Archives par mot-clé : animal

Tesson l’inimitable

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Le grand voyageur et grand écrivain Sylvain Tesson est de retour en librairie avec La panthère des neiges. Un ouvrage léché de part en part, profond du début à la fin et que l’on ne referme pas avant la fin. Tesson, qui relate sa quête de la panthère des neiges au Tibet avec le photographe Munier, est un classique, et c’est une certitude du simple fait qu’il est inimitable.

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Michel Siggen: «La philosophie est bel et bien devenue folle»

Il fait partie de ces aristotéliciens réalistes investis dans leur recherche de la vérité. Ces professeurs engagés philosophiquement, qui n’entrent pas dans la mollesse ambiante de ceux qui se contentent de présenter une théorie donnée et sa théorie adverse, en laissant le soin aux étudiants de choisir laquelle est la plus juste. Face à l’intransigeance et à la rigueur de ces maîtres, les élèves ne peuvent que réfléchir à leur tour. Par rébellion et par admiration. Par imitation et par innovation. Michel Siggen fut mon professeur de philosophie au lycée et nous nous retrouvons aujourd’hui sur beaucoup de thématiques. Le semestre dernier, il a consacré son cours à La philosophie devenue folle, un ouvrage paru en 2018 aux Editions Grasset. Son auteur, Jean-François Braunstein, s’attaque aux théories actuellement à la mode sur le genre, l’animal et la mort.

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La société animale

Le Regard Libre N° 6 – Sébastien Oreiller

« Une certaine confusion règne encore, mais encore un peu de temps et tout s’éclaircira ; nous verrons enfin apparaître le miracle d’une société animale, une parfaite et définitive fourmilière. » – Paul Valéry, La Crise de l’Esprit (1919)

Il est à se demander si toutes les libéralisations récentes, toutes les avancées technologiques, en bref tout ce qui avait pour but de rendre à l’être humain sa liberté et sa dignité, n’ont pas servi à faire de lui la chose, l’animal peut-être, qu’il redoutait tant de devenir. « Rien ne se fera plus que le monde entier ne s’en mêle » prophétise encore Valéry à la fin de la IIe Guerre Mondiale. Facebook, Instagram, Twitter et j’en passe sont devenus les garants de ce nombrilisme généralisé : Moi sur les montagnes. Moi en train de me saouler. Moi en train d’aider les pauvres. Tout ce petit moi moi est devenu insupportable ; la charité elle-même n’est plus que carnaval. Continuer la lecture de La société animale