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« Eldorado », de Giovanna aux migrants d’aujourd’hui

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Je comptais les membres de la famille, avec toi, Giovanna. »

Le genre du documentaire n’est pas forcément facile à apprécier. Surtout face au grand public, sur le grand écran. Les passionnés en la matière diront que le film les a instruits davantage sur un sujet qui les intéressait déjà auparavant. L’élite seule se pavanera, recommandant tel ou tel documentaire rien que pour sa sublime photographie, disent-ils, ou pour la réflexion philosophique sous-jacente. Le réalisateur d’Eldorado, Markus Imhoof, pensais justement cela à l’époque, lorsqu’il étudiait le cinéma.

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« Action ou vérité », telle est la question

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Le jeu nous a suivis. »

Ola le Mexique ! Une bande de potes arrive pour des vacances de folie ! Selfies à gogo, beuveries, rires, interminables soirées, coucheries sans lendemains : le rêve pour des étudiants en dernière année à l’université. Au dernier soir du séjour au Mexique, l’intelligente et sérieuse Olivia (Lucy Hale) rencontre un charmant jeune homme. Il dit s’appeler Carter (Landon Liboiron). Assurément, il est beau gosse ; et il lui en faut peu pour séduire la vacancière. Le bar festif ferme, mais hors de question de s’arrêter là pour une dernière nuit qui doit demeurer inoubliable.

Carter propose donc à Olivia et ses amis de continuer à s’amuser dans un lieu « génial », dit-il. Légèrement éméchés, les jeunes se rendent dans un ancien monastère sur une colline au bord de l’eau, malgré la stricte interdiction de pénétrer le domaine. Tout est vieux. Tout est cassé. Tout est sombre. Mais il y a des chaises et des bouteilles. Pourquoi ne pas jouer à action ou vérité sous la proposition de Carter ? Et le paranormal commence…  discrètement. La soirée se conclut dans la dispute, sans rien de trop choquant. De retour à l’université, tout prend cependant une autre tournure. Le jeu a suivi les étudiants. Il s’impose à eux. Il est démoniaque. Et n’a en fait plus rien d’un jeu.

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« Avengers : Infinity War », un blockbuster qui mise sur l’humour

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« La balance de l’univers penche vers l’équilibre. »

Thanos est le méchant. Il veut la puissance suprême ; il a un but. Ce monstre traverse l’univers pour rassembler sur le mythique Gant de l’Infini les six Pierres d’Infinité : celles du Pouvoir, de l’Espace, de la Réalité, de l’Ame, du Temps et de l’Esprit. Par tous ces attributs, Thanos deviendra assurément un dieu, et même le plus fort. Fins égoïstes ? Non. Le dit méchant est mû d’une grande compassion vis-à-vis de la pauvreté dans le monde.

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« Notre-Dame des égarées », jusqu’au silence éternel

Les lettres romandes du mardi – Loris S. Musumeci

« Hélène surtout, Provençale dont les parents s’étaient établis ici, ville qui était alors française, a proclamé : « Je suis du Rhône, vaille que vaille ! » Quant à Karel, issu de Prague, il est désigné à jamais comme « homme du Rhin » par la piquante demoiselle. »

Elle est du Rhône, il est du Rhin. Ils se rencontrent dans le Colmar occupé de la fin du XIXsiècle. Les deux travaillent dans le pensionnat « très sélect » pour filles. Elle enseigne le latin et le français ; lui la musique. Leurs regards se croisent. Le sentiment amoureux n’est pas direct, mais finit par s’imposer en évidence. L’amour advient, meut les corps, et les unit au soir de la Saint-Sylvestre. Le résultat : « Stella vient de naître en ce 10 octobre 1894 ».

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S’opposer au torrent

La citation de la semaine – Loris S. Musumeci

« Il faut être fou pour s’opposer au torrent. Mektoub. La vie est faite de fatalités irréversibles et non d’actes historiques révocables. »

Alice Zeniter, L’Art de perdre

© Loris S. Musumeci pour Le Regard Libre

Philippe Forest : « De certaines expériences extrêmes, on ne peut jamais rien dire »

Le Regard Libre N° 37 – Loris S. Musumeci

Philippe Forest est un homme de lettres reconnu pour ses amples connaissances en la matière. Il est professeur de littérature et contribue à de prestigieuses revues telles que la NRF. Depuis la mort de sa fille, Pauline, arrachée à la vie toute petite par un cancer, Philippe Forest a commencé à écrire des romans, liant la démarche du deuil à celle de l’écriture. Après plusieurs grands succès, comme son premier roman, L’Enfant éternel (1997), ou Sarinagara (2004), l’auteur se livre à une réflexion romanesque sur l’oubli. Nous l’avons rencontré à Fribourg.

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Prix suisses de littérature 2018

Le Regard Libre N° 36 – Jonas Follonier

Le jeudi 15 février dernier s’est tenue à la Bibliothèque nationale suisse, à Berne, la sixième cérémonie de remise des Prix suisses de littérature. Ceux-ci se composaient de sept Prix littéraires décernés à des auteurs des quatre régions linguistiques du pays parmi une liste de cent dix livres, d’un Prix spécial de traduction ainsi que du Grand Prix suisse de littérature. Le Regard Libre a pu assister à une très belle soirée placée sous le signe des lettres, de l’humanisme et de l’esthétique.

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