Archives par mot-clé : rbi

Eloge du travail

Le Regard Libre N° 63 – Jonas Follonier

Il peut paraître vieux jeu de faire l’éloge du travail. Cela peut même sembler gonflé à un moment où tant d’individus ont dû faire des sacrifices pour lutter collectivement contre la crise. Il n’aura cependant échappé à personne que la crise sanitaire due au Covid-19 s’accompagne entre autres d’une crise économique et que celle-ci, selon plusieurs analystes reconnus s’étant exprimés dernièrement, pourrait bien être encore pire que celle-là. Pire, au sens où elle pourrait engendrer davantage de morts.

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Gerhard Andrey, un vert convaincu par le digital

Le Regard Libre N° spécial «Ecologie – Pour un revirement intégral» – Jonas Follonier

Le Fribourgeois Gerhard Andrey est le co-fondateur de la société Liip SA, une entreprise spécialisée dans le développement numérique et qui emploie cent cinquante personnes. C’est également le vice-président des Verts Suisses, depuis 2016. Petite entrevue à Fribourg dans un bureau plutôt «gauche chic».

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Le vote rationnel

Le Regard Libre N° 18 – Jonas Follonier

Le 5 juin dernier, le peuple suisse s’est notamment prononcé contre l’instauration d’un revenu de base inconditionnel et pour la réforme de la loi sur l’asile. Osons le dire: ce vote est rationnel. Quoi? Serait-il rationnel parce qu’il correspond à mes opinions? J’aurais envie de dire que oui, mais on m’a reproché un ton un peu trop provocateur dans mes précédents éditoriaux. Expliquons donc la rationalité de ce vote autrement.

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Deux jeunes politiciens discutent autour d’un verre

Le Regard Libre N° 17 – Jonas Follonier

Nombreux sont les jeunes engagés en politique. Le Regard Libre est allé à la rencontre de deux d’entre eux, dans un bar de Neuchâtel : Luc Bourquin, représentant des Jeunes socialistes neuchâtelois au niveau suisse, et Michele Barone, vice-président des Jeunes libéraux-radicaux suisses. Quand babord et tribord s’affrontent amicalement autour d’un verre, cela donne naissance à d’intéressantes discussions.

Jonas Follonier : Le 5 juin, voterez-vous pour ou contre l’initiative demandant l’instauration d’un revenu de base inconditionnel (RBI) et pourquoi ?

Luc Bourquin : Il faut savoir que le RBI est une question sensible, car au sein même du PS, il y a une division. Le PS suisse tout comme le PS neuchâtelois sont contre, alors que les Jeunes socialistes suisses et neuchâtelois sont pour. Pour ma part, je pense que c’est un enjeu très important, dans la mesure où pour une fois, on a une votation qui remet en cause le système. Ce qu’il y a de très intéressant dans cette proposition, c’est qu’elle veut séparer le travail de la subsistance. Il s’agit de dire que tout le monde a le droit à une vie décente, quelles que soient ses qualités ou ses ambitions. Beaucoup ont peur que les gens arrêtent de travailler : un sondage montre qu’au contraire, très peu de gens cesseraient d’avoir un travail. Je pense aussi qu’économiquement, le RBI serait positif à long terme, car on arrive actuellement à un stade où on ne peut plus garantir le plein emploi. Cela est dû aux avancées technologiques et à la quatrième révolution industrielle. Le RBI serait une solution face à ce phénomène. A ceux qui disent que le RBI est contre le capitalisme, j’ai envie de répondre que non, le RBI permet de sauver le capitalisme ! Continuer la lecture de Deux jeunes politiciens discutent autour d’un verre

Le revenu de base : après moi le déluge !

Le Regard Libre N° 14 – Nicolas Jutzet

Le revenu de base inconditionnel (RBI) est un versement mensuel par une caisse publique, à chaque individu, d’une somme d’argent suffisante pour couvrir les besoins de base et permettre la participation à la vie sociale, comme une rente à vie. C’est la concrétisation d’un droit humain fondamental.

La thématique prend de l’ampleur, les articles de journaux et les émissions traitant du sujet s’enchaînent. Les formulations sont diverses : revenu de base inconditionnel (RBI) en Suisse, la forme française qu’on connaît sous le nom de LIBER (défendu par le think-tank Génération libre), ou encore sous le terme d’allocation universelle, revenu universel de base, voir même d’impôt négatif. Leur point commun ? Ils annoncent un changement radical de notre société. Ca tombe bien, les citoyens suisses pourront donner leur avis sur la question au mois de juin. Mais avant de s’attaquer à la version helvétique, un pe-tit rappel historique s’impose.

La genèse de l’idée nous viendrait d’un certain Thomas More, philosophe anglais, qui décrivit, dans son essai politique Utopia paru dans le courant du XVIe siècle, son modèle de société idéale. Elle répondait au critère suivant lequel « la richesse nationale est si également répartie que chacun y jouit en abondance de toutes les commodités de la vie », soit les prémices d’un revenu de base universel, ou du moins une promesse de redistribution que l’on retrouve aujourd’hui. Il essayait de répondre aux premiers signes de ce qui deviendra la révolution agricole au XVIIIe siècle (rationalisation des récoltes, en-closures et fin de la jachère). Continuer la lecture de Le revenu de base : après moi le déluge !