Archives par mot-clé : oscars

Le choix du verre à moitié vide dans «Drunk»

Les mercredis du cinéma – Alice Bruxelle

«Hymne à l’amitié et à la vie» pour certains, Drunk (2020) collectionne les nominations: Cannes, Oscars, César, Golden Globes. Et pourtant, le réalisateur Thomas Vinterberg rate complètement son sujet principal: l’alcool. Comme une bière en fin de journée, Drunk s’apprécie pour se vider l’esprit.

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«Petite sœur»: quand la Suisse fait du cinéma

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Sélectionné pour représenter la Suisse aux Oscars l’année prochaine, Petite sœur, réalisé par le duo féminin lausannois composé par Stéphanie Chuat et Véronique Reymond, narre la lutte d’une sœur aux côtés de son frère atteint d’une leucémie. Un film solaire, à rebours de ce que l’on pourrait attendre d’un récit où la maladie est le chamboulement causal du drame.

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Tartuffe en Pologne

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Faussaire, faussaire, ne vois-tu donc aucune rédemption possible? C’est ce que semble nous signifier le quatrième long-métrage du Polonais Jan Komasa. Nommé aux Oscars, le film La communion (Corpus Christi pour son titre original) évoque la spirale mensongère dans laquelle s’enferme un jeune délinquant se faisant passer pour un prêtre. L’habit ne fait-il vraiment pas le moine?

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«A la recherche d’Ingmar Bergman»: un documentaire à moitié tourné

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Tourner un documentaire sur un cinéaste mythique quand on est soi-même une réalisatrice ; la tâche en étonnera certains et en réjouira d’autres. C’est exactement ce qu’a fait Margarethe von Trotta dans A la recherche d’Ingmar Bergman. Un document peu surprenant dont le principal intérêt apparaît dans la discussion autour de l’héritage cinématographique que le réalisateur suédois a laissé derrière lui et dans la manière d’entrer frontalement dans son univers.

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«La Forme de l’Eau»: les rêveries des invisibles

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

«Incapable de percevoir ta forme, je te trouve tout autour de moi. Ta présence emplit mes yeux d’amour et rend humble mon cœur, car tu es partout.»

Le quotidien d’Elisa (Sally Hawkins) transpire d’une routine millimétrée et d’une solitude brisée par les paroles de ses deux amis – son voisin de palier Giles (Richard Jenkins) et sa collègue, Zelda (Octavia Spencer), qu’elle retrouve chaque jour en retard au laboratoire gouvernemental de Baltimore où elles récurent toute la journée.

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« Lion », une ode bouleversante à la fraternité

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 1er mai 2017, 20h30 – 21h00

Bouleversant. Tel est l’adjectif sans doute le plus adapté à ce drame tiré d’une histoire vraie. Lion raconte le destin incroyable du jeune indien Saroo, cinq ans, qui se retrouve enfermé dans un train après avoir perdu de vue son frère Guddu. Les portes du wagon ne s’ouvriront que 1500 kilomètres plus tard, à Calcutta. Après des jours d’errance, le jeune garçon est intégré à un orphelinat avant d’être adopté par un couple d’Australiens.

Vingt ans plus tard, Saroo traverse une crise existentielle et cherche à retrouver son village natal avec l’aide du logiciel Google Earth et des quelques souvenirs qui lui restent de cette fameuse nuit où tout a basculé. Cela fait trop longtemps qu’il est rongé par le désir de retrouver sa mère et son frère biologiques. De tout son coeur, il veut que sa première famille sache qu’il va bien, même après toutes ces années.

La première partie du film, présentant au spectateur l’histoire hallucinante du petit garçon depuis le soir où il a été séparé de son frère jusqu’au jour où il va rencontrer ses parents adoptifs, constitue un chef d’oeuvre à elle toute seule. Les lumières sombres, l’omniprésence de la ferraille, les bruits inquiétants du train, tout est traité sous le regard de l’enfant. Le spectateur se retrouve dans un véritable cauchemar, extrêmement bien mis en scène, où le wagon se transforme en prison ; les hommes en monstres ; et le temps, et la faim, et la soif, en supplices. Continuer la lecture de « Lion », une ode bouleversante à la fraternité

«Moonlight», une poésie d’images

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Sous la lumière de la lune, les garçons noirs sont bleus.»

Miami. Quartier chaud, quartier noir. Chiron, le gringalet nommé Little, court de toutes ses jambes, de toute sa force. Il doit échapper aux autres enfants qui veulent le fracasser. C’est la même rengaine au quotidien. Juan (Mahershala Ali), le «dealer» respecté du coin, aborde le gamin en douceur. Epris de compassion et cherchant à l’aider, il veut simplement connaître son prénom et le reconduire chez lui. Le petit, sans doute surpris et de nature tacite, ne réagit pas.

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« Le docteur Jivago » de David Lean

Le Regard Libre N° 1 – Sébastien Oreiller

Récompensé par l’Oscar du Meilleur Film, Le Docteur Jivago, réalisé par David Lean et produit par Carlo Ponti, est une adaptation du roman de Boris Pasternark (1890-1960), sorti en salles cinq ans après la mort de l’auteur, en pleine guerre froide. Censuré par le gouvernement soviétique, le roman, dont l’action s’étend sur près de trente ans, dresse le portrait de la Russie depuis la Révolution d’Octobre jusqu’à la période stalinienne.

Le film s’ouvre sur la rencontre, en plein chantier soviétique, du général Yevgraf Jivago, et d’une jeune ouvrière qui ne serait autre que sa nièce, la fille du poète Youri Jivago et de son amante Larissa. Devant la perplexité de la jeune femme, le général lui raconte l’histoire du docteur Jivago, né en Sibérie avant d’être recueilli à la mort de sa mère par des amis issus de la bourgeoisie moscovite. C’est dans cette cité qu’il étudie la médecine avant d’épouser son amie de longue date, Tonia. Continuer la lecture de « Le docteur Jivago » de David Lean