Archives par mot-clé : charles baudelaire

«Ennemi de Dieu»: le titre était prometteur

Les bouquins du mardi – Amélie Wauthier

Généralement, je me laisse guider par la couverture des livres pour arrêter mes choix en librairie. Un auteur que j’affectionne, une image racoleuse, un titre alléchant. Je ne lis jamais la quatrième de couverture, j’ai horreur de savoir où je mets les pieds. J’aime le goût du risque. Me jeter dans l’inconnu. Si l’ennemi de mon ennemi est mon ami, Ennemi de Dieu et moi étions faits pour nous aimer. En théorie. La prochaine fois, je lirai le synopsis. Ou du moins, juste quelques lignes…

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«Nostalghia»: et si Baudelaire était russe?

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: La coronarétrospective du cinéma vous présente Tarkovski – Antoine Bernhard

Un poète russe, Gortchakov, est sur les traces d’un compatriote compositeur qui a séjourné en Italie au XVIIIe siècle. Aidé d’une traductrice, Eugenia, il parcourt le pays, découvre la chapelle où Piero della Francesca a peint la Madone de l’Enfantement, ainsi qu’un village avec une vieille piscine d’eau chaude dédiée à Sainte Catherine. Gortchakov rencontre là un illuminé, Domenico, qui cherche à sauver le monde du matérialisme où il se complaît. Avant de s’immoler par le feu, il confie à Gortchakov une dernière tâche: traverser la piscine, vidée de son eau, avec une bougie à la main, sans que la flamme ne s’éteigne…

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Comprendre la misère avec «Les Misérables»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

L’ambiance est chaude au cœur de Paris. C’est l’été, et le coup de sifflet final annonce la victoire de la France à la coupe du monde de football de 2018. Banlieusards et urbains fêtent ensemble sous le drapeau bleu, blanc, rouge. La joie du moment laisse tout de même pressentir une angoisse. Celle de tout le reste du film, qui se déroule à Montfermeil dans le 93. On sait déjà les pressions, on connaît déjà le climat qui va régner: celui de l’affrontement. Les cris, les chants et les danses apparaissent dans toute leur futilité, parce que championne du monde ou non, la France est en guerre.

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Toulouse-Lautrec convie la Belle Epoque à la Fondation Gianadda

Le Regard Libre N° 36 – Loris S. Musumeci La Fondation Gianadda à Martigny, en Valais, place à l’honneur affiches et estampes d’Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901). L’exposition, «Toulouse-Lautrec à La Belle Epoque», offre jusqu’au 10 juin un voyage dans une collection privée, pour savourer picturalement les plaisirs des lupanars de Montmartre et s’asseoir aux divans des … Continuer la lecture de Toulouse-Lautrec convie la Belle Epoque à la Fondation Gianadda

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De la solitude

Article inédit – Loris S. Musumeci

Léo Ferré la chanta, Charles Baudelaire la proclama, Caspar David Friedrich la peignit, Jean-Paul Sartre la pensa philosophiquement. Il s’agit de la solitude. Cette belle rose piquante qui blesse à s’en saisir, mais dont on ne peut se passer.

« Celui qui n’a jamais été seul au moins une fois dans sa vie », qui est-il ? Existe-t-il du moins ? Si l’homme est, par nature, un être social, il a besoin aussi, par cette même nature, de se retrouver face à son propre mystère, à savoir lui-même.

Je ne prétendrai pas ériger ici une histoire des conceptions et représentations de la solitude à travers les âges, ni de l’expliquer à la lumière des théories de grands psychanalystes. Je désire simplement livrer une brève pensée par la question suivante : la solitude peut-elle être le terreau de l’ouverture à autrui ? Continuer la lecture de De la solitude