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Pascal Couchepin: «Personnellement, j’étais pour un ticket à deux»

Un entretien inédit préparé par Jonas Follonier et Nicolas Jutzet

Vendredi dernier 1er septembre, le groupe parlementaire PLR a tenu séance à Neuchâtel pour choisir le type de candidature qu’il souhaite lancer dans la succession à Didier Burkhalter au Conseil fédéral. Un ticket à trois a été choisi: les candidats Ignazio Cassis (le favori), Isabelle Moret et Pierre Maudet restent en lice. Réactions d’un ancien président de la Confédération libéral-radical, Pascal Couchepin.

Jonas Follonier: Ce choix d’un ticket à trois était-il une surprise pour vous?

Pascal Couchepin: Je n’ai pas été surpris, car dans ce domaine, la préoccupation tactique l’emporte souvent sur la préoccupation du fond. Personnellement, j’étais pour un ticket à deux, et non à trois. Imaginez un ticket à quatre, cinq, six, ce serait laisser les autres partis décider. Non, il est essentiel que le parti s’accorde déjà sur un ou deux noms, afin de faire une première sélection au niveau des compétences, et ne pas laisser l’entier du choix aux autres formations politiques.

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Pierre Maudet, l’arrogant du bout du lac

Regard sur l’actualité – Nicolas Jutzet

Pierre Maudet est donc officiellement candidat. Etonnant: il est pourtant connu pour son intelligence et sa clairvoyance. Sa candidature laisse percevoir cette ambition sans borne qui lui sert de boussole depuis toujours. Aveuglante? La victoire d’un candidat latin risque de lui boucher l’horizon pour longtemps, si ce n’est à jamais. L’homme est pressé. Un destin, ça se force. En soi, l’ambition est éminemment souhaitable et respectable; ici, le désir de l’individu risque de nuire à sa communauté.

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Succession de Didier Burkhalter: l’illusion du jeunisme

Regard sur l’actualité – Nicolas Jutzet

A chaque fois qu’une place se libère dans notre collège, le Conseil fédéral pour les intimes, une liste allongée de critères apparaît dans les médias qui se passionnent pour un événement somme toute très peu intéressant pour le grand public: le choix d’un haut-fonctionnaire par une assemblée d’élus.

Et cette liste, arbitraire au possible, s’appuie en partie sur un article de notre chère Constitution, Art. 175 alinéa 4: «Les diverses régions et les communautés linguistiques doivent être équitablement représentées au Conseil fédéral». Vous avez dit vague? Mais d’autres font partie de l’équation: égalité des sexes, capacité à gouverner, provenance géographique, connaissance de la politique fédérale. Les élus, qui défendent le «bien commun», n’aiment pas élire un externe, un gueux qui préfère agir dans son canton, ou pire, en dehors du monde politique. Corporatisme quand tu nous tiens.

Circonspect face à tant de niaiserie, j’ai toujours rêvé d’une élection en fonction des compétences, du talent, du curriculum vitae. Mais cela est très peu suisse apparement. Karin Keller Suter et Thomas Aeschi, pour prendre des exemples récents, «lassen Grüssen» comme disent nos amis outre-Sarine. Pas de tête qui dépasse, surtout pas.

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Une triple taxation des mêmes montants

Regard sur l’actualité – Jonas Follonier

Le 15 juin de l’année dernière, le peuple suisse avait nettement refusé l’initiative de la gauche qui proposait d’imposer fortement les successions. Le Parti libéral-radical neuchâtelois avait alors directement inscrit dans son programme de législature un projet de loi visant à supprimer l’impôt sur les successions en ligne directe.

Chose promise, chose faite ! Ce vendredi 20 mai, le PLRN a déposé son projet de loi auprès du secrétariat du Grand Conseil. Déjà, la gauche s’insurge des recettes que ferait perdre un tel changement : environ 6,5 millions de francs que l’Etat neuchâtelois ne toucherait plus. Cette façon de voir n’est pas assez fine. Continuer la lecture de Une triple taxation des mêmes montants

Quid des élections fédérales ?

Le Regard Libre N° 11 – Sébastien Oreiller

Le 18 octobre est passé, le deuxième tour pour le Conseil aux Etats se fait attendre. Pourtant, la scène politique suisse est déjà définie : la droite sort gagnante, l’UDC surtout, le PLR ensuite. Tout le monde connaît le scénario de la prochaine législature : alliance entre les deux partis, majorité au Parlement, un conseiller fédéral en plus pour le premier parti de Suisse, indépendamment de la position, volatile, du PDC.

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Plaidoyer pour les libertés – Rencontre avec l’historien Philippe Bender

Le Regard Libre N° 10 – Sébastien Oreiller et Jonas Follonier

Parmi ses historiens fameux, le Valais compte Philippe Bender. Spécialisé dans le radicalisme valaisan et suisse, il est une mémoire vivante qui fait beaucoup parler. Monsieur Bender nous a très aimablement accueillis chez lui, à Fully, pour répondre à quelques questions sur sa passion et sa vision.

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Pour un Valais durable (Rencontre avec Isabelle Darbellay-Métrailler)

Le Regard Libre N° 8 – Jonas Follonier

Isabelle Darbellay Métrailler, l’actuelle présidente d’Avenir Ecologie, une association valaisanne, a accepté de répondre à nos questions. Très active dans le Parti libéral-radical (PLR) valaisan depuis une dizaine d’années, elle a également été présidente des Femmes libérales-radicales valaisannes et responsable du bureau valaisan de l’égalité.

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Le libéralisme aujourd’hui

Le Regard Libre N° 7 – Jonas Follonier

L’interview de Frédéric Jollien, président de la section suisse des European Students For Liberty.

Le Regard Libre: Qu’est-ce que le libéralisme?

Frédéric Jollien: Le libéralisme est une philosophie politique affirmant le droit naturel de chaque être humain. Le principe de ce droit est que chaque individu est propriétaire de lui-même et de son activité. C’est une condamnation de l’agression, celle-ci étant définie comme une atteinte à la propriété d’autrui contre son consentement.

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Regard libre sur le Valais

Le Regard Libre N° 5 – Sébastien Oreiller et Jonas Follonier

Le Regard Libre: Cela fait maintenant cinq ans que vous n’êtes plus conseiller fédéral. Etes-vous toujours autant passionné par la politique, ou est-ce que votre regard sur celle-ci a changé?

Pascal Couchepin: Le regard s’est détendu. Il est peut-être plus critique, pour des raisons objectives sans doute, par le fait même que je ne suis plus au cœur de la politique, par exemple. En tout cas, les problèmes actuels sont plus difficiles à résoudre. Le corps électoral réagit par vagues d’émotions.

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