Le Regard Libre N° 82 – Diana-Alice Ramsauer Dossier «Immigration» C’est avec révolte et désespoir que le Lausannois Claude Calame observe...
ENTRETIEN, Jonas Follonier | Danièle Manesse, professeure émérite de sciences du langage à l’université Paris-3 Sorbonne nouvelle, combat de toutes ses forces l’écriture inclusive. Elle répond ici, argument par argument, aux tenants de cette typographie militante. Et en féministe convaincue, elle nous livre ses réflexions sur ce qu’est devenue une bonne partie de son camp et du monde académique.
ENTRETIEN LONG FORMAT, Daniel Wittmer | Manager de nombreux artistes légendaires de la musique de ces cinquante dernières années, Raymond Gonzalez raconte son métier et des souvenirs inédits de son parcours hors-norme. Qu’on se le dise, il n’a rien à promouvoir ou à vendre ici: pas d’album, pas de single, pas de spectacle, pas de cendrier en bois de kamagong rapporté à l’été 1994 d’un marché tibétain. Outre sa générosité immense et son courage exemplaire, c’est un producteur hors du commun. Il a été le manager de Nina Simone pendant vingt ans. Rien que de l’écrire, ça vaut son pesant de cacahuètes, messieurs-dames. Dans le monde de la Musique (n’insistez pas, dans ce cas-là, le M majuscule s’impose tout à fait), il fait partie de ces êtres rares de l’ombre qui ont fait parfois naître, connaître, exister, «vivre ou survivre» des célébrités légendaires dans les milieux du jazz, du blues, du rhythm and blues et du rock’n’roll. Né le 13 novembre 1946 à New York où il y a grandi puis fait des études de droit, il est arrivé en Europe au début des années 1970, d’abord en Espagne quelques mois, puis à Paris. C’est à partir de là que son destin a pris des allures sensationnelles.
Selon l'écrivain et mécène Metin Arditi, qui publie l'essai «Le onzième commandement», la rhétorique de Jérusalem comme «capitale d’Israël et de tous les Juifs» est contraire à la tradition juive. Pire, elle crée de l’antisémitisme. Rencontre à Genève.
ENTRETIEN LONG FORMAT, Jean-David Ponci | Prendre au sérieux les vaccino-hésitants et les anti-passe sanitaire, tenter de répondre à leurs questions en opposant des arguments à leur positionnement, nous aide tous à déceler les failles de nos sociétés et à repenser ensemble les notions de solidarité et de liberté. Entretien avec le médecin et théologien Bertrand Kiefer, rédacteur en chef de la Revue médicale suisse.
ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | Il est libre, Moix. Et surtout habité par la «vérité romanesque», celle qu’il expédie à la façon d’un génie avec des phrases aussi sensibles que dures et aussi tragiques que drôles. Qui d’autre qu’un maître de l’improvisation préméditée en est capable? Ancien chroniqueur de l’émission «On n’est pas couché» animée par Laurent Ruquier sur France 2 et ex-animateur de son émission «Chez Moix» sur Paris Première, Yann Moix est aussi un enfant de la télé, qui aime mettre sa verve orale au service de l’exploration intime et exigeante des humains, des livres, du monde. On m’avait averti: «Il est un peu exotique». Expérience confirmée avec cet entretien qui a bien failli ne pas se produire. L’écrivain, réalisateur et chroniqueur de télévision se livre pour Le Regard Libre sur ses «années horribles» autour de la vingtaine, la ville de Reims dans les années 80 ou encore l’antisémitisme dans lequel il s’est empêtré à cette époque. Et l’un des meilleurs auteurs français contemporains de nous détailler justement ce qu’il entend par «vérité romanesque», deux ans après avoir fait l’objet de polémiques liées à sa famille, famille qu’il ne qualifie désormais plus comme telle.
ENTRETIEN LONG FORMAT, Antoine Bernhard | A côté de son métier d’enseignant dans un lycée valaisan, Stéphane Albelda engage une grande partie de son temps dans le théâtre. Cette année, avec les compagnies Nova Malacuria et Hussard de Minuit, il a porté à la scène la vie passionnante et mystérieuse d’Antoine de Saint-Exupéry. Il revient, pour Le Regard Libre, sur sa pièce Saint-Exupéry volé au ciel et sa passion pour «Saint-Ex», écrivain né à l’aube du XXe siècle, disparu au crépuscule de la Seconde Guerre mondiale, mais dont l’œuvre n’a pas fini de passionner les hommes.
ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | Chaque année, le festival «Le Livre sur les quais» de Morges est le rendez-vous de la rentrée littéraire suisse où auteurs, éditeurs et lecteurs se rencontrent sur les rives du Léman. Pour cette douzième édition, le président d’honneur de l’événement n’est autre que l’écrivain et traducteur espagnol Javier Cercas. Résidant en Catalogne, le chroniqueur au quotidien espagnol «El País» écrit des livres depuis les années 80. Il a notamment connu le succès avec la publication, en 2001, du roman «Les Soldats de Salamine», où un journaliste enquête sur un mystérieux soldat qui aurait sauvé, durant la guerre civile, l’idéologue et membre fondateur de la Phalange espagnole, Rafael Sánchez Mazas. Particulièrement intéressé par l’histoire de l’Espagne contemporaine, dont il tire du matériau pour ses écrits, Javier Cercas s’est lancé dernièrement dans une série de romans policiers centrée autour du policier-enquêteur Melchor Marin, dont le premier volet «Terra Alta» a été traduit cette année en français par les Editions Actes Sud. Rencontre avec l’écrivain un après-midi de septembre, sous la tente des auteurs du «Livre sur les quais», pour discourir sur son œuvre ainsi que sur la situation de l’Espagne et de la Catalogne.
Entretien avec Jean-Pierre Siggen