Archives par mot-clé : italie

La capitaine et le vice-Premier ministre

Les lundis de l’actualité – Clément Guntern

On se croirait dans un film Disney: la jeune princesse, un peu rebelle et les cheveux détachés, ne suivant que ses rêves devient une héroïne en affrontant un méchant violent et égoïste. Elle va plus loin que son petit destin d’étudiante et se bat pour une cause quelque peu oubliée, mais éminemment juste. La princesse n’a pas peur d’affronter les sbires du méchant pour accomplir «ce en quoi elle croît».

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«Une histoire italienne», entre insouciance et désenchantement

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Attalo a tout juste six ans quand son père se fait exploser le crâne lors d’un accident de chasse, le laissant seul avec sa mère. En quête de repères masculins, Attalo trouve en la personne de Benito Mussolini un substitut paternel de premier choix. Et dans le fascisme, la promesse d’un «Nouvel Ordre», d’une appartenance.

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«Santiago, Italia»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Je suis certain que mon sacrifice n’aura pas été vain.»

11 septembre 1973, les militaires chiliens s’emparent du pouvoir par un coup d’état. La politique du président socialiste Allende n’est pas de leur goût. Elle est dangereuse. Trop sociale. Trop idéologique. Populiste. Le pays est au bord du gouffre, parce que divisé. Sans manichéisme, il faut bien se rendre compte que d’un côté il y a le peuple, ouvriers et paysans, marxistes et catholiques, de l’autre il y a la haute bourgeoisie, de droite. Elle possède les usines et les privilèges. La politique d’Allende bloque les prix des produits essentiels au peuple; ce qui ne convient pas aux grands patrons, qui ne peuvent plus augmenter les prix au gré de leurs calculs intéressés.

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«Dogman»: une vie de chien dans toute sa splendeur cinématographique

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Casse-toi, espèce de lâche!»

A coups de «Bravo, amore», Marcello, dit Marcè, lave, masse, soigne, nourrit et promène les chiens qui lui sont confiés. Son modeste cabinet, le Dogman, marche plutôt bien, même si la banlieue du Latium où il se situe laisse plutôt penser qu’on devrait davantage songer à s’occuper des êtres humains que des chiens. Marcello a aussi une fille, qu’il adore. En somme, les deux amours de sa vie sont les chiens et sa fille. Et puis, il a encore quelques bons amis dans le quartier, avec lesquels il discute de tout et de rien, et partage de généreuses spaghettate sur la terrasse du seul restaurant du coin.

Dans ses fréquentations, rôde aussi un certain Simone. Une brute pur-sang. Un colosse de violence au nez bossu par l’habitude des coups. Il tape sur tout ce qui bouge quand ses nerfs sont à bout; et ses nerfs sont toujours à bout. Pourtant, il semble y avoir une certaine affection entre lui et Marcello. Ce qui les lie: la cocaïne. Les deux s’en procurent et se la partagent. De temps en temps, il sortent voir des filles. Et si le cœur leur en dit – surtout à Simone – ils s’organisent un petit cambriolage vite fait bien fait. Mais ce cercle vicieux ne peut plus durer, surtout quand Simone commence à devenir violent également avec celui qu’il appelle son ami, et qu’il le pousse à commettre l’irréparable.

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Rome, ville de toujours

Le Regard Libre N° 39 – Clément Guntern

Malgré son envahissement actuel, la ville de Rome suscite toujours la plus profonde admiration et, parfois, une incompréhension envers un univers à la fois si prégnant et si lointain, que l’on croit souvent comprendre dans son intégralité. Au contraire, la Ville, lieu de mystère, fascine toujours celui qui la désire.

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« Amori », ma per favore !

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Plutôt que me remettre avec toi, je préfère me tuer. »

Claudia et Flavio tombent amoureux. Ou plutôt, c’est Claudia, professeur de littérature surexcitée et très sentimentale, qui tombe amoureuse de Flavio, lui aussi professeur de littérature. Le coup de foudre advient lors d’un colloque universitaire. « Je crois que je suis tombée amoureuse de toi », lui dit-elle vite fait bien fait lors de leur première discussion en tête-à-tête dans un restaurant. Surpris, Flavio se laisse séduire.

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Au Conseil européen, les illusionnistes sont rois

Les lundis de l’actualité – Diego Taboada

Cette semaine, les chefs d’Etat et gouvernement des pays membres de l’Union européenne ont siégé au Conseil européen. Comme à chaque « réunion des hauts placés », les attentes étaient élevées. Au menu du jour : crise migratoire et réforme de la zone euro. Ce sommet, censé être déterminant pour régler l’énième crise de l’UE, a déçu, comme toujours. Les européistes se lamentent et les sceptiques s’en donnent à cœur joie : pas de réelle avancée mais des sourires et des déclarations vides de sens. De la poudre aux yeux, en somme – ou plutôt, de perlimpinpin.

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« Call me by your name » ou l’histoire d’un premier amour

Les mercredis du cinéma – Marina De Toro

Été 1983, au nord de l’Italie, le jeune Elio Perlman (Timothée Chalamet), dix-sept ans, passe les vacances avec sa famille dans leur maison isolée. Son père est professeur et spécialiste de l’histoire gréco-romaine, dont la majeure partie de ses objets d’étude se trouvent sur la péninsule italienne. C’est pourquoi il convie son doctorant américain, Oliver (Armie Hammer), à passer six semaines dans sa villa italienne afin d’étudier les quelques statues retrouvées en région lombarde.

Les vacances en Italie sont rythmées par les baignades, les sorties, la musique et la découverte d’une contrée paisible. Cependant, cet été ne va ressembler à aucun autre pour Elio. C’est en effet pendant ces quelques semaines que son identité va évoluer à travers les différentes romances qu’il va expérimenter, notamment celle avec le charmant Oliver.

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Une Italie divisée

Les lundis de l’actualité – Loris S. Musumeci 

Les résultats sont tombés. Ils révèlent enfin de manière officielle le mal-être que l’Italie a crié dans ses urnes. Le Mouvement 5 étoiles s’est hissé en premier parti de la péninsule, ayant rassemblé 32% des voix. C’est le Parti Démocrate qui le suit tragiquement à 19%, chutant ainsi de près de dix points par rapport à 2013. Viennent enfin les trois bienheureux partis de droite avec 18% pour la Lega, 14% pour Forza Italia de Berlusconi et 4% chez les Fratelli d’Italia.

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