Archives par mot-clé : loris musumeci

«Les Choses de la vie» qui restent

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Hommage à Michel Piccoli – Loris S. Musumeci

Deux hommages en un film, et même trois tant qu’on y est. Un hommage à Michel Piccoli, un hommage à Jean-Loup Dabadie, tous deux décédés ces derniers jours, et un hommage à Claude Sautet, qui nous a quittés il y a vingt ans. Les Choses de la vie a d’autant plus de sens pour honorer la mémoire de ces trois hommes qu’il a profondément marqué leur carrière, leur vie. Il rend Piccoli populaire, donne à Dabadie l’occasion de signer son premier scénario – et pas des moindres! –, et (re)lance le cinéma de Sautet, qui trouve enfin son style avec cette réalisation, ainsi que son actrice fétiche Romy Schneider.

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«Le Mépris» et Michel Piccoli qui déambule

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Hommage à Michel Piccoli – Loris S. Musumeci

Un colosse de l’histoire du cinéma, réalisé par un colosse. Jean-Luc Godard était subversif; il l’est resté. Même si son cinéma, en l’occurrence Le Mépris, est entré dans la catégorie des classiques. Soit décrié et moqué, soit admiré et adulé, ce film a fait couler beaucoup d’encre depuis sa sortie en 1963. Il y a de quoi, parce qu’au jour où le subversif est devenu quasiment une norme, très bon chic bon genre, très conventionnel, Le Mépris surprend toujours. Il agace, puis il surprend. Il surprend, puis on l’adore.

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«La French», un film en bang bang

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les gangsters au cinéma – Loris S. Musumeci

«En prononçant ces mots, j’ai une pensée bien sûr pour mon ami Pierre Michel. Ce juge intrépide qui a donné sa vie pour mettre un terme à l’existence de la French Connection. Sa mort est une grande perte pour la France. Il faut que justice soit faite.»

Le juge Pierre Michel a été assassiné le 21 octobre 1981, boulevard Michelet, dans le huitième arrondissement de Marseille. Trois balles de 9 mm. Mort instantanée. Il rentrait chez lui à bord de sa moto pour déjeuner avec sa famille. Deux motards l’ont suivi, et ont cueilli, à l’instant précis, l’occasion de lui tirer dessus. Il ne pouvait en être autrement. Le meurtre a été commandité par les hautes instances de la French Connection, au moment où elle est en plus grande difficulté, au moment où elle s’apprête à disparaître sous les arrestations. C’est Pierre Michel qui l’a attaquée durant près de sept ans. Elle le lieu lui a bien rendu. Mais le combat du juge a porté ses fruits. Et si le juge n’a pas gagné la guerre, il a remporté une bataille, au prix de sa vie. La French (2014) de Cédric Jimenez s’inspire librement de ces faits réels.

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Les gangsters au cinéma

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les coronarétrospectives du cinéma – Loris S. Musumeci

Le cinéma, c’est voyager en restant sur son fauteuil, c’est faire l’expérience d’une vie qui n’est pas la nôtre. Le cinéma, c’est du rêve. Qui donne à rêver d’autres existences qu’on ne pourrait ni ne souhaiterait mener dans la réalité. Ainsi, les films de gangsters offrent du rêve. Tantôt le spectateur s’imagine en grand boss, tantôt en policier. En tout cas, il s’imagine toujours flingue au poing. Entrant dans une aventure où risquer sa vie est du lot quotidien. Mais dans les films de gangsters, c’est plutôt en gangster qu’on s’imagine. D’autres films ou séries laissent l’avantage à la figure du policier ou de l’enquêteur.

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Pharmelp: une révolution dans la lutte contre les faux médicaments

Rencontre avec les scientifiques de Pharmelp

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La déshumanisation du «Pianiste»

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le cinéma de Polanski – Loris S. Musumeci

Palme d’or au festival de Cannes, Oscar du meilleur réalisateur pour Roman Polanski, Oscar du meilleur acteur pour Adrien Brody, sept Césars, entre autres nombreuses récompenses. Le Pianiste, adapté du roman autobiographique de Wladyslaw Szpilman, est sans conteste le film le plus connu de Polanski, son plus grand succès. L’un des films majeurs de la Shoah au cinéma. L’œuvre est en effet grandiose. Elle raconte l’histoire du pianiste juif Szpilman, qui a échappé à la déportation dans une Varsovie occupée par les nazis.

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«Rosemary’s Baby»: le diable ou la folie?

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le cinéma de Polanski – Loris S. Musumeci

«Docteur, je suis victime d’un complot.»

Le film a été sujet à des interprétations aussi diverses que variées, surtout une année après sa sortie. Les points de similitudes entre le film sorti en 1968 et l’assassinat de Sharon Tate, épouse de Polanski, enceinte de huit mois, en 1969 ont laissé place à des thèses aussi nombreuses que farfelues. Pas question de participer au grand bal des complots et des questionnements à rebours. Même si l’affaire intrigue forcément. Même si on ne peut pas s’empêcher de penser que les satanistes qui ont assassiné la femme de Polanski se sont peut-être justement inspirés du film de Polanski. La réalité rattrape la fiction, de façon dramatique. Mais là, on sort du cinéma. Et de toute façon, ça ne changerait rien à rien. La folie ne s’explique pas. Et il vaut mieux ne pas jouer avec le diable, c’est le cas de le dire. Alors place à la rétrospective de ce chef-d’œuvre de thriller, et rien que de cela.

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Le cinéma de Polanski

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les coronarétrospectives du cinéma – Loris S. Musumeci

Le nom fait grincer des dents. Après toutes ces polémiques, jusqu’à la dernière en date lors de la cérémonie des Césars du 28 février, parler de Polanski rime avec mauvais goût, voire pire. Il y a deux camps: ceux qui disent qu’il faut distinguer l’homme de l’œuvre, et ceux qui les voient comme inséparables. Ces derniers ont hurlé lorsque le réalisateur a été sacré meilleur réalisateur pour son film sur l’affaire Dreyfus J’accuse. Les premiers se sont dits qu’il n’y avait pas de problème moral à récompenser un homme pour son travail artistique, qui se distingue justement de sa vie privée.

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De la nuance et de l’histoire avec «Les Derniers Tsars»

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

Netflix multiplie les documentaires et les séries historiques. Qualité et pertinence ne sont pas toujours au rendez-vous. Malgré tout, la plateforme a le mérite de susciter systématiquement la curiosité, quitte à ce que la bande-annonce promette bien plus que la film ou la série ne vaut réellement. Ainsi va la vie, ainsi va la pub. En tout cas, Netflix parvient à donner à son public le goût pour l’histoire. Comme avec Les Derniers Tsars, qui met d’emblée l’eau à la bouche: on sent que la réalisation ne se limitera pas à compte rendu politique. L’histoire se raconte aussi à travers les passions humaines, les aspirations de personnages ambitieux, les coups de grâce du destins et ses coups durs. Mission accomplie!

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«Au secours pardon»: on finira par pleurer ensemble

Vodka, fatalisme, pitié et masturbation

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