Archives par mot-clé : loris musumeci

«Le Traître»: la tragi-comédie de la mafia et de l’Italie

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Dans tragi-comédie, il y a tragédie et comédie. En réalité, si la mafia est génératrice de tragédies, elle ne semble rien comporter de bien comique. En cinéma, et dans le domaine de l’art en général, on sait pourtant arranger la réalité à la guise d’un scénario. On sait transformer une vie banale en un spectacle. Pour le cas du Traître, le réalisateur Marco Bellocchio n’arrange pas la réalité et ne s’attaque pas à une figure banale.

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«Le Mans 66»: une lutte du moteur au cœur

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

La voiture est devenue un objet sacré dans les années soixante. Symbole de liberté, de mobilité, de vie. Qui plus est démocratisé. Chaque père peut, et doit même, doter sa famille d’une voiture. Aux Etats-Unis, l’entreprise Ford inaugure la production automobile de masse pour fournir le peuple. Mais voilà que la marque américaine est en perte de vitesse; en crise, à vrai dire. Ses voitures ne font plus rêver les jeunes: les modèles ne laissent songer qu’à la petite vie tranquille de l’américain moyen. On veut désormais de la puissance, du sport, des crissements de pneus, du rêve.

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«Midway»: vous m’avez déçu mon général!

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Midway raconte la guerre du Pacifique entre les Etats-Unis et le Japon pour se focaliser ensuite sur les premiers jours de juin 1942, sur la Bataille de Midway. Les Japonais, en supériorité, ont tendu un piège aux Américains, pour les achever une bonne fois pour toutes. Ils voulaient continuer leur campagne du Pacifique, sans avoir dans les pattes la puissance navale américaine qui n’était à l’époque encore que naissante. Question de chance, de vaillance et de bonnes opérations de décryptage des communications japonaises, les Américains ont fini par l’emporter de justesse, poussant les Japonais dans leur propre piège. Ils ont ainsi évité que «toute la côté est ne soit bombardée et ne parle japonais.»

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De «Shining» à «Doctor Sleep»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– T’es magicien, comme moi?
– Non, je ne suis pas vraiment magicien. J’ai toujours appelé ça le shining.»

Le shining revient. Danny Torrance croyait en être désormais à l’abri. Après les traumatismes de l’enfance, il a enfermé ses peurs pour mener une vie plus ou moins normale. Et normale, sa vie l’est. Même un peu trop. Celui qui, dès son enfance, a le don du shining, lui imposant des visions d’un passé qui le hante, d’un futur qui inquiète, se retrouve encore un peu bourré au petit matin avec une nana qu’il a chevauchée toute la nuit, cocaïne aidant. Alcool aidant. Ce même alcool qui a détruit son père. S’adonnant au même vice, il devient victime de la même possession. Il est dérangé. Par des visions terrifiantes.

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Les stripteaseuses de «Queens» donnent un film-spectacle

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Cette ville, tout ce pays, est un club de striptease. Il y a ceux qui dansent et ceux qui lancent des billets.»

La musique tape et tape jusqu’au bout de la nuit; et elles dansent, dansent et dansent ce refrain qui leur plaît. Et même si le refrain ne leur plaît pas, les filles dansent quand même. Parce que c’est leur boulot, dans ce club de striptease où des chaudasses vous chauffent. Destiny (Constance Wu), la nouvelle, danse elle aussi, mais peine à chauffer et à remplir ses culottes de pourboires. Elle est canon, mais mal à l’aise. Pourtant, cette novice ne peut pas lâcher l’affaire: elle a besoin de ce travail.

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La douleur est le terreau de l’artiste dans l’«Orléans» d’Yann Moix

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

«Il faudrait désormais vivre clandestinement chez mes parents, orphelin quoiqu’en leur compagnie. Je leur déniai au demeurant, à compter de ce jour, la qualité de parents – ils ne représentaient à mes yeux que ce qu’ils pensaient d’ailleurs qu’ils étaient: de simples géniteurs. Seule la biologie me liait à eux, , et la biologie ce n’est pas grand-chose. Elle comporte toutefois une malédiction: cette ressemblance physique, cette gestuelle héritée qui, lorsque l’heure est tardive et qu’on se retrouve face au miroir d’un appartement vide, d’une chambre d’hôtel tel dimanche d’août, donne envie de se tirer une balle dans la tête. La mort me débarrasserait tôt ou tard de moi-même, c’est-à-dire d’eux.»

Le ton est donné. Ce ton qu’on connaît bien chez Yann Moix, à savoir celui de la radicalité, celui de l’intégrité. Orléans marque un tournant dans la carrière de l’écrivain: définitivement, il pose les fondements de son art. Il a grandi dans la souffrance, dans la violence infligée par des parents relégués au rang de géniteurs. Dalida disait que «la douleur est le terreau de l’artiste.» Elle avait raison.

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Stallone reste touchant malgré «Rambo: Last Blood»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

La tempête éclate. Attention, danger! Les secours s’activent pour sauver la population et les randonneurs pris de court par le déferlement de pluie. Constat de dernière minute: des personnes à sauver manquent à l’appel. Elles sont bloquées en forêt. Il faut cependant rappeler les services de sauvetage, la situation est trop dangereuse. Seul un bénévole s’est obstiné à poursuivre la mission. «Un gars qui nous donne régulièrement des coups de main», selon le commandant de la police.

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«Ad Astra»: à la quête des étoiles, à la quête du père

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Nous pensons que votre père est vivant, près de Neptune.»

La passion se transmet d’une génération à l’autre. Les blessures et les fautes aussi. Clifford McBride (Tommy Lee Jones) a été un héros. Il a accompli des exploits en matière d’astronomie. Malheureusement, son équipage et lui ne sont jamais revenus de leur dernière expédition, le projet LIMA. Ce qui a poussé son fils, Roy McBride (Brad Pitt), à suivre les traces de son père. Astronaute à son tour, héros à son tour.

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«Ça: Chapitre 2», le passé revient nous chercher

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Et parfois, ce qu’on voudrait oublier, ce qu’on voudrait laisser derrière nous, ne peut y rester. Parfois, le passé revient nous chercher.»

Toujours la ville de Derry, mais vingt-sept ans plus tard. A la manière d’une série, le film rappelle d’emblée sa première partie en s’ouvrant brusquement sur le corps flottant de l’air de la jeune Beverly sous l’emprise assassine du clown. Pour passer tout de suite après à l’ambiance allègre et rieuse d’une fête foraine. Il n’y a pourtant pas que les jeunes en autos-tamponneuses qui rient. Rit aussi le clown Grippe-Sou. Qui revient.

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