«On ne naît pas femme, on le devient»: la célèbre formule de Simone de Beauvoir est souvent citée aujourd’hui pour justifier l’idée selon laquelle on pourrait soi-même décider de son sexe. Cette auteure ne songeait pourtant pas à relativiser la réalité biologique.
Selon Kant, le mensonge mine les fondements de l’Etat, tandis qu’une vérité trompeuse est acceptable. Deux siècles plus tard, avec le président Clinton, la même logique semble toujours à l’œuvre dans l’affaire Lewinsky.
La société semble se diviser entre les personnes qui suivent leur ressenti pour rendre compte de leur identité, en particulier sexuelle, et les tenants de la biologie. Certains juristes soulignent les dérives auxquelles peut mener le droit quand il est fondé sur le sentiment.
Il y a 74’000 ans, l’humanité fut à deux doigts de disparaître. En cause, l’explosion d’un volcan. Les études génétiques confirment que la population humaine ne comptait que quelques milliers d’individus à cette époque. De nos jours, la menace d’une extinction de masse demeure.
DOSSIER «LE SEXE SANS COMPLEXE» | L’interdiction de la prostitution dans certaines pays d'Europe semble peut cohérente, puisque la pornographie y est légale. Une saine politique ne reviendrait-elle pas plutôt à agir en amont, en évitant d’encourager sur Internet ce que l’on proscrit dans la rue, ou alors d’accepter, comme les anciens, qu’il vaut mieux la réguler, car c’est un phénomène, somme toute, inévitable?
Et si l’Europe résidait dans l’antagonisme né à la Renaissance entre vision chrétienne et vision scientifique du monde? Cette opposition a toujours été présente sous des formes différentes selon les époques. Voilà qu’elle se situe aujourd’hui sur un nouveau plan: certains soutiennent qu’une lecture matérialiste du monde est désormais impossible au vu des théories physiques actuelles.
DOSSIER «LE GRAND RETOUR DU NUCLEAIRE», Jean-David Ponci | La maîtrise de la fusion permettrait de reproduire les réactions thermonucléaires des étoiles qui ne sont pas en fin de vie, où quatre atomes d’hydrogène fusionnent pour donner un atome d’hélium. C’est le processus physique qui génère la plus grande quantité d’énergie. La contrôler pour produire de l’électricité serait comme mettre le soleil en boîte. Toutefois, est-ce vraiment réalisable sur Terre? Si oui, pour quand? Et ces centrales seraient-elles vraiment moins dangereuses en cas d’accident que les centrales à fission? Alessandro Casati, docteur en physique, a travaillé pendant quatre ans dans différents projets sur la fusion nucléaire: le grand projet international ITER en France et le Tokamak de l’EPFL, en Suisse. Désormais, le spécialiste travaille dans la finance, mais il a continué par passion à suivre les avancées du domaine. Un grand avantage: il est ainsi à même de répondre de manière impartiale et de nous livrer son expertise sur l’avenir de la recherche.
DOSSIER «LA SUISSE, DEFINITION», Jean-David Ponci | Eduard Nadtochiy enseigne l’histoire, la culture, la littérature et la philosophie russes à la section des langues slaves de l’Université de Lausanne. Son père est ukrainien. Toutefois, il a grandi à Moscou. Par la suite, il a été deux ans assistant à l’université de Kharkov, la deuxième ville d’Ukraine. Contrairement aux Russes et à une majorité d’Ukrainiens, il est membre de l’église ukrainienne rattachée à Rome. C’est donc une personne particulièrement compétente pour se livrer à l’exercice complexe de la comparaison entre la Suisse et l’Ukraine.
DOSSIER «L’HOMME ET L’ANIMAL» Pendant longtemps, les hommes ont jugé les animaux selon leur système de pensée, en général pour affirmer leur suprématie sur eux. Il faudra attendre le XXe siècle pour que le comportement animal soit étudié systématiquement et qu’un jugement équilibré puisse ainsi être formulé à leur égard. La vision que nous donne la science est désormais plus nuancée. Et la plupart de nos grandes certitudes – le rire est le propre de l’homme, les animaux n’ont ni culture ni morale, l’outil fait l’homme, etc. – sont aujourd’hui dépassées. Nous présentons ici certaines des découvertes les plus surprenantes, comme la capacité des animaux à utiliser des symboles ou leur sens de l’empathie et de la coopération. Des faits scientifiques qui nous les rendent plus proches et nous aident à mieux nous comprendre nous-mêmes.