Archives par mot-clé : relations familiales

«My Beautiful Boy», a beautiful movie

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

My beautiful boy est un film touchant, subtil et bien réalisé qu’il serait très dommage de manquer. Nos impressions.

Ecran noir. Bruit de vagues. Une voix. Celle d’un père confus cherchant des réponses à ses questions. My beautiful boy s’ouvre en plan rapproché sur le visage à la fois inquiet et résigné de David Sheff, interprété par un Steve Carell qui, aussi touchant dans la comédie que dans le drame, déploie ici un jeu tout en sobriété. Il regarde la caméra et, à travers elle, semble s’adresser à la fois au spectateur et à quelqu’un que nous identifions au travers d’une voix-off comme étant un spécialiste des drogues dures. D’un ton ferme, il nous place ainsi d’emblée dans l’action en lançant deux questions: «qu’est-ce que cette merde fait à mon fils et comment je peux l’aider?» Cette ouverture in medias res donne le ton du film et nous invite à entrer dans la confidence et l’intimité d’une relation père-fils aussi inébranlable que fragile.

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«Suzanne», ou ne jamais cesser de «sourire quand même»

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Suzanne a nonante-cinq ans et de nombreuses chutes à son actif, c’est pourquoi elle se retrouve contrainte de quitter sa résidence pour séniors pour un Ehpad, un établissement pour personnes âgées dépendantes. Le personnel, en sous-effectif, y est débordé et pas toujours aimable ni bienveillant à l’égard de ses pensionnaires. Chaque geste est compté, tout est calculé de façon à ce qu’on ne perde pas une seconde; c’est l’usine pour un salaire de misère et un burn-out à la clef. Les activités proposées sont infantilisantes et Suzanne refuse d’y participer. Il faut dire que ce n’est pas dans ses habitudes d’obéir aveuglément.

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« Carnivores » : il eût fallu mâcher un peu plus

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Hélène Lavoyer

Il y a Mona (Leïla Bekhti). Dans l’ombre, elle continue avec détermination et courage son chemin à la poursuite d’un grand rêve : devenir comédienne. Mais il y a Sam (Zita Hanrot), aussi, sa sœur cadette qui un jour, par hasard, se voit propulsée sur le tournage d’un réalisateur de renom. Puisque les rôles lui passent sous le nez et qu’elle n’a plus d’argent, Mona emménage, pour quelque temps seulement, dans l’appartement de sa sœur et de son mari (Bastien Bouillon), où ils vivent avec leur enfant. Continuer la lecture de « Carnivores » : il eût fallu mâcher un peu plus

«Jusqu’à la garde», un thriller réaliste

Les mercredis du cinéma – Marina De Toro

Les lumières éclairent gentiment la salle, le générique de fin défile à l’écran et les sièges sont lourdement silencieux. Certains spectateurs ont de la peine à décrocher leurs yeux de l’écran, car le film qu’ils viennent de voir les a laissés sans voix. Voilà la réaction que peut susciter le long-métrage Jusqu’à la garde réalisé par Xavier Legrand. Ce film nous parle de la complexité des relations familiales, parfois malsaines, et surtout de la difficile épreuve du divorce.

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