Archives par mot-clé : loris musumeci

La boxe, c’est l’affaire d’une vie dans «Creed II»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Mon fils brisera ton poulain.»

La lumière est légère. Les gants de boxe tapent un bruit sec. Le combat peut commencer. Ce n’est plus le Soviet Drago qui se bat, mais son fils Viktor. Ce n’est plus Rocky qui monte sur le ring, mais le jeune Adonis Creed qu’il entraîne. Trente ans auparavant, Drago avait tué Apollo Creed, père d’Adonis, dans un match. Ce qui lui valut humiliation et impopularité. Désormais, il vient récupérer son honneur sous la carrure impressionnante de son fils Viktor, pour affronter Adonis. Les passions sont très vives de chaque côté. Le combat doit pourtant avoir lieu, pour qu’un coup final soit envoyé à l’amertume du passé de chacun. 

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Rencontre avec Mikhaël Hers, réalisateur d’«Amanda»

Le Regard Libre N° 45 – Loris S. Musumeci

Mikhaël Hers en est à son troisième long-métrage. Déjà très apprécié, il est promis à une carrière toujours plus florissante dans le septième art. Aujourd’hui, le cinéaste nous présente Amanda, qui place son action dans un Paris victime d’un horrible attentat, actualité de ces dernières années oblige. David, vingt-quatre ans, y perd sa sœur, et se voit soudain en père improvisé de sa nièce, la petite Amanda. La situation est loin d’être facile, et pourtant les deux vont apprendre à vivre ensemble, comme père et fille. En somme, le film est simplement beau et bouleversant. Rencontre avec son réalisateur.

Loris S. Musumeci: Comment en êtes-vous venu à faire du cinéma?

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Bienvenue dans l’histoire vraie de Mark Hogancamp, «Bienvenue à Marwen»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«A la vie, à l’amour, à Marwen!»

Mark Hogancamp mène a priori une vie normale. Il passe cependant beaucoup plus de temps dans son monde imaginaire que dans la vraie vie. Car dans la vraie vie, Mark est terriblement timide, faible et paranoïaque. Mark est malade. Cela est dû au choc qu’il a vécu quelque temps auparavant. Tabassé à la sortie d’un bar quasiment jusqu’à la mort par cinq types, il est resté psychologiquement très fragile, renfermé sur lui-même et amnésique. Mais dans le monde qu’il a imaginé, le capitaine Hogie, son alter ego, est vaillant, beau, musclé, courageux et entouré de femmes qui le protègent et qui l’aiment. 

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«L’Empereur de Paris», ça gueule, ça tape, ça tue

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

L’histoire du célèbre Eugène-François Vidocq, bagnard évadé qui finit par collaborer avec la police nationale pour arrêter les pires criminels de Paris, est porté à l’écran sans grande rigueur. Le but de Jean-François Richet n’était sans doute pas celui de réaliser un documentaire, mais force est tout de même de constater que le film est beaucoup trop lacunaire en matière historique. 

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«Arcadie»: quand libertinage et religion ne font qu’un

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«Sans Arcady, nous serions morts à plus ou moins brève échéance, parce que l’angoisse excédait notre capacité à l’éprouver. Il nous a offert une miraculeuse alternative à la maladie, à la folie, au suicide. Il nous a mis à l’abri. Il nous a dit: ‘N’ayez pas peur.’»

Farah vit avec ses parents et sa grand-mère dans la communauté libertaire d’Arcadie, la Liberty House. Portant toutes les caractéristiques graves et comiques d’une secte, Arcadie est dirigée par son fondateur Arcady, un prophète de l’amour à l’appétit sexuel très large. Farah y passe une enfance plutôt heureuse. Elle jouit de la nature verte et immaculée qui entoure le domaine isolé. Mais voilà que l’adolescence surgit, avec son lot de questions. Et ses pulsions de révolte. 

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«Une affaire de famille», un grand film malgré l’ennui

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une affaire de famille, c’est une histoire de famille, une histoire de vols, une histoire de tendresse, une histoire de secrets. Osamu est à la tête d’une famille défavorisée de cinq personnes qui vit dans une pièce aux allures de trou à rat. En honnête homme, non seulement il travaille au quotidien à des cambriolages mesurés, mais il forme aussi son fils à cette activité. 

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«Les Veuves», un film féministe, mais pas que

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Je voulais juste savoir comment vous alliez après la perte de votre mari.»

Les portraits de quatre vies familiales se succèdent, entrecoupés d’une scène de cambriolage assez chaude et mouvementée. Les quatre familles sont celles des quatre braqueurs. Ces derniers, pris la main dans le sac, sont cernés par les forces de l’ordre après une course-poursuite. L’épisode se termine en coups de feu de la part d’une police acharnée. La mort des quatre bandits laisse désormais place à quatre veuves. Malgré le deuil, elles ne sont pas au bout de leurs peines. La mafia afro-américaine locale tient à ce que ces quatre femmes leur remboursent des dettes

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«Un tournant de la vie»: le nouveau roman de Christine Angot est-il vraiment mauvais?

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

Indéniablement, l’auteur de L’Inceste connaît le succès depuis longtemps. Christine Angot a ses lecteurs, qui attendent d’ailleurs avec impatience le «nouvel Angot» lors des rentrées littéraires. Elle fait parler d’elle aussi, accumulant les prises de positions polémiques et les coups de gueule. Et le phénomène ne va qu’en s’accroissant depuis qu’elle occupe le siège tant envié de chroniqueur au sein de l’émission populaire animée par Laurent Ruquier, «On n’est pas couché», sur France 2. Christine Angot: trop artiste? trop franche? trop sensible? trop vraie pour le vil univers de la télévision? Peut-être. Mais on peut tout autant en douter.

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La dimension chrétienne de l’œuvre d’Aznavour

Le Regard Libre N° 44 – Loris S. Musumeci

Dossier spécial Charles Aznavour (1/4)

Le temps d’une carrière artistique qui a duré près d’un siècle, tous les thèmes ont trouvé leur place. Aznavour a évidemment et surtout chanté l’amour, et au travers de cela tant d’autres dimensions de la vie; la foi y compris. Désormais laissés de côté de par la plupart des artistes français, les textes à caractère religieux sont bien présents dans l’œuvre de celui qui a chanté un Ave Maria ayant fait pleurer le monde. Que ce soit dans l’évocation de la figure de Dieu le Père, de Marie ou du Christ, dans celle de la prière, ou dans des textes qui parlent directement de foi, il est certain que Charles Aznavour était issu et vivait dans une culture profondément chrétienne; ses textes le prouvent.

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«Amanda», de l’angoisse à l’espérance

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– Maman elle dort encore?
– Elle est pas là.»

Vie parisienne, vie heureuse. Amanda passe une enfance normale avec sa maman. David, son jeune oncle de vingt-quatre ans, profite le plus possible de voir sa sœur et sa nièce qui l’adore. Malgré sa vie mouvementée, toujours pressée, entre petits boulots et arrangements, David entretient une belle relation de complicité avec sa sœur. Puisque cette dernière est seule pour élever sa fille, il lui donne des coups de main comme il peut. Mais un jour tout s’écroule. La terreur d’un attentat s’abat sur Paris. Amanda n’a plus de maman, et David doit par conséquent devenir père prématurément. L’oncle et la nièce apprennent à vivre ensemble, malgré les difficultés, et les blessures du passé toujours ouvertes.

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