Archives par mot-clé : comédie

«The dead don’t die», chef-d’œuvre ou navet?

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Qu’ont en commun Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton, Steve Buscemi, Tom Waits et même Iggy Pop? Une gueule, certes. Une filmographie prestigieuse, évidemment. Et les faveurs du réalisateur Jim Jarmusch, également. Dirigés à plusieurs reprises par ce dernier, c’est dans The dead don’t die, présenté en ouverture et en compétition pour la Palme d’or au festival de Cannes 2019, qu’il a fait le choix de réunir toutes ses «muses». Un casting détonnant, des partis pris audacieux, une esthétique résolument kitsch, une morale ambigüe et un humour pour le moins particulier: on frise le nanare ou on effleure le génie. C’est selon.

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«Tanguy, le retour»: retour vers le passé?

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

C’est le danger de tous les «Machin, le retour». Des films qui assument déjà dans leur titre que le plat qui nous est servi date de la veille. Enfin bon quoi, Tanguy, c’était très drôle, alors pourquoi pas aussi la suite? La réponse ici.

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«Damien veut changer le monde» et s’y essaie par le rire

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Les parents de Damien sont des manifestants de gauche très actifs. Ils s’engagent pour toute une série de causes telles que la maltraitance animale ou le statut des sans-papiers. Mais lorsque la mère de Damien meurt subitement, l’engagement social de la famille est dissout et chacun prend une route différente. A l’âge adulte, devenu «pion» dans une école, le personnage principal décide de reconnaître un enfant syrien pour qu’il reste scolarisé en France. Le fils de manifestants renoue ainsi avec ses racines. Mais il se retrouve vite dépassé par son envie d’aider son prochain après avoir entraîné d’autres «pères» dans son aventure. 

«Les enfants ne sont ni échangeables, ni remboursables»

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«Le merveilleux voyage de Wolkenbruch»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Je voudrais une femme qui me plaît vraiment.» 

La famille Wolkenbruch vit dans le quartier juif de Zurich. Et pour des Juifs, ce sont des Juifs! Les hommes endossent la tenue complète: de la kippa au tallit, sans oublier les tsitsits et la barbe, pour une tenue sobre dans l’ensemble qui met la chemise blanche et le costume noir à l’honneur. Les femmes ont, elles aussi, leurs vêtements: perruque ou voile, blouse, jupe et bas-collants. C’est ainsi que l’on reconnaît le jeune Mordechai, surnommé Motti, quand il se rend à ses cours d’économie à l’université. Lieu dans lequel il rencontre une non-juive, sublime et extravertie, dont il tombe amoureux. Elle s’appelle Laura. Au plus grand damne de sa mère, ronde et autoritaire, qui se démène pour lui organiser des rencontres avec des gentilles filles de la communauté. 

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Franck Dubosc, le plus beauf des beaufs, dans «All Inclusive»

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dans All inclusive, Franck Dubosc incarne plus que jamais le personnage de beauf qu’il est devenu. Le film, avec ses défauts, épouse à merveille la beaufitude et fait passer un très bon moment aux spectateurs. Une réussite.

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Hervé Mimran: «Luchini sur le plateau de tournage, un vrai bonheur»

Le Regard Libre N° 45 – Loris S. Musumeci

Hervé Mimran est scénariste et cinéaste. Avec Un homme pressé, il présente au public l’histoire, inspirée de faits réels, d’un grand patron qui d’un jour à l’autre perd une partie de son langage et de sa mémoire. Le film, déjà couronné de succès, peut compter sur des acteurs de qualité comme Fabrice Luchini et Leïla Bekhti. Rencontre dans un hôtel lausannois.

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«Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon Dieu» pour mériter ça?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«J’en peux plus de la France; il n’y a plus que des fainéants et des jaloux.»

La fameuse famille qui a accumulé les mariages mixtes est de retour. S’il a fallu que les Verneuil, bons bourgeois catholiques provinciaux un poil racistes, acceptent dans Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu les conjoints étrangers de leurs quatre filles, à savoir un Algérien musulman, un Juif séfarade, un Chinois et un Ivoirien, ils doivent désormais les convaincre de rester en France. Chacun d’eux veut en effet quitter le pays pour rejoindre sa terre d’origine. La France et ses stéréotypes ethniques les ont lassés. 

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«Mary Poppins», un retour en enfance des plus agréables

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Dans notre édition papier en commande ici, l’article de notre rédactrice sur l’auteur du roman dont est tiré le film, Pamela Lyndon Travers, une femme fort originale pour son époque!

Ancré dans l’Angleterre des années trente, en pleine «Grande Dépression», ce film nous montre un Michael et une Jane adultes. Mary revient pour s’occuper des trois enfants de Michael Banks après la mort de sa femme survenue une année auparavant. Avec un traitement très équilibré d’émotion, d’humour et de scènes décalées pleines d’imagination, ce film nous entraîne rapidement dans son monde magique. Il s’ouvre ainsi sur un allumeur de réverbères en bicyclette chantant «c’est votre jour de chance». On fait également la connaissance d’un capitaine loufoque tirant des boulets de canon à chaque heure et d’Hélène, la vieille gouvernante qui perd un peu la tête.

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«En liberté!» et le micmac de nos têtes

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Non, mais tu rends compte que t’as bouffé l’oreille de ce mec?»

Jean Santi était vaillant, loyal, valeureux et il a donné sa vie pour défendre sa ville. Hommage au flic défunt, qui a laissé la commissaire de police Yvonne veuve, et un petit garçon orphelin. Deux ans qu’il est mort; et deux ans qu’Yvonne raconte tous les soirs au petit à quel point son papa était un héros. Le deuil passe par le culte. Mais voilà qu’un jour, au commissariat, un bijoutier reconnaît la bague qu’Yvonne porte au doigt. Et là c’est le choc.

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