé en autodidacte et s’est hissé petit à petit à la tête du plus grand réseau de librairies généralistes de Suisse romande. Pour discuter de son ouvrage, le patron de Payot nous reçoit dans son bureau lausannois – au sein duquel trône un portrait de Fritz Payot, fondateur de la librairie – et nous entretient du rôle de la librairie dans la société, du monde du livre et des défis auxquels il sera prochainement confronté.
ARTICLE LONG FORMAT, Jonas Follonier | Il fut le président directeur général de la Société de la Feuille d’avis de Lausanne et des Imprimeries Réunies SA, puis d’Edipresse, entreprise fondée par Paul Allenspach, l’éditeur de "La Feuille d’avis de Lausanne", devenue "24 heures". Auteur du polar "La peau de Sharon" (2000) sous le pseudonyme de Ken Wood, il s’adonna précédemment à l’écriture sous un autre pseudo, celui de Marc Lacaze. Sous cette identité, il publia des nouvelles, des chroniques dans "Le Nouveau Quotidien" – devenu "Le Temps" après sa fusion avec "Le Journal de Genève" – et un recueil, "Le dessert indien" (1996). Mais c’est sous son vrai nom que Marc Lamunière, grand patron de la presse romande du XXe siècle, vient de sortir un ouvrage célébrant les cent bougies qu’il a soufflées début 2021. Conçu comme une suite d’entretiens avec le journaliste Jacques Poget, "Le Jardin des piqûres. Vision d’un centenaire sur sa vie, le siècle écoulé et les jours qui restent" nous propose une véritable philosophie de vie, nourrie par les lectures du principal intéressé. Rencontre.
Jean-Michel Olivier est le seul Suisse à avoir remporté le Prix Interallié. A l’occasion de la publication de son nouveau livre, «Lucie d’enfer», l’écrivain genevois partage sa vision de la littérature, ainsi que de la femmes fatale, figure au centre de ce récit.
Interview avec le cinéaste Franz Böhm
ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | Dans un précédent numéro, l’éditeur Michel Moret répondait à mes questions relatives à sa réédition des œuvres de Charles Ferdinand Ramuz. Une rencontre féconde, qui a donné naissance à d’autres questionnements. Intrigué par Ramuz et son importance au sein de la littérature de notre pays, j’ai souhaité apporter un éclairage complémentaire sur cette figure en faisant appel à un spécialiste de son œuvre. Stéphane Pétermann est responsable de recherche au Centre des littératures en Suisse romande et co-dirige, avec Daniel Maggetti, la collection «Petite bibliothèque ramuzienne» aux Editions Zoé. Il est notamment l’auteur de deux ouvrages académiques sur Ramuz: C. F. Ramuz, sentir vivre et battre le mot (PPUR, 2018) et Ramuz, l’écriture comme absolu (Infolio, 2020). Suite à la réédition d’Adam et Eve dans la collection qu’il co-dirige, Stéphane Pétermann nous livre ses réflexions sur son entreprise de réédition ainsi que sur ce «mythe» qu’est Ramuz pour la Suisse romande.
Provocateur dandy et observateur de son époque, Quentin Mouron interroge le progrès et la décadence dans son œuvre romanesque. Rencontre avec un écrivain lucide qui démonte les illusions modernes sans renoncer à la beauté du verbe.
Julien Rochedy, trente-deux ans, est une ancienne étoile montante de la politique française. En tant que membre du Front national, le jeune Ardéchois a obtenu ses plus hautes responsabilités en devenant conseiller politique de Marine Le Pen pour la campagne présidentielle de 2012, puis en accédant à la direction du Front national de la jeunesse la même année. Cependant, l’évolution idéologique de Marine Le Pen et du parti le dégoûte peu à peu – comme il l’explique dans une vidéo long format postée sur sa chaîne YouTube. Ainsi, en 2014, Julien Rochedy abandonne tout engagement politique. Aujourd’hui, il s’investit entièrement dans la métapolitique où il s’agit, dit-il, de mener le combat sur le terrain des idées. A ce titre, il publie des livres, donne des conférences et poste des vidéos sur internet. C’est sur internet, justement, sans rien savoir d’abord de son engagement politique, que j’ai découvert Julien Rochedy avant de lui proposer un entretien.
Le Regard Libre N°69 – Ivan Garcia Omar Porras dirige le Théâtre Kléber-Méleau à Renens-Malley, une ancienne usine à gaz...