Archives par mot-clé : biopic

«Arrête-moi si tu peux»: DiCaprio en fraudeur

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Leonardo DiCaprio – Alissa Musumeci

Qui, enfant, n’a pas rêver de devenir pilote d’avion, et ensuite médecin pour finalement devenir avocat et tout cela en une seule vie? Eh bien le jeune Frank Abagnale a effectivement exercé toutes ces professions, mais en moins de deux ans. Le jeune homme, suite à l’annonce du divorce de ses parents, décide de fuguer du foyer familial. Le garçon, âgé de seize ans seulement, découvre très vite qu’il est bien plus amusant de gagner de l’argent en escroquant le gouvernement américain que de travailler honnêtement. Carl Hanratty, agent du FBI, est chargé d’attraper cet usurpateur. Etonnamment, cette affaire fera croître un lien particulier entre les deux. Malgré les menottes, et malgré tout le reste.

Lire la rétrospective
Publicités

«De Gaulle», un navet? Que nenni!

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Il manquait une film consacré à Charles de Gaulle. Gabriel le Bomin l’a fait. En choisissant de retracer les mois d’avril-mai-juin 1940 du point de vue du général et de son épouse, le réalisateur signe avec De Gaulle un film important et émouvant, tant en ce qui concerne le moment historique mis en scène que l’épopée de la famille de Gaulle.

Lire la critique

«Judy»: un Oscar de la meilleure actrice pour un film faiblard

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«C’est ça que tu veux devenir Judy, une pauvre femme au foyer, une simple mère?» 

La cadre est idyllique; la scène d’une âpre sévérité. Dans un déséquilibre total même. Cigare aux doigts, gras et géant, Monsieur Mayer s’adresse à une jeune fille d’à peine dix-sept ans, petite et fragile. La jeune Judy Garland, qui à tout prix veut briller. Et ça commence bien. Parce que le cadre en question, fleuri et mignon, est celui du plateau de tournage du Magicien d’Oz (1939), l’un des films les plus populaires du cinéma jusqu’aujourd’hui encore.

Lire la suite de la critique

«Rocketman», une fusée dans le ciel d’Elton John

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier et Lauriane Pipoz

Un homme prestant vêtu d’une tenue d’ange orangé s’élançant vers le ciel s’avance d’un pas décidé, prêt à entrer sur ce qu’on imagine être une grande scène. Mais cette grande première scène du film nous surprend: l’extravagant personnage incarné par Taron Egerton débarque dans une réunion d’alcooliques anonymes. «Je m’appelle Elton Hercules John et je suis alcoolique, cocaïnomane, sex addict, boulimique…» Le visage de l’acteur en ce début du film est bouleversant, ses paupières pleines de poudre et de terrifiant chagrin sont annonciatrices du fil rouge du film.

Lire la suite de la critique

«Astrid», la quête de liberté

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Vous êtes-vous déjà demandé qui se cachait derrière l’écriture des contes pour enfants Fifi Brindacier, Zozo la Tornade ou Les Frères Cœur-de-lion? Astrid Lindgren fut une Suédoise hors du commun, et le biopic actuellement sur vos écrans nous fait pleurer et rire avec elle.

Lire la chronique

«First Man: le premier homme sur la lune», Armstrong l’extra-terrestre

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Le 21 juillet prochain, les États-Unis célébreront un jubilé particulier: celui des premiers pas sur la lune de Neil Armstrong. Une épopée historique que Damien Chazelle a décidé de porter à l’écran. Mais alors que le cinéma de science-fiction tend à banaliser les vols spatiaux, First Man nous rappelle que la réalité se situe encore à des années-lumière de la fiction. Soulignant d’autant plus l’exploit qu’accomplirent les astronautes de la mission Apollo 11.

Continuer la lecture de «First Man: le premier homme sur la lune», Armstrong l’extra-terrestre

«Mary Shelley»: l’élégance à l’état pur

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Virginia Eufemi

Rares sont les fois où l’on sort du cinéma bouleversé par la qualité du long-métrage que l’on vient de visionner. Ce fut le cas avec le biopic Mary Shelley, présenté cette semaine en première suisse, dans la catégorie « Films of the third kind » au NIFFF.

Continuer la lecture de «Mary Shelley»: l’élégance à l’état pur

« Les Heures sombres », de Joe Wright

Les mercredis du cinéma – Marina De Toro

10 mai 1940, Winston Churchill devient le Premier Ministre du Royaume-Uni. Mais il n’est pas le premier choix, et l’heure est grave, car l’Europe est en guerre. C’est un Gary Oldman métamorphosé qui a eu la tâche exigeante, mais très réussie, d’endosser le rôle de l’indomptable et déterminé Churchill. L’acteur rend un hommage inimaginable à cette figure à la fois forte, mais aussi en proie à des moments de faiblesse et de vulnérabilité que le film met en scène avec brio.

En effet, le réalisateur Joe Wright a su insister sur le fait que Churchill est aussi un homme qui demeure seul dans ses idées et ses actes. Personne ne le soutient en ce début mai 1940. Ces heures sombres sont esthétiquement présentes, la plupart des scènes politiques se déroule en intérieur, avec des lumières tamisées et dans des pièces étroites. Du côté privé, Churchill se trouve dans de grands espaces avec de hautes fenêtres qui laissent généreusement le soleil illuminer le visage de ses proches. Continuer la lecture de « Les Heures sombres », de Joe Wright

« Le Redoutable », redoutablement mitigé

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 2 octobre 2017, 20h30 – 21h00

« Tu te plains sans cesse d’être seul, mais c’est toi qui rejette le monde entier. »

Jean-Luc aime Anne. Anne aime Jean-Luc : malgré les décalages d’âge et d’univers. Elle est une jeune et charmante étudiante en philosophie. Lui, c’est Godard. Le maître du nouveau genre des sixties, l’imminent réalisateur du Mépris et d’A bout de souffle. Il ne parle que cinéma, ne pense que cinéma, ne vit que cinéma. Sa compagne tâche de le suivre dans cette inépuisable passion, bien que son regard se tourne davantage vers les yeux de son aimé que vers un viseur.

Elle joue pour lui La Chinoise ; un déchet cinématographique moralisateur qui veut donner des leçons de maoïsme. Le cinéaste entre alors en crise et veut s’engager pleinement dans la grande révolution rouge. Quelque peu soumise, Anne, le suit. Commence là une dégradation progressive pour Jean-Luc Godard qui rejette tout, même son propre cinéma. Mai 68 emporte alors le couple, pourtant bien bourgeois, dans de burlesques aventures, jusqu’à l’ultime brisure.

Continuer la lecture de « Le Redoutable », redoutablement mitigé

«Barbara», ou la pureté du cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Cela faisait longtemps que les films biographiques se suivaient en se ressemblant, aussi réussis fussent-ils. Cloclo et Dalida en témoignent. Tout à coup, voilà qu’arrive au cinématographe un ovni du genre, une œuvre éminemment novatrice, renversant les codes du biopic. Barbara. Sous prétexte de nous faire redécouvrir la célèbre figure de la chanson française, ce nouveau film de Mathieu Amalric nous fait avant tout redécouvrir le cinéma.

Lire la suite de l’article