Archives par mot-clé : paternité

«L’ordre des choses» aurait pu donner un Houellebecq

Les bouquins du mardi – Ivan Garcia

Félix, un journaliste et écrivain médiocre, vient d’emménager avec sa compagne, Béatrice Bréguet, alias Bambi, dans leur tout nouvel appartement parisien. Alors que notre protagoniste pense enfin avoir trouvé le cadre idyllique pour relancer son activité artistique, Bambi voit naître des envies de maternité… Face à si déraisonnable demande, le pauvre Félix fera tout son possible pour échapper à «l’ordre des choses».

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Rencontre avec Mikhaël Hers, réalisateur d’«Amanda»

Le Regard Libre N° 45 – Loris S. Musumeci

Mikhaël Hers en est à son troisième long-métrage. Déjà très apprécié, il est promis à une carrière toujours plus florissante dans le septième art. Aujourd’hui, le cinéaste nous présente Amanda, qui place son action dans un Paris victime d’un horrible attentat, actualité de ces dernières années oblige. David, vingt-quatre ans, y perd sa sœur, et se voit soudain en père improvisé de sa nièce, la petite Amanda. La situation est loin d’être facile, et pourtant les deux vont apprendre à vivre ensemble, comme père et fille. En somme, le film est simplement beau et bouleversant. Rencontre avec son réalisateur.

Loris S. Musumeci: Comment en êtes-vous venu à faire du cinéma?

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«Au nom du père», de ses deux fils et de son esprit détraqué

Les mercredis du cinéma – Diana-Alice Ramsauer

Un article paru dans Bon pour la tête

Oui, la série Au nom du père regroupe tous les questionnements d’une frange de la population aisée, centrée sur son petit épanouissement personnel: rapport au père, problème de couples, spiritualité, gestion des émotions ou encore découverte d’une sexualité LGBTQIA*. Et pourtant, la force des émotions qui en ressort n’est pas anodine. Le jeu de l’acteur Lars Mikkelsen, primé aux Emmy Awards pour la meilleure interprétation masculine, n’est pas étranger à la puissance du récit. Continuer la lecture de «Au nom du père», de ses deux fils et de son esprit détraqué

«Amanda», de l’angoisse à l’espérance

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– Maman elle dort encore?
– Elle est pas là.»

Vie parisienne, vie heureuse. Amanda passe une enfance normale avec sa maman. David, son jeune oncle de vingt-quatre ans, profite le plus possible de voir sa sœur et sa nièce qui l’adore. Malgré sa vie mouvementée, toujours pressée, entre petits boulots et arrangements, David entretient une belle relation de complicité avec sa sœur. Puisque cette dernière est seule pour élever sa fille, il lui donne des coups de main comme il peut. Mais un jour tout s’écroule. La terreur d’un attentat s’abat sur Paris. Amanda n’a plus de maman, et David doit par conséquent devenir père prématurément. L’oncle et la nièce apprennent à vivre ensemble, malgré les difficultés, et les blessures du passé toujours ouvertes.

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«Dogman»: une vie de chien dans toute sa splendeur cinématographique

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Casse-toi, espèce de lâche!»

A coups de «Bravo, amore», Marcello, dit Marcè, lave, masse, soigne, nourrit et promène les chiens qui lui sont confiés. Son modeste cabinet, le Dogman, marche plutôt bien, même si la banlieue du Latium où il se situe laisse plutôt penser qu’on devrait davantage songer à s’occuper des êtres humains que des chiens. Marcello a aussi une fille, qu’il adore. En somme, les deux amours de sa vie sont les chiens et sa fille. Et puis, il a encore quelques bons amis dans le quartier, avec lesquels il discute de tout et de rien, et partage de généreuses spaghettate sur la terrasse du seul restaurant du coin.

