Archives par mot-clé : syrie

« Profile » : pas normal mais banal

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Thierry Fivaz

Présenté ce mardi 10 juillet au NIFFF dans la catégorie « Films of the third kind »Profile de Timur Bekmambetov propose une expérience cinématographique inédite, mais cependant ordinaire.

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À quand le vrai désarmement ?

Les lundis de l’actualité – Alexandre Wälti

Une revue de presse, pourquoi pas. Une chronique, mieux. Peut-être les deux ou quelque chose qui s’en approche. L’occasion certaine de nous interroger sur la politique du (dés)armement de l’ONU mais aussi sur la question de l’armement en Suisse.

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Vladimir Poutine : autoritariste de l’Ancien Monde ou stratège hors pair ?

Les lundis de l’actualité – Diego Taboada

Accusé par la plupart des pays occidentaux d’importants bouleversements géopolitiques contemporains (Ukraine, Syrie), le président russe a rendu à la Russie le statut de puissance mondiale. Retour sur la stratégie et les événements clés qui ont mené à la situation actuelle.

Tout commence à la chute de l’Union soviétique. C’est « la fin de l’histoire », l’avènement d’un nouvel ordre mondial incarné par les Etats-Unis et leurs alliés. Le modèle libéral occidental s’impose. L’opposition bipolaire cède sa place à un idéal de promotion de la paix et de la démocratie, et d’une interdépendance économique entre les Etats. Ce projet se caractérise par l’expansion de l’OTAN et de l’Union européenne vers l’est, et la cooptation de pays comme la Hongrie, la Pologne ou les pays baltes, historiquement proches de l’URSS. Continuer la lecture de Vladimir Poutine : autoritariste de l’Ancien Monde ou stratège hors pair ?

Le Moyen-Orient n’en est pas à bout de ses difficultés

Les lundis de l’actualité – Clément Guntern

Le Moyen-Orient n’en est pas à bout de ses difficultés. Les tensions entre les Etats ainsi qu’entre les différentes communautés religieuses ou ethniques apparaissent dans de nombreux pays. Une nouvelle ligne de front s’est ravivée ces dernières années avec une confrontation entre deux puissances régionales que sont l’Arabie saoudite et l’Iran. Ces deux Etats qui représentent chacun une communauté religieuse, respectivement le sunnisme et le chiisme, s’affrontent dans toute la région. La puissance iranienne qui a adopté une position plus agressive dans la région provoque la peur de son rival saoudien, qui voit la république islamique d’Iran se déployer dans tous les conflits.

L’équilibre de la région risque d’être perturbé et la contre-attaque saoudienne n’a pas tardé partout où l’Iran s’est engagé. Notamment au Yémen, où l’Iran soutient les rebelles contre le gouvernement. L’Arabie saoudite s’est vue obligée d’intervenir dans ce pays limitrophe avec le soutien de plusieurs autres pays arabes. En Syrie et en Irak également où le régime iranien a même déployé des hommes pour soutenir les gouvernements en place, chiites bien évidemment. Au Liban, finalement, où Téhéran soutien le groupe armé et parti politique Hezbollah, fervent chiite lui aussi. Continuer la lecture de Le Moyen-Orient n’en est pas à bout de ses difficultés

Méditations syriennes

Le Regard Libre N° 9 – SoΦiamica

« Perte de la vue puis perte de la foi et de la destination : Aussi ma nuit extrême est-elle trois nuits. » Abul Ala Al-Ma’ari

Né en 973 après J.-C. près d’Alep en Syrie, Abul Ala Al-Ma’ari est un des plus grands poètes et penseurs de l’Âge d’or islamique. Il devint aveugle dès quatre ans, ce qui ne l’empêchera pas de faire ses études à Alep, Antioche et Tripoli, et de publier un premier recueil de poésies philosophiques intitulé Saqt az-zand, soit l’Étincelle d’Amadou. Devenu populaire, il est invité par les prestigieuses instances intellectuelles de Bagdad, auxquelles il refuse de vendre une partie de ses œuvres et dont il perdra par conséquent le soutien. Il rentre alors en 1010 en Syrie où il mène une vie d’ascète jusqu’à la fin de sa vie en 1057, retiré dans une modeste maison. À la fois respecté pour ses talents littéraires et blâmé pour l’audace de sa pensée libre, Al-Ma’ari écrit son deuxième ouvrage, la Nécessité de ce qui n’est pas Nécessaire (Luzum ma lam yalzam), suivi de l’Epître du Pardon (Risalat al-ghufran), auquel on comparera souvent la Divine comédie de Dante. Son œuvre se terminera avec le recueil d’homélies Al-Fusul wa al-ghayat, littéralement Paragraphes et Périodes. Une grande partie de ses écrits est aujourd’hui malheureusement perdue.

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