Archives par mot-clé : sofia coppola

«Virgin Suicides», ou le spleen des Lisbon

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Sofia Coppola – Kelly Lambiel

Etre le «fils de» est une carte de visite à double tranchant. Les portes s’ouvrent, mais ou l’on se fait son propre nom, ou l’on se colle une étiquette. Etre la «fille de», à Hollywood, quand son père n’est autre que le grand Francis Ford Coppola, et vouloir adapter, pour son premier long-métrage, un roman qui parle du suicide de cinq adolescentes, est une mission kamikaze. Une entrée pourtant réussie, explosive de douceur et de mélancolie, qui offre à Sofia Coppola une place méritée dans le monde du cinéma.

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«Lost in Translation», c’est de l’art dans le décalage

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Sofia Coppola – Loris S. Musumeci

Le kitsch, c’est de l’art. L’humour, aussi. Le drame, évidemment. Sans parler de l’art de la traduction… Lost in Translation, deuxième long-métrage de Sofia Coppola, c’est de l’art. Un art kitsch, drôle, dramatique. Un art récompensé par l’Oscar du meilleur scénario original entre autres prix. Un film discret, un film qui ne paie pas de mine, un film un peu perdu dans le monde du cinéma, un peu comme ses personnages, qui sont perdus eux aussi. Lost in Translation. Lost tout court.

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«The Bling Ring»: tout ce qui brille… sinon rien

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Sofia Coppola – Fanny Agostino

Entre 2008 et 2009, un groupe d’adolescents californiens défraie la chronique grâce à ses braquages nocturnes; ils ciblent des célébrités comme Paris Hilton ou Megan Fox afin de se servir en bijoux et habits de haute couture pour un montant estimé à trois millions de dollars. Aussi tape-à-l’œil que son titre, le film de Sofia Coppola s’inspirant des faits ne transcendera pas ces teenagers qui font corps avec la société de consommation et la pure jouissance de l’instant.

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Sofia Coppola: la connaissez-vous vraiment?

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Les coronarétrospectives du cinéma – Indra Crittin

Quand on grandit dans une famille à la fibre artistique, aux côtés de celui que l’on surnomme le «Napoléon du cinéma», on est forcément plus enclin à vouloir faire des films! Bienvenue chez les Coppola, une dynastie qui s’étale sur trois générations d’artistes talentueux. Tandis que certains — comme c’est le cas pour Nicolas Cage, neveu de Francis Ford Coppola — ont préféré changer de nom pour se forger leur propre réputation, Sofia Coppola a depuis longtemps creusé son sillon, tout en conservant son patronyme. Portrait.

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« Les Proies » et leur charme meurtrier

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 2 octobre 2017, 20h30 – 21h00

« L’ennemi, en tant qu’individu, nous réserve des surprises. »

Virginie, 1864. La Guerre de Sécession enfume les paysages américains. Le caporal John McBurney (Colin Farrell) de l’Union est à terre. Blessé. Une fillette, robe à carreaux, se retrouve face à lui. Elle sursaute. Les personnages se présente : elle s’appelle Amy (Oona Laurence). Son pensionnat se trouve tout proche du lieu. Mue par une charité toute naturelle, elle aide le soldat à se relever pour rejoindre l’établissement.

Dans la cour, elle appelle au secours. Miss Martha (Nicole Kidman), autorité de l’école, et les filles arrivent. Dilemme : livrer ce « ventre bleu » ou le prendre en charge, comme le demanderait la morale chrétienne ? La seconde option l’emporte, pour le meilleur et pour le pire. Du meilleur, il y a la rencontre d’un homme, dont l’entre-soi féminin s’émoustille ; du pire, les inévitables passions.

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