Archives par mot-clé : loris musumeci

«Douleur et gloire»: le premier désir de Pedro Almodòvar

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Salvador Mallo a connu la gloire. Il connaît désormais la douleur. Asthme, maux de dos, maux de tête. Dépression aussi. Le grand cinéaste n’est plus en état de créer. Il se renferme sur lui-même. Des retrouvailles auxquels il ne s’attendait pas et la rediffusion de son succès des année quatre-vingt, Sabor, provoquent cependant un tournant dans sa vie. Celui de d’aller au-delà de la douleur pour retrouver son chemin de gloire. Celui de recommencer à poser sur le clavier un scénario qui raconte son histoire et son mal-être, pour guérir de ses blessures. Pour guérir de son passé.

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Rencontre avec Thierry Jobin, amoureux du cinéma et directeur artistique du FIFF

Le Regard Libre N° 50 – Loris S. Musumeci

Thierry Jobin est malade. Il a la maladie d’amour. Pour le cinéma. Et attention, parce qu’il est contagieux. Impossible de ne pas se passionner en discutant avec lui, pour découvrir des films et un autre cinéma. En nous racontant son parcours, il dresse un bilan positif de la dernière édition du Festival International de Films de Fribourg (FIFF) qui s’est tenue du 15 au 23 mars derniers. Sans manquer non plus de nous faire part d’épisodes délicieux et de ses rêves pour les éditions à venir. 

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«Santiago, Italia»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Je suis certain que mon sacrifice n’aura pas été vain.»

11 septembre 1973, les militaires chiliens s’emparent du pouvoir par un coup d’état. La politique du président socialiste Allende n’est pas de leur goût. Elle est dangereuse. Trop sociale. Trop idéologique. Populiste. Le pays est au bord du gouffre, parce que divisé. Sans manichéisme, il faut bien se rendre compte que d’un côté il y a le peuple, ouvriers et paysans, marxistes et catholiques, de l’autre il y a la haute bourgeoisie, de droite. Elle possède les usines et les privilèges. La politique d’Allende bloque les prix des produits essentiels au peuple; ce qui ne convient pas aux grands patrons, qui ne peuvent plus augmenter les prix au gré de leurs calculs intéressés.

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«Nous finirons ensemble»: la bande d’amis du Cap Ferret

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Putain, j’étouffe!»

Ils sont venus, ils sont tous là: toute l’équipe des Petits mouchoirs est de retour. Et autant le dire tout suite: les neuf ans qui se sont écoulés depuis le premier film n’ont pas fait du bien à tout le monde. Chacun a vieilli, bien sûr, mais chacun a accumulé déceptions et bouleversements.

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«Antonia», une Madame Bovary dans la Palerme des années soixante

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Bref mais efficace. Et l’efficacité n’est pas que le fruit d’un gain ou d’un profit. Il n’est pas même question d’instruction ou de culture. Gabriella Zalapì offre une expérience. En nonante-neuf pages, elle nous glisse dans la peau d’Antonia, jeune bourgeoise rédigeant son journal intime du 21 février 1965 au 3 novembre 1966. Jeune bourgeoise, mais pas que. Si Antonia vient en effet de la bourgeoisie, ses aspirations dépassent le cadre de son rang social. Elle doit sortir du cadre. Parce qu’elle y étouffe. 

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«After», un avant et un après la passion

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Toi et moi on pourra jamais être juste des amis.»

Tessa est mignonne et gentille. Elle a toujours écouté sa maman et son petit copain Noah. Parce que lui aussi il est tout mignon et tout gentil. En plus, il lui donne plein de bons conseils; il ne veut que son bien. Et des conseils, elle en a besoin pour son nouveau départ. Tessa quitte sa petite ville pour aller à la fac’, à Atlanta. Or le changement n’est pas que géographique, il est radical. Nouvelle école, nouvelle vie. Et nouvelles rencontres. Dont celle de Hardin; un bad boy tout de noir vêtu qui, après résistance, va lui faire tourner la tête, lui faire perdre son sang-froid. Son manège à elle c’est lui! Mais tout n’est pas si simple: la passion a ses raisons que la raison ignore.

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«Shazam!», le super-héros des teenagers

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Thaddeus n’est qu’un bon à rien. Gamin à lunettes et introverti, il est moqué par son père et son frère lors d’un voyage en voiture parce qu’il joue avec une petite boule magique. Lorsqu’il a soudain une vision qui le transporte dans une autre dimension : un magicien l’a choisi pour lui transmettre ses pouvoirs pour combattre les forces du mal. Mais le jeune garçon se révèle impur et n’obtient pas les pouvoirs. Retour dans la réalité; violent accident de voiture et coupure. C’était il y a à peu près quarante ans. 

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«François, portrait d’un absent»: un prix Décembre d’amitié

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires – épisode #2

Le Regard Libre N° 48 – Loris S. Musumeci

«Ça arrive comme une vague.
Cette nuit-là, j’ai compris ce qu’était une voix blanche. La voix de Jérôme était blanche.
Maintenant, les souvenirs affluent. Ça arrive comme une vague.»

François est mort, emporté par une vague, avec sa fille Bahia. François faisait du cinéma et de la radio. François était un fou de l’existence. Il fumait, buvait; aimait la vie, le travail, la précision. Il était «beau et contradictoire». Dans un livre à la frontière entre l’essai, le témoignage, la poésie et le roman, Michaël Ferrier peint le récit d’une amitié. D’aventures en anecdotes, sourire aux lèvres et larme à l’œil, le portrait d’un absent fait irruption sur la page blanche pour offrir à celui qui n’est plus une présence dans la littérature.

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Retrouver l’amour avec «Mon inconnue»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Olivia et Raphaël – avec le tréma sur le «e»! – tombent amoureux en dix minutes. Et c’est parti pour dix ans. Comme quoi le coup de foudre existe, comme quoi il peut s’éteindre aussi. Durant leurs années de vie commune, les deux tourtereaux ont évolué professionnellement chacun selon ses rêves. Olivia est devenue pianiste, pas forcément avec le succès qu’elle méritait, mais elle ne s’en plaint pas: elle est heureuse. Raphaël, quant à lui, a tout fait péter. De l’adolescent qui griffonnait des histoires dans son petit carnet, il est devenu un immense écrivain à succès. Au point de commencer à occulter sa femme, parce qu’il est fatigué, entre les passages à la télévision et les rencontres avec ses admirateurs. Elle en a marre, elle se sent seule. Il s’en fout.

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«Boy Erased» et la réorientation sexuelle

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Le diable te tentera sans cesse.» 

Jared Eamons est sage et pieux. Un vrai petit américain qui travaille bien à l’école, qui obéit à ses parents avec lesquels il discute beaucoup, qui donne un coup de main au garage Ford de son papa, et qui ne manque pas un dimanche à l’église. Le père est pasteur, donc normal. Jared a des amis qui sont de braves gars, et il a même une petite copine. Lorsqu’il quitte le foyer familial pour aller étudier à l’université, il se découvre – ou s’avoue – un penchant pour les garçons; de plus en plus imposant. Les circonstances font que ses parents sont avertis par l’université. Inadmissible. Il faut corriger le jeune, le remettre sur le droit chemin. Heureusement, l’institut Love in Action est spécialisé dans la réorientation sexuelle. Quitte à utiliser des méthodes quelque peu douteuses. L’histoire de Jared est une histoire vraie.

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