Dans ses fréquentations, rôde aussi un certain Simone. Une brute pur-sang. Un colosse de violence au nez bossu par l’habitude des coups. Il tape sur tout ce qui bouge quand ses nerfs sont à bout; et ses nerfs sont toujours à bout. Pourtant, il semble y avoir une certaine affection entre lui et Marcello. Ce qui les lie: la cocaïne. Les deux s’en procurent et se la partagent. De temps en temps, il sortent voir des filles. Et si le cœur leur en dit – surtout à Simone – ils s’organisent un petit cambriolage vite fait bien fait. Mais ce cercle vicieux ne peut plus durer, surtout quand Simone commence à devenir violent également avec celui qu’il appelle son ami, et qu’il le pousse à commettre l’irréparable.

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Père, pain, pardon: la visite du pape François à Genève

Le Regard Libre N° 41 – Loris S. Musumeci

Le pape François était attendu depuis peu, mais il était très attendu. Sa visite à Genève du 21 juin dernier a été marquée par une forte valeur symbolique au niveau politique et œcuménique ; par une forte valeur émotionnelle pour la population. Outre le discours central prononcé au COE (Conseil œcuménique des Eglises), il y avait l’homélie qui suscitait l’impatience. Qu’aurait-il bien pu dire, ce brave homme, aux bons Suisses ? Une fois le prêche accompli, l’ardeur est passée ; le message, lui, a demeuré.

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Metin Arditi: «Dans tous mes livres, j’ai cherché l’estime de mon père»

Le Regard Libre N° 37 – Jonas Follonier

Connu pour ses nombreux engagements dans le milieu culturel, Metin Arditi est devenu depuis quelques années l’un des écrivains les plus importants de Suisse. L’auteur d’origine turque séfarade nous a ouvert les portes de son domicile, à Genève, pour une discussion autour de son dernier roman, Mon père sur mes épaules (2017), paru aux Editions Grasset. Un entretien aussi bouleversant que son ouvrage.

Jonas Follonier: Dans votre ouvrage Mon père sur mes épaules, vous racontez l’épisode marquant où l’une de vos deux filles atteint l’âge de sept ans. Vous écrivez: «Soudain je compris de quoi, à son âge, j’avais été privé. Je fus anéanti.» Est-ce le point de départ de ce livre?

Metin Arditi: Dans la question de savoir s’il faut condamner Pâris et Hélène du fait que leur amour a déclenché la guerre de Troie, le véritable problème à affronter est le suivant: s’ils n’étaient pas tombés amoureux l’un de l’autre, est-ce que la guerre de Troie aurait eu lieu oui ou non? Il s’agit de se demander s’il y a une véritable connexion entre les deux événements. Toutes proportions gardées, c’est un peu la même histoire ici. L’observation que j’avais faite de ma fille lorsqu’elle avait sept ans, c’est la cause profonde, en effet. Mais il y a eu des causes beaucoup plus immédiates qui m’ont amené à écrire ce livre, dont une particulièrement.

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« Brooklyn Yiddish », une photographie sublime épouse l’histoire d’un veuf

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Les rabbins ont-ils droit de regard sur tout ? »

Menashe a l’air perdu. Il marche dans son quartier sans sembler savoir où il va. Pourtant, il est en retard, comme d’habitude. A peine arrivé à l’épicerie kasher où il travaille, il reçoit une remarque de son supérieur. Par ailleurs, Menashe est veuf depuis une année. La garde de son fils unique, Rieven, a été confiée au frère de sa défunte épouse, jusqu’à ce qu’il ne se trouve une nouvelle femme. Seulement, il n’est pas très désireux de se marier. Ce qui compte pour lui, c’est son fils. Miséricordieux, le rabbin lui accorde de pouvoir reprendre Rieven chez lui pendant une semaine. Le père se donnera la plus grande peine pour prouver que lui et l’enfant peuvent être heureux.

Une histoire touchante

Joshua Z. Weinstein a plongé dans sa propre judéité pour donner un aperçu de la vie dans un quartier juif. Si Brooklyn Yiddish rend parfaitement compte de l’atmosphère régnant au sein de la communauté hassidique de Brooklyn, il offre en réalité beaucoup plus. L’histoire raconte l’amour aussi banal qu’immense d’un père pour son fils. Le père est certes très maladroit, néanmoins le petit n’a d’yeux que pour lui.

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