Accusé d’avoir trahi Homère, Christopher Nolan signe pourtant une adaptation aussi spectaculaire que profonde de l’Odyssée. Loin de la simple reconstitution, son film fait résonner ce récit fondateur avec les inquiétudes de notre époque.
«La Bataille de Gaulle» et «L’Abandon», deux films qui semblent se répondre et perpétuer une longue tradition française: celle qui consiste à sublimer les perdants magnifiques.
Nuremberg, signé par James Vanderbilt, cumule maints défauts de notre époque sans subtilité, selon notre chroniqueur. Le film s’inscrit néanmoins dans la veine de films qui traitent de la Seconde Guerre mondiale sans la romantiser.
Ostracisée par la critique et refoulée par le public, la fresque civilisationnelle de Francis Ford Coppola enlumine les dilemmes éthiques et esthétiques de la culture occidentale.
Est-ce qu’un documentaire implique une plus grande responsabilité de son réalisateur face à la réalité qu’une œuvre de fiction? Oui, sans aucun doute – c’est du moins le postulat que je défends au sortir du festival international du film alpin des Diablerets.
Peu avant la nouvelle année, la Radio Télévision Suisse (RTS) a sorti l’argenterie et le cristal avec une série historique produite en collaboration avec Netflix. Si cette œuvre fastueuse est également audacieuse, il lui manque d’être prodigieuse.
«Leni Riefenstahl», énième documentaire sur la réalisatrice allemande, explore ce qui a pu pousser une si brillante artiste à mettre son talent au service du régime nazi.
Simon Buisson, déjà primé pour sa série Stalk parlant de harcèlement en ligne, signe un long-métrage sur le même thème – tout en introduisant une réflexion plus large sur la société ultraconnectée où la sphère privée s’efface, jusqu’à disparaître.
La réalisatrice octogénaire Margarethe von Trotta, figure du nouveau cinéma allemand, signe un biopic implacable et saisissant sur la relation entre deux autres protagonistes majeurs du monde des lettres germaniques du XXe siècle : Ingeborg Bachmann et Max Frisch.