Archives par mot-clé : comédie

«Le merveilleux voyage de Wolkenbruch»

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Je voudrais une femme qui me plaît vraiment.» 

La famille Wolkenbruch vit dans le quartier juif de Zurich. Et pour des Juifs, ce sont des Juifs! Les hommes endossent la tenue complète: de la kippa au tallit, sans oublier les tsitsits et la barbe, pour une tenue sobre dans l’ensemble qui met la chemise blanche et le costume noir à l’honneur. Les femmes ont, elles aussi, leurs vêtements: perruque ou voile, blouse, jupe et bas-collants. C’est ainsi que l’on reconnaît le jeune Mordechai, surnommé Motti, quand il se rend à ses cours d’économie à l’université. Lieu dans lequel il rencontre une non-juive, sublime et extravertie, dont il tombe amoureux. Elle s’appelle Laura. Au plus grand damne de sa mère, ronde et autoritaire, qui se démène pour lui organiser des rencontres avec des gentilles filles de la communauté. 

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Franck Dubosc, le plus beauf des beaufs, dans «All Inclusive»

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dans All inclusive, Franck Dubosc incarne plus que jamais le personnage de beauf qu’il est devenu. Le film, avec ses défauts, épouse à merveille la beaufitude et fait passer un très bon moment aux spectateurs. Une réussite.

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Hervé Mimran: «Luchini sur le plateau de tournage, un vrai bonheur»

Le Regard Libre N° 45 – Loris S. Musumeci

Hervé Mimran est scénariste et cinéaste. Avec Un homme pressé, il présente au public l’histoire, inspirée de faits réels, d’un grand patron qui d’un jour à l’autre perd une partie de son langage et de sa mémoire. Le film, déjà couronné de succès, peut compter sur des acteurs de qualité comme Fabrice Luchini et Leïla Bekhti. Rencontre dans un hôtel lausannois.

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«Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon Dieu» pour mériter ça?

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«J’en peux plus de la France; il n’y a plus que des fainéants et des jaloux.»

La fameuse famille qui a accumulé les mariages mixtes est de retour. S’il a fallu que les Verneuil, bons bourgeois catholiques provinciaux un poil racistes, acceptent dans Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu les conjoints étrangers de leurs quatre filles, à savoir un Algérien musulman, un Juif séfarade, un Chinois et un Ivoirien, ils doivent désormais les convaincre de rester en France. Chacun d’eux veut en effet quitter le pays pour rejoindre sa terre d’origine. La France et ses stéréotypes ethniques les ont lassés. 

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«Mary Poppins», un retour en enfance des plus agréables

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Dans notre édition papier en commande ici, l’article de notre rédactrice sur l’auteur du roman dont est tiré le film, Pamela Lyndon Travers, une femme fort originale pour son époque!

Ancré dans l’Angleterre des années trente, en pleine «Grande Dépression», ce film nous montre un Michael et une Jane adultes. Mary revient pour s’occuper des trois enfants de Michael Banks après la mort de sa femme survenue une année auparavant. Avec un traitement très équilibré d’émotion, d’humour et de scènes décalées pleines d’imagination, ce film nous entraîne rapidement dans son monde magique. Il s’ouvre ainsi sur un allumeur de réverbères en bicyclette chantant «c’est votre jour de chance». On fait également la connaissance d’un capitaine loufoque tirant des boulets de canon à chaque heure et d’Hélène, la vieille gouvernante qui perd un peu la tête.

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«En liberté!» et le micmac de nos têtes

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Non, mais tu rends compte que t’as bouffé l’oreille de ce mec?»

Jean Santi était vaillant, loyal, valeureux et il a donné sa vie pour défendre sa ville. Hommage au flic défunt, qui a laissé la commissaire de police Yvonne veuve, et un petit garçon orphelin. Deux ans qu’il est mort; et deux ans qu’Yvonne raconte tous les soirs au petit à quel point son papa était un héros. Le deuil passe par le culte. Mais voilà qu’un jour, au commissariat, un bijoutier reconnaît la bague qu’Yvonne porte au doigt. Et là c’est le choc.

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«Le Jeu», une comédie douce-amère

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Un couple de trentenaires sur le tard ou quadragénaires en herbe se réunit pour une nouvelle soirée entre amis, dans un appartement classe. Des couples, pour la plupart; seul Ben (Grégory Gadebois) est en solo, sa fraîche compagne ayant la «gastro». La soirée s’annonce sympathique, même si les plats cuisinés par leur convive, Vincent (Stéphane De Groodt), ne sont pas à proprement parler ragoûtants. Mais «c’est une surprise» – comme le dit Vincent, avec un air délicieusement benêt – et nous vous la laisserons donc aussi, chers futurs spectateurs.

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«I feel good» – vraiment, Jean Dujardin?

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dans cette farce aux allures de sketch de dix minutes qui a mal tourné, Jean Dujardin incarne Jacques, un paumé convaincu par les bienfaits du capitalisme. L’homme n’est rien, il se rêve grand patron. Pire, il sait qu’il va l’être, il est convaincu qu’il doit l’être, qu’il ne peut que l’être. Mais il ne sait rien faire, et surtout pas des travaux manuels. Pourtant, c’est aux portes d’une communauté Emmaüs qu’il va toquer, près de Pau, gérée par sa sœur Monique, interprétée par Yolande Moreau. Il va alors y présenter sa (brillante) idée de se lancer comme indépendant à la tête d’une petite entreprise de chirurgie esthétique low-cost.

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«Photo de famille»: un cliché d’émotions

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Qu’est-ce qu’une photo de famille ? Une question simple pour une réalité qui ne l’est pas toujours : famille monoparentale, recomposée, éclatée, etc. Les schémas divergent de plus en plus. Voilà pourquoi l’idée banale de la réalisatrice Cécilia Rouaud pouvait soit tomber à l’eau soit éblouir le spectateur. Pas le droit à l’erreur ni à l’effet de déjà-vu.

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