Archives par mot-clé : père

Père, pain, pardon: la visite du pape François à Genève

Le Regard Libre N° 41 – Loris S. Musumeci

Le pape François était attendu depuis peu, mais il était très attendu. Sa visite à Genève du 21 juin dernier a été marquée par une forte valeur symbolique au niveau politique et œcuménique ; par une forte valeur émotionnelle pour la population. Outre le discours central prononcé au COE (Conseil œcuménique des Eglises), il y avait l’homélie qui suscitait l’impatience. Qu’aurait-il bien pu dire, ce brave homme, aux bons Suisses ? Une fois le prêche accompli, l’ardeur est passée ; le message, lui, a demeuré.

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Metin Arditi : « Dans tous mes livres, j’ai cherché l’estime de mon père »

Le Regard Libre N° 37 – Jonas Follonier

Connu pour ses nombreux engagements dans le milieu culturel, Metin Arditi est devenu depuis quelques années l’un des écrivains les plus importants de Suisse. L’auteur d’origine turque séfarade nous a ouvert les portes de son domicile, à Genève, pour une discussion autour de son dernier roman, Mon père sur mes épaules (2017), paru aux Editions Grasset. Un entretien aussi bouleversant que son ouvrage.

Jonas Follonier : Dans votre ouvrage Mon père sur mes épaules, vous racontez l’épisode marquant où l’une de vos deux filles atteint l’âge de sept ans. Vous écrivez : « Soudain je compris de quoi, à son âge, j’avais été privé. Je fus anéanti. » Est-ce le point de départ de ce livre ?

Metin Arditi : Dans la question de savoir s’il faut condamner Pâris et Hélène du fait que leur amour a déclenché la guerre de Troie, le véritable problème à affronter est le suivant : s’ils n’étaient pas tombés amoureux l’un de l’autre, est-ce que la guerre de Troie aurait eu lieu oui ou non ? Il s’agit de se demander s’il y a une véritable connexion entre les deux événements. Toutes proportions gardées, c’est un peu la même histoire ici. L’observation que j’avais faite de ma fille lorsqu’elle avait sept ans, c’est la cause profonde, en effet. Mais il y a eu des causes beaucoup plus immédiates qui m’ont amené à écrire ce livre, dont une particulièrement.

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« What Will People Say »

Festival International de Films de Fribourg – Loris S. Musumeci

« Est-ce que tu ne t’es jamais interrogée sur les conséquences de tes actions ? »

Nisha (l’excellente Maria Mozhdah) est belle. Son teint typé lui donne un charme oriental et profond. Elle le doit à ses parents, émigrés du Pakistan. En dépit de ses origines, la jeune fille mène une vie totalement à l’occidentale. Elle danse en disco, boit un peu, fume sans excès, drague comme il le faut et ne se détache pas de son téléphone portable. Les messages avec ses copines fusent pour prévoir des sorties aussi excitantes que clandestines.

En famille, les rapports avec sa mère (Ekavali Khanna) sont plutôt tendus. Avec papa (Adil Hussain) tout est plus tendre ; elle est sa princesse. Mais celui-ci n’est pas au courant de certaines de ses pratiques. Elle a effectivement pour habitude de fuir de chez elle le soir tombé via deux étages de balcons et un muret. Par cette même voie, le petit ami de Nisha la rejoint une nuit. Caresses modérément sensuels, baisers. Pour le plus grand malheur de tout le monde, le père débarque dans la chambre et, fou furieux, il éclate en tabassant le garçon.

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« Seule la terre », ou l’homosexualité dans un contexte paysan

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Johnny (Josh O’Connor) est fils de fermiers, dans le Yorkshire. Tout repose sur lui à présent, son père n’arrivant plus à se déplacer convenablement. S’occuper d’une ferme sous les reproches du paternel et sans vraiment de reconnaissance, ce n’est pas la joie. De plus, les amis de Johnny sont partis pour faire des études ; il est le seul à être resté au village. L’arrivée à la ferme d’un saisonnier roumain (Alec Secareanu) va alors tout chambouler. Continuer la lecture de « Seule la terre », ou l’homosexualité dans un contexte paysan

« Brooklyn Yiddish », une photographie sublime épouse l’histoire d’un veuf

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Les rabbins ont-ils droit de regard sur tout ? »

Menashe a l’air perdu. Il marche dans son quartier sans sembler savoir où il va. Pourtant, il est en retard, comme d’habitude. A peine arrivé à l’épicerie kasher où il travaille, il reçoit une remarque de son supérieur. Par ailleurs, Menashe est veuf depuis une année. La garde de son fils unique, Rieven, a été confiée au frère de sa défunte épouse, jusqu’à ce qu’il ne se trouve une nouvelle femme. Seulement, il n’est pas très désireux de se marier. Ce qui compte pour lui, c’est son fils. Miséricordieux, le rabbin lui accorde de pouvoir reprendre Rieven chez lui pendant une semaine. Le père se donnera la plus grande peine pour prouver que lui et l’enfant peuvent être heureux.

Une histoire touchante

Joshua Z. Weinstein a plongé dans sa propre judéité pour donner un aperçu de la vie dans un quartier juif. Si Brooklyn Yiddish rend parfaitement compte de l’atmosphère régnant au sein de la communauté hassidique de Brooklyn, il offre en réalité beaucoup plus. L’histoire raconte l’amour aussi banal qu’immense d’un père pour son fils. Le père est certes très maladroit, néanmoins le petit n’a d’yeux que pour lui.

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