Archives par mot-clé : éducation

Les écrans au temps du Covid-19: un fléau pour la jeunesse

ARTICLE LONG FORMAT, Guillaume Moix | Depuis le début de la crise, le temps d’écran des enfants et des adolescents a significativement augmenté. Or, les conséquences néfastes de l’usage excessif des écrans sont attestées à ce jour par d’innombrables travaux et ce malgré quelques désaccords ponctuels dans la communauté scientifique. Il serait donc légitime de prendre en compte ce facteur dans la gestion de la crise sanitaire en cours, et plus particulièrement de celle de l’enseignement. Analyse.

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Cette étrange dame qui aimait les toilettes propres

Les bouquins de mardi – La rétrospective – Amélie Wauthier

Le plus difficile, quand on souhaite écrire une critique rétrospective au sujet d’un livre dont on aimerait vivement conseiller la lecture, c’est de trouver dans sa bibliothèque un ouvrage digne du temps et des efforts qu’on va lui consacrer. Un problème majeur se met alors rapidement en travers de mon chemin: le coup du «attends, il est trop génial de bouquin, il faut absolument que tu le lises». Talonné de très près par le fameux «mais merde enfin, à qui j’ai prêté ce foutu pavé?». J’ai donc une quantité – que je refuse de mesurer – de bouquins «trop géniaux» qui servent sûrement de calle-porte à mes soi-disant amis, alors que je me tiens, les bras ballants, le regard vide, face à des Jean Giono et autre Chrétien de Troyes qui peuplent les étages de ma bibliothèque.

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La fin des fins

Le Regard Libre N° 16 – Jonas Follonier

Il est dans l’air du temps une tentation utilitariste. Au mauvais sens du terme, celui qui fait qu’en Suisse le domaine de l’éducation ne constitue pas un ministère à lui tout seul, mais une partie du département de l’économie; que les universités, de plus en plus, se professionnalisent. Cela importe peu que cette idéologie imprègne nos dirigeants actuels; au moins, notre chômage se porte bien. Mais la population elle-même ne raisonne plus qu’en termes de moyens!

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Alain Finkielkraut, itinéraire d’un essayiste singulier

Le Regard Libre N° 12 – Jonas Follonier

Alain Finkielkraut est né en 1949 de parents juifs polonais tous les deux rescapés de la Shoah. Naturalisé à l’âge de un an, il estime avoir une dette envers la France qui lui a permis, à travers l’école républicaine, de devenir français en recevant la culture de son pays d’accueil, et plus particulièrement la langue et la littérature françaises.

D’abord engagé en tant que maoïste puis en tant que gauchiste dans les années 60, Finkielkraut s’est toujours distingué du socialisme dans ce qu’il avait de subversif et de totalitaire. Il faut dire que sa vie intellectuelle ressemble à celle d’un de ses modèles, Charles Péguy, car, comme le dit Yann Moix en s’adressant à l’homme qui nous intéresse: «Péguy était socialiste tout seul, peut-être même le seul socialiste digne de ce nom pendant l’affaire Dreyfus, et comme Péguy a été récupéré par la droite et qu’il n’a jamais renié une ligne de son œuvre, vous vous identifiez un petit peu à lui. Parce que finalement dans son immobilité, il a eu toujours raison.»

A ses débuts, il publie deux ouvrages avec son ami Pascal Bruckner puis s’affirme comme essayiste à force de nombreux écrits, dont La défaite de la pensée fut le premier à avoir beaucoup de succès. Cet essai ainsi que les suivants, qui se comptent en dizaines, témoignent d’une profonde cohérence et bien qu’il n’ait pas vraiment érigé un système métaphysique comme l’ont fait Platon ou Descartes, Finkielkraut a néanmoins énoncé un certain nombre d’idées construites et argumentées.

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Le bien social, pour tous ou pour chacun ?

Le Regard Libre N° 11 – Loris S. Musumeci

A vos urnes, prêts, partez ! Et le coup de revolver qui retentit dans le cœur de tout électeur. S’il est alors une période particulièrement intéressante pour s’interroger sur l’affaire publique, c’est bien celle-ci. Les chambres du national sont renouvelées. Très bien, mais à quoi bon ? Plus profondément, on peut aller jusqu’à se demander quel est le rôle de la politique. Philosophiquement, cette quête intellectuelle rejoint au plus intime d’elle-même la question du bien ; en le considérant, de toute évidence, au service du citoyen. C’est à ce point, en fait, qu’il devient autant complexe que difficile à penser. En effet, si l’on considère le bien social, il faut aussi réfléchir tantôt à la responsabilité politique du bonheur de l’homme – dans quelle mesure ce bien proposé pourra-t-il combler l’homme ? – tantôt au détachement du public face au privé au nom du respect de la liberté de chacun. De plus, en parlant du citoyen comme destinataire de ce bien, il est primordial de comprendre en quoi et comment il l’est. Cherche-t-on un bien pour tous, dans la collectivité et sans intimité, ou un bien pour chacun, dans la proximité, voire la filiation à l’Etat ? En somme, quel comportement du bien social ? Pour tous ou chacun ? Continuer la lecture de Le bien social, pour tous ou pour chacun ?

Décider de son avenir, une action délaissée aux vieux !

Le Regard Libre N° 11 – Nicolas Jutzet 

Le weekend électoral qui vient d’accoucher d’un Rechtsrutsch n’a, une nouvelle fois, que modérément mobilisé un corps électoral aux abonnés absents. 48,41 %, c’est le taux de participation. Soit à peine moins que les 48,5 % de 2011, mais toujours en dessous de la symbolique barre des 50 %, franchie la dernière fois en… 1979. Malheureusement, les détails de la participation par tranches d’âge ne tomberont que dans quelques mois. Dans l’attente de la confirmation précise des résultats, nous pouvons tirer des conclusions en nous appuyant sur ceux parus en 2011.

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Le français au collège

 Le Regard Libre N° 1 – V. Sirine

Le présent article ne vise aucun professeur, ni qui que ce soit. S’il cherchait à le faire, il se limiterait à une bordée d’injures bien senties. Est-il besoin de justifier à un maraud fieffé la bastonnade qu’il mérite ? Non. Bats-le. Si tu ne sais pas pourquoi, lui le saura.

Le présent article ne tend guère plus, malgré les apparences – qui ne sont que celles de l’art à la petite semaine –, à exciter un troupeau d’étudiants (professionnels, s’entend) à une vindicte sanglante, qui n’aurait pas sa place dans un article aussi bienveillant.

Quelque chose mériterait cependant qu’on lui témoigne plus d’égards. Il s’agit d’une branche dont le nom, bien usé avec ses comparses de cellule derrière les grilles rouillées de nos horaires, ne semble guère briller d’un légitime éclat tricolore, sinon fleurdelisé : le français. L’enseignement de cette branche ne fait plus rêver que les demoiselles Bovary. Continuer la lecture de Le français au collège