Archives du mot-clé Cinéma

Le Chant des Scorpions, ou les abîmes du désert du Rajasthan

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

« Piqûre de scorpion, morsure de serpent, elle écoute le poison. Et elle chante. Le mantra des scorpions. » Aadam

Des creux souples des dunes de l’immense espace désertique du Rajasthan s’élève un chant, lent. « Ô mon maître, entends ma prière », entonne Nooran (Golshifteh Farahani), accroupie au chevet d’un mourant piqué par un scorpion. Le village entier écoute, comme ensorcelé par la voix portée dans la nuit grâce au vent, part remuer les grains de sable beige et fin.

Un peu à l’écart, Aadam (Irrfan Khan) se lève, comme saisi par la beauté du chant et des traits fins de la guérisseuse. Lentement, il reprend place alors qu’à ses yeux monte une marée de larmes. Son compagnon de route, apparemment lassé de suivre la farouche Nooran, se montre insensible aux chants ancestraux qu’elle entonne sans crainte ni voile afin de guérir les hommes.

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« Mektoub, My Love : Canto Uno »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Tu poses en faisant la meuf mal à l’aise. »

Amin (Shaïn Boumedine) revient à Sète pour les vacances. Il y retrouve sa famille, ses amis et l’ambiance méridionale de la ville au bord de mer. Le jeune garçon a abandonné ses études de médecine à Paris. Il veut se consacrer à la photographie et au cinéma, pour lequel il prépare un scénario. Passionné dans sa nature et son regard tendre, il a soif de découvrir le monde, la vie, les sens. Toujours observateur, toujours innocent, il tombe dès son arrivée sur une union torride entre son cousin Toni (Salim Kechiouche) et Ophélie (Ophélie Bau), une amie d’enfance, somptueuse fille de berger. Amin ne peut s’empêcher de guetter par la fenêtre : le plaisir est trop grand, mais sa timidité et sa confusion aussi.

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« Tomb Raider », le début de l’aventure

Les mercredis du cinéma – Nicolas Jutzet

Lara Croft, jeune femme resplendissante et motivée au possible, refuse d’admettre la mort de son père, disparu dix années plus tôt lors d’un voyage en Asie. Souvent absent, le paternel avait pourtant réussi à nouer une relation forte avec sa fille, qui peine aujourd’hui à faire le deuil. Quoi de plus logique, en l’absence d’enquête et de corps ?

L’héroïne, en conflit avec sa riche famille depuis lors, doit se débrouiller pour vivre et spécialement, pour payer les traites au club de boxe où elle peut expurger tant sa vitalité que sa haine. Un besoin indispensable. Car sans signature de sa part, l’héritage conséquent du père, le château familial et les nombreuses entreprises, sont coincées dans une attente désagréable pour l’ensemble des acteurs. Juridiquement la mort du père doit être validée par la signature de son héritière de sang.

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« The Passenger » : un air de déjà vu

Les mercredis du cinéma – Nicolas Jutzet

Le début du film nous laisse apercevoir la vie d’une famille américaine moyenne, avec son train-train quotidien. Les problèmes avec les enfants, le métro-boulot-dodo. Le pendulaire type, avec ses habitudes, ses connaissances dans le train. L’acteur principal incarne à lui-seul le rêve américain. Lire la suite « The Passenger » : un air de déjà vu

À l’écoute du piano Clara Haskil

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

Le 7 janvier 1895, à Bucarest (Roumanie), naissait Clara Haskil. Démontrant une disponibilité pour la musique dès son plus jeune âge, elle deviendra la pianiste interprète des grands compositeurs tels que Brahms, Mozart, Schubert ou Scarlatti. Discrète de son vivant, c’est sa capacité d’interprétation qui a subsisté et s’est imposé grâce à un style unique, d’une pureté transcendant le concret pour s’occuper, sans artifices, de musique. La légende Haskil brûle encore d’un feu vif dans le monde musical, comme à Vevey où le concours international Clara Haskil décerne, parfois, un prix qui ne se mérite pas uniquement grâce à la technique mais surtout à l’interprétation même. À l’occasion de la 27ème édition, le réalisateur Pierre-Olivier François livre le portrait d’une femme à la vie mouvementée et au caractère indomptable.

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« La Planète des singes : Suprématie »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 2 octobre 2017, 20h30 – 21h00

« Je t’ai offert la paix, et tu as tué ma famille. »

Après les deux premiers épisodes des Origines et de l’Affrontement, César vit au cœur d’une forêt reculée avec sa tribu de singes. Malgré l’isolement de ces derniers, le colonel McCullough et sa milice indépendante voient toujours en eux une menace pour l’humanité. Une nuit, ils leur lancent une attaque secrète pour imposer l’autorité des hommes. La lutte, bien que brève, provoque la mort tragique de nombreux singes, dont celle l’épouse et de l’aîné de César.

Le chef du clan avait offert la paix au colonel, mais suite aux événements, l’heure des représailles arrive. Submergé par la haine, César s’aventure à sa recherche. Il est accompagné dans la quête assoiffée de vengeance par trois sages et vaillants compagnons de diverses races simiennes : Maurice, Rocket et Luca. La route est longue, dure, douteuse. Elle ne manque pas de surprises, qui finissent par mener le singe face à l’ennemi ; dans des conditions terribles, vers des révélations inattendues.

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« Valerian et la Cité des mille planètes »

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 7 août 2017, 20h30 – 21h00

« Faites la paix avec votre passé ou vous n’aurez pas d’avenir. »

Alpha, une station cosmopolite. Au fil des siècles, tous les peuples terrestres puis extraterrestres s’y sont posés. Son organisation onusienne présente administrations et ministères d’une grandeur pour le moins spatiale. Parmi ses fonctionnaires les plus vaillants, elle compte les jeunes agents Valerian (Dane DeHaan) et Laureline (Cara Delevingne). Après une opération rocambolesque au « Big market » à cheval entre diverses dimensions, les deux se voient confier une nouvelle mission : protéger le Commandeur Filitt, chef des armées.

Une menace s’est en effet incrustée dans la station. Une espèce de peuple inconnue y occupe une zone dont aucune force de l’ordre n’est parvenue à sortir. Mystère absolu jusqu’au moment où ces êtres aux allures d’avatars cameroniens surgissent en plein conseil de sécurité, paralysent tous les gardes et enlèvent le Commandeur. Valerian doit le sauver coûte que coûte. En outre, il est certain d’avoir déjà connu ces étrangers en songe. De là commence pour le héros une aventure vers les profondeurs du risque et de son âme. Laureline, non moins son amoureuse que sa collaboratrice, le suit.

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