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Un «Pinocchio» dans la continuité, mais raté

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Matteo Garrone revient. Roberto Benigni aussi. Et évidemment la fable de Pinocchio (1881) de Carlo Collodi, déjà tant de fois portée à l’écran. L’événement s’annonce donc par la réunion de ces trois retours. Dogman (2018), véritable chef-d’œuvre à mes yeux, a confirmé Garrone, déjà remarqué à Cannes pour Gomorra (2008), en cinéaste brillant dont les sorties sont attendues avec impatience par le public. Benigni, l’éternel père sacrifié de l’immense La vie est belle (1997), fait un retour encore plus attendu sur le grand écran après huit années consacrées à la scène. Et Pinocchio, ça reste Pinocchio, à chaque nouvelle adaptation. Tantôt plus libre, tantôt fidèle, toute adaptation prouve que les années ne passent pas pour les fables. Elles demeurent; parlant à chaque époque, à tout le monde.

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«Dark Waters»: la lutte continue!

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Quel film! Mais quel film! Je ressors de la séance totalement révolté, remonté, indigné. Et admiratif. Non seulement le sujet de Dark Waters est prenant parce qu’il relate une réalité qui nous concerne tous et qui a bien cours encore aujourd’hui, mais aussi parce qu’il est porté par un travail de réalisation, de photographie et d’interprétation brillant.

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«The Gentlemen»: une affaire de gangsters et de bonnes manières

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Ne vous laissez pas duper par leur langage policé, leurs costumes parfaitement coupés et leurs tasses de thé; ils ne sont pas là pour jouer. Sous leurs airs de lords anglais, dans une narration parfaitement menée, barons de la drogue et petites frappes s’allient, se trahissent, se cherchent et, souvent, se trouvent. Une écriture mordante, doublée d’une réalisation ingénieuse et d’un jeu efficace permettent à Guy Ritchie d’opérer, après quelques déceptions, un retour remarqué.

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Comment te dire «Adieu»?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Ce n’est pas le cancer qui tue, c’est la peur.» 

Comment dire adieu à une personne qui est sur le point de prendre la route pour une destination dont elle ne reviendra jamais? Comment dire adieu à sa grand-mère à qui on a diagnostiqué un cancer en phase terminale, et qui se croit malgré tout en parfaite santé? L’Adieu (The Farewell) raconte les adieux de toute une famille à sa matriache, entre les rires et les larmes.

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«John Wick – Parabellum»: plus con, tu meurs

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Si vis pacem, para bellum.»

J’aime les films d’actions. Certes, je ne jurerais pas que par ce genre, mais je l’apprécie. De la série des James Bond assurément répétitive, aux Jean-Claude Van Damme portés par un semblant d’histoire, et même jusqu’aux films de Steven Seagal pourtant connus pour ne pas voler très haut. Mais là, John Wick m’en demande trop. «Si tu veux la paix, prépare la guerre», dit la citation latine qui donne à ce troisième volet son titre; eh bien si tu veux t’emmerder pendant plus de deux heures, prépare John Wick.

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«Green Book: Sur les routes du Sud»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Les Noirs adorent le poulet frit.»

Tony travaille comme videur dans un cabaret; sa carrure est on ne peut plus adaptée au métier. Mais voilà que l’établissement va fermer ses portes. Réputé pour s’arranger en toute situation – parce que c’est un baratineur et surtout parce que c’est un vrai rital – il est recommandé au pianiste virtuose Don Shirley. Il faut à ce musicien noir non seulement un chauffeur pour sa tournée dans le Sud, mais également quelqu’un qui veille sur lui. Nous sommes en 1962, et le racisme est plus que présent. Un rital et un négro sur les routes du Sud, est-ce possible? Il faut croire que oui, puisque Green Book: Sur les routes du sud ne raconte rien d’autre qu’une histoire vraie. 

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« My Lady », quand un jeune témoin de Jéhovah refuse la transfusion sanguine

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Cette cour juge en se basant sur la loi, pas sur la moralité. »

Fiona Maye (Emma Thompson), femme intègre, divisée entre deux vies. L’une est celle de My Lady, juge à la Haute Cour de Londres ; l’autre est celle de Fi, comme l’appelle affectueusement son mari, Jack (Stanley Tucci), professeur de lettres antiques à l’université. Le première cause à juger pour Fiona Maye n’est pas vraiment du ressort de la loi car elle doit départager au mieux son temps consacré à sa vie professionnelle et celui qu’elle accorde à sa vie privée, et donc particulièrement à son mari.

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