Archives par mot-clé : loris musumeci

«Le Daim»: un mauvais OCNI – objet cinématographique non identifié

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Un vrai exercice de style n’assure pas l’exercice d’un vrai cinéma. Il n’assure pas même un vrai film. Le preuve en est ce Daim qui est à vomir et qui se rapproche bien davantage de la vidéo que du film. Quentin Dupieux n’est pourtant ni un réalisateur dénué de talent, ni un artiste sans esprit. Sans parler de son acteur principal, l’immense Jean Dujardin, l’un des seuls acteurs français actuels à se hisser au niveau de la reconnaissance internationale.

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«Ça raconte Sarah»: un Choix Goncourt de la Suisse au cœur d’une passion lesbienne

Le Regard Libre N° 51 – Loris S. Musumeci

Tour d’horizon de quelques grands prix littéraires, épisode #4

«Ça raconte Sarah, sa beauté inédite, son nez abrupt d’oiseau rare, ses yeux d’une couleur inouïe, rocailleuse, verte, mais non, pas verte, ses yeux absinthe, malachite, vert-gris rabattu, ses yeux de serpent au paupières tombantes. Ça raconte le printemps où elle est entrée dans ma vie comme on entre en scène, pleine d’allant, conquérante. Victorieuse.»

Vous savez donc de quoi il s’agit. Ça raconte Sarah, eh bien, raconte Sarah. Ça raconte Sarah à travers les yeux d’une narratrice dont elle tombe amoureuse. Avec laquelle elle vit une passion folle et érotique. Puis la fin de cet amour, et la mort lente qu’engage cette rupture. Le sujet est simple, le livre est court; ce qui a plu aux jurés du Choix Goncourt de la Suisse. 

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Parlons littérature d’aujourd’hui avec Thomas Hunkeler

Le Regard Libre N° 51 – Loris S. Musumeci

Le statut de professeur n’est qu’un titre parmi tant d’autres. Le vrai professeur est celui qui transmet non seulement une matière, mais encore une passion. C’est le cas de Thomas Hunkeler, professeur de littérature française à l’Université de Fribourg. Voilà un homme qui a de la prestance, voilà un homme animé. Il sait de quoi il parle, comme il sait aussi s’égarer dans la liberté d’une parole ouverte, non-académique et sans a priori, pour nous partager ses goûts et ses pensées au sujet de la littérature.

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«Parasite»: cette année la Palme d’or est grosse comme une montagne

Les mercredis du cinéma – Loris Musumeci

«Tu as beau avoir un plan, mais jamais la vie ne se déroule comme prévu.» 

La famille Ki-taek vit dans un sous-sol. Pas étonnant puisqu’ils sont pauvres. Leurs revenus sont moindres: ils plient des cartons de pizza chez eux. Et en plus, ils ne le font même pas correctement. On peut donc en conclure qu’il s’agit d’une famille de chômeurs. Pas de malheur pour autant. Les quatre membres sont joyeux et solidaires. Et les choses sont prêtes de changer. Ki-Woo, le fils, décroche via l’aide d’un ami et d’un faux diplôme un poste d’enseignant particulier d’anglais au sein de la richissime famille Park. Peu à peu, toujours par des mensonges, arnaques et supercheries, Ki-Woo fait entrer dans la maison sa sœur, son père et sa mère. Tout le monde travaille désormais pour les Park, mais jusqu’à quand? Et à quel prix?

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«John Wick – Parabellum»: plus con, tu meurs

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Si vis pacem, para bellum.»

J’aime les films d’actions. Certes, je ne jurerais pas que par ce genre, mais je l’apprécie. De la série des James Bond assurément répétitive, aux Jean-Claude Van Damme portés par un semblant d’histoire, et même jusqu’aux films de Steven Seagal pourtant connus pour ne pas voler très haut. Mais là, John Wick m’en demande trop. «Si tu veux la paix, prépare la guerre», dit la citation latine qui donne à ce troisième volet son titre; eh bien si tu veux t’emmerder pendant plus de deux heures, prépare John Wick.

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Allez voir «Aladdin» pour vous aventurer dans les nuits d’Arabie

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Il est temps que je vous raconte l’histoire d’Aladdin, de la princesse et de la lampe.» 

Il y a deux ans, c’était La Belle et la Bête qui était adapté du dessin animé au film par Disney. Cette fois-ci, c’est au tour d’Aladdin. Et autant vous dire tout de suite que cette nouvelle adaptation est vraiment bien fichue. La collection des Disney étant passée du côté de notre patrimoine culturel, il est fort habile de la part de la compagnie d’animation américaine de redonner vie à ses petits chefs-d’œuvre sous la forme de films.

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«Le Jeune Ahmed», prix de la mise en scène à Cannes

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Un vrai musulman ne serre pas la main d’une femme.» 

Ahmed a treize ans. Mais c’en est déjà fini des jeux de l’enfance. Plus de Playstation, plus de posters, plus de bêtises. Désormais, c’est la foi qui a pris toute la place. Ahmed veut être un vrai musulman. Il se radicalise, comme on dit. Seules comptent les paroles de son imam; seul son cousin est digne de vénération, parce qu’il est parti mourir en martyr au front avec l’Etat Islamique. Ahmed veut passer à son tour à l’action, en tentant d’assassiner sa prof d’arabe, Madame Inès, trop libérale à ses yeux. Il échoue, il entre en centre de détention. Mais l’idéologie continue de le suivre.

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«My Absolute Darling» de Gabriel Tallent est un roman exceptionnel

Les bouquins du mardi – Loris S. Musumeci

L’aventure, la vraie! On peut dire en effet sans une once d’hésitation que le roman de Gabriel Tallent envoie du lourd. My Absolute Darling raconte l’histoire de Turtle Alveston. Elle a quatorze ans et vit seule avec son père en Caroline du Nord. Elle n’aime pas trop l’école et peine à entretenir des relations sociales en dehors de son père et de son grand-père. En fait, Turtle est un peu une sauvage, selon les dires de son père. Qui en est d’ailleurs fier. Il a appris à sa petite la vie dans la nature, la résistance physique aux confins de l’extrême, l’indépendance en toute situation, le maniement des armes, la chasse, la pêche; la vie à la dure, quoi.

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«Douleur et gloire»: le premier désir de Pedro Almodòvar

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Salvador Mallo a connu la gloire. Il connaît désormais la douleur. Asthme, maux de dos, maux de tête. Dépression aussi. Le grand cinéaste n’est plus en état de créer. Il se renferme sur lui-même. Des retrouvailles auxquels il ne s’attendait pas et la rediffusion de son succès des années quatre-vingt, Sabor, provoquent cependant un tournant dans sa vie. Celui de d’aller au-delà de la douleur pour retrouver son chemin de gloire. Celui de recommencer à poser sur le clavier un scénario qui raconte son histoire et son mal-être, pour guérir de ses blessures. Pour guérir de son passé.

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Rencontre avec Thierry Jobin, amoureux du cinéma et directeur artistique du FIFF

Le Regard Libre N° 50 – Loris S. Musumeci

Thierry Jobin est malade. Il a la maladie d’amour. Pour le cinéma. Et attention, parce qu’il est contagieux. Impossible de ne pas se passionner en discutant avec lui, pour découvrir des films et un autre cinéma. En nous racontant son parcours, il dresse un bilan positif de la dernière édition du Festival International de Films de Fribourg (FIFF) qui s’est tenue du 15 au 23 mars derniers. Sans manquer non plus de nous faire part d’épisodes délicieux et de ses rêves pour les éditions à venir. 

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