Étiquette: Interview
«Au théâtre comme dans l’enseignement, l’essence du geste est la transmission»

«Au théâtre comme dans l’enseignement, l’essence du geste est la transmission»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Antoine Bernhard | A côté de son métier d’enseignant dans un lycée valaisan, Stéphane Albelda engage une grande partie de son temps dans le théâtre. Cette année, avec les compagnies Nova Malacuria et Hussard de Minuit, il a porté à la scène la vie passionnante et mystérieuse d’Antoine de Saint-Exupéry. Il revient, pour Le Regard Libre, sur sa pièce Saint-Exupéry volé au ciel et sa passion pour «Saint-Ex», écrivain né à l’aube du XXe siècle, disparu au crépuscule de la Seconde Guerre mondiale, mais dont l’œuvre n’a pas fini de passionner les hommes.
Javier Cercas: «Un écrivain qui ne prend pas de risques n’est pas un écrivain»

Javier Cercas: «Un écrivain qui ne prend pas de risques n’est pas un écrivain»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | Chaque année, le festival «Le Livre sur les quais» de Morges est le rendez-vous de la rentrée littéraire suisse où auteurs, éditeurs et lecteurs se rencontrent sur les rives du Léman. Pour cette douzième édition, le président d’honneur de l’événement n’est autre que l’écrivain et traducteur espagnol Javier Cercas. Résidant en Catalogne, le chroniqueur au quotidien espagnol «El País» écrit des livres depuis les années 80. Il a notamment connu le succès avec la publication, en 2001, du roman «Les Soldats de Salamine», où un journaliste enquête sur un mystérieux soldat qui aurait sauvé, durant la guerre civile, l’idéologue et membre fondateur de la Phalange espagnole, Rafael Sánchez Mazas. Particulièrement intéressé par l’histoire de l’Espagne contemporaine, dont il tire du matériau pour ses écrits, Javier Cercas s’est lancé dernièrement dans une série de romans policiers centrée autour du policier-enquêteur Melchor Marin, dont le premier volet «Terra Alta» a été traduit cette année en français par les Editions Actes Sud. Rencontre avec l’écrivain un après-midi de septembre, sous la tente des auteurs du «Livre sur les quais», pour discourir sur son œuvre ainsi que sur la situation de l’Espagne et de la Catalogne.
BARON.E: «Il y a un côté Dalida dans notre ambiance ‘‘danse et pleure’’»

BARON.E: «Il y a un côté Dalida dans notre ambiance ‘‘danse et pleure’’»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Jonas Follonier | Ils ont tous deux 24 ans, étudient l’histoire contemporaine à l’Université de Fribourg et figurent parmi les groupes romands à avoir donné le plus de concerts durant l’été. Faustine Pochon et Arnaud Rolle, engagés mais pas militants, composent le duo d’indie pop – et francophone s’il vous plaît – BARON.E. Révélés notamment par la présence de leur single «Un verre d’égo» dans une playlist du prestigieux magazine français «Les Inrocks», mais surtout par la qualité de leur travail qu’ont mesurée leurs auditeurs et spectateurs, les Dzodzets du moment nous présentent leur nouvel EP «Créature», comportant, comme le précédent, cinq chansons entre pop, électro et rock progressif. Ils nous donnent rendez-vous sur les toits de Fribourg, leur ville, pour parler musique et société.
Georges Nivat: «Le larron peut devenir un saint»

Georges Nivat: «Le larron peut devenir un saint»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Eugène Praz | Nous rencontrons le professeur Georges Nivat, éminent slavisant français, le 28 juin dernier dans sa maison de Haute-Savoie. Son hospitalité est russe, et la vue, splendide. Il nous accueille dans son jardin dont il aime prendre soin, une heure chaque matin avant de se plonger dans son travail. En ce moment, entre autres activités, Georges Nivat traduit en français le poète ukrainien Vasyl Stus. Il a d’ailleurs rendez-vous le lendemain par Zoom avec Kiev, l’occasion d’échanger sur des nuances de l’ukrainien avec celui qui l’a accompagné dans l’acquisition de cette langue. Le monde russe est sa demeure; nous espérons en découvrir quelques verstes sous sa conduite.
«Le public réceptif aux théories du complot s’est élargi»

«Le public réceptif aux théories du complot s’est élargi»

ENTRETIEN, Max Moeschler | La crise du coronavirus et le lot d’interrogations, de précarité et de frustrations qu’elle a apporté a été le théâtre, au cours de l’année écoulée, de l’émergence de nombreuses théories du complot dont l’ampleur n’a cessé de grandir. A distinguer des opinions critiques envers la gestion de la crise ou du doute inhérent à la science elle-même, ces thèses simplistes et pour certaines d’entre elles dangereuses sont bel et bien là. Comment expliquer le succès du conspirationnisme, à l’heure du Covid-19? Retour aux fondamentaux avec Laurent Cordonier, sociologue et spécialiste de ce phénomène.
Pascal Vandenberghe: «Le livre forme l’esprit critique et citoyen»

Pascal Vandenberghe: «Le livre forme l’esprit critique et citoyen»

ENTRETIEN LONG FORMAT, Ivan Garcia | En mars dernier, Pascal Vandenberghe, président directeur général des librairies Payot, a publié Le Funambule du livre, suivi de La librairie est un sport de combat, aux Editions de L’Aire. L’ouvrage divisé en deux parties (un long entretien et un essai), dont Le Regard Libre a chroniqué la première dans ses «bouquins du mardi», dévoile dans un premier temps le parcours professionnel de «Monsieur Payot», qui a connu plusieurs casquettes: ajusteur-mécanicien, libraire à la Fnac, éditeur et, depuis 2004, directeur général de Payot SA. En 2014, Pascal Vandenberghe rachète l’entreprise au groupe Lagardère Services et devient alors PDG de la société qui regroupe en son sein les librairies Payot et l’enseigne Nature & Découvertes Suisse. Dans un second temps, l’essai de «Monsieur Payot» expose les transformations vécues par le monde du livre ces quarante dernières années sous le regard d’un fin connaisseur. A plusieurs égards, il est possible de comparer Pascal Vandenberghe à Martin Eden, le héros d’un des romans éponymes de Jack London. Lecteur acharné, notre homme du jour s’est formé en autodidacte et s’est hissé petit à petit à la tête du plus grand réseau de librairies généralistes de Suisse romande. Pour discuter de son ouvrage, le patron de Payot nous reçoit dans son bureau lausannois – au sein duquel trône un portrait de Fritz Payot, fondateur de la librairie – et nous entretient du rôle de la librairie dans la société, du monde du livre et des défis auxquels il sera prochainement confronté.