Dans son dernier livre, «Désinformation économique», la journaliste indépendante Myret Zaki analyse la manière dont les Etats et les entreprises jonglent avec l’information, dans le but d’enjoliver ou même cacher certains faits. Voyage aux frontières du mensonge.
Encore en lice il y a quelques semaines pour trois des plus prestigieux prix littéraires français, «La vie clandestine» de Monica Sabolo s’impose comme l’un des romans phares de cette rentrée littéraire. Sur fond d’enquête et d’introspection.
Les fake news tétanisent acteurs et observateurs de la vie politique. Mais ne faut-il pas admettre que le mensonge, dont la définition est souvent relative, fait partie de de l’histoire? Seuls la connaissance, le débat et l’argumentation peuvent briser son potentiel de nuisance.
La critique littéraire est une activité qui demande du temps, mais surtout une bonne musculature dorsale. Car avec les piles de livres à réceptionner, la contracture guette! Toutefois, avant de recevoir les romans sous pli, faut-il encore que les maisons d’édition répondent aux sollicitations…
Rarement un mensonge d’Etat n’a eu des conséquences aussi dramatiques. En 2003, l’administration Bush présentait de fausses preuves de la possession d’armes de destruction massive par l’Irak, avant d’envahir le pays et de s’enliser dans une guerre des plus sanglantes.
Parmi toutes les formes de mensonges qui peuplent notre quotidien, mensonge par omission, mensonge pieux, mensonge intéressé, mensonge pathologique, une catégorie singulière semble tenir la corde par ces temps agités : le mensonge éhonté.
Selon Kant, le mensonge mine les fondements de l’Etat, tandis qu’une vérité trompeuse est acceptable. Deux siècles plus tard, avec le président Clinton, la même logique semble toujours à l’œuvre dans l’affaire Lewinsky.
Cela peut sembler une phrase banale, en mode «il n’y a pas de chaud sans froid», mais rappeler qu’il n’y a pas de mensonge sans vérité a le mérite de ramener sur la table un fait trop ringardisé aujourd’hui dans certaines sphères intellectuelles: la vérité existe.