Archives par mot-clé : fanny agostino

«Dune»: Villeneuve réhabilitera-t-il l’échec de Lynch?

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

La malédiction serait-elle sur le point de prendre fin? L’énième tentative d’adaptation cinématographique du roman de Frank Herbert, Dune, pourrait être la bonne. Adulée par les adeptes de science-fiction, cette fable écologique et politique écrite en 1965 pourrait avoir trouvé son élu en la personne de Denis Villeneuve. Mais pouvons-nous vraiment en être certains après cette première partie qui est sortie ce mercredi 15 septembre dans les salles? 

Lire la suite de la critique (en libre accès)

«Les Fantasmes» stimulent la Foenkinosphobie

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Bientôt aussi populaire que les frères Bogdanoff, la fratrie Foenkinos récidive. La thématique «osée» et le casting prolifique de leur nouvelle comédie ne suffiront pas à émoustiller outre la curiosité du spectateur. Effleurant son sujet, ce catalogue de fantasmes sexuels ressemble aux prospectus des supermarchés: un choix de promotions sans once de liberté.

Lire la suite de la critique (en libre accès)

«Lara Jenkins»: l’exigence ordinaire

ARTICLE LONG FORMAT, Fanny Agostino | Dans l’univers élitiste des musiciens, l’austérité va-t-elle de pair avec l’exigence? Avec Lara Jenkins, Jan-Ole Gerster suit le quotidien d’une sexagénaire aigrie en quête de rédemption. Le jour de son anniversaire, son fils Viktor s’apprête à donner un récital afin de présenter ses nouvelles compositions. En froid avec sa progéniture – ou plutôt en gel intersidéral – cette marâtre décide d’acquérir la vingtaine de billets restants et se donne pour mission de les distribuer avant le début de l’événement. Les Jenkins seront-ils réconciliables?

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement (abo d’essai d’un mois gratuit)

«La Cravate»: les idées sacrifiées

Les mercredis du cinéma– Fanny Agostino

Ah, les affiches de campagne. Municipales, fédérales ou présidentielles, elles ont toutes en commun ces quelques traits: grand sourire, regard tourné vers l’horizon, arrière-plan neutre, slogan inspiré par un semblant de renouveau et de belles promesses. Mais vous êtes-vous déjà interrogé sur la vie des petites mains qui ont imprimé, distribué puis collé ces affiches? Mathias Théry et Etienne Chaillou se sont intéressés à la cuisine interne des partis politiques français. En suivant l’itinéraire d’un militant du Front National avant et après la campagne de 2017, ce documentaire surprend. Il évite en effet les clichés et les idées reçues de ces vies minuscules condamnées à vivre dans l’ombre du jeu politique et de ses cercles privilégiés.  

Lire la suite de la critique (en libre accès)

«Shadow Game»: la réalité des mineurs clandestins

Les plateformes ciné du samedi – Fanny Agostino

Après leur moyen-métrage De deal (2018) consacré à l’accord passé entre l’Union européenne et la Turquie pour contrôler les flux migratoires entre les îles grecques et l’Anatolie, le tandem hollandais formé par Eefje Blankevoort et Els van Driel continue son examen de la question migratoire à travers sa dimension humaine et sociale. Enquêtrices de terrain, elles nous invitent à comprendre et à suivre le pari dangereux que se sont lancé de jeunes adolescents. Une aventure sans retour que ces derniers nomment «the walking game»: un défi consistant à franchir les frontières ultra sécurisées de la route des Balkans pour rejoindre l’Europe. A n’importe quel prix. Un regard inédit sur les migrants mineurs non accompagnés et leur parcours.

Lire la critique (en libre accès)

«Yalda», quand la téléréalité révèle les coutumes

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Le nom de Massoud Bakhshi ne nous est pas familier. Pourtant, le second long-métrage de ce réalisateur iranien pourrait l’imposer dans le champ cinématographique mondial. Après s’être emparé du fossé culturel entre l’Europe et l’Iran à travers la trajectoire d’un universitaire dans Une famille respectable (2012), Bakhshi s’inspire d’un programme télévisé iranien nommé «Lune de miel». Celui-ci permettait à des individus condamnés à mort d’être graciés par la famille de la victime en direct. Sur le modèle de The Voice, le public pouvait se saisir de son téléphone et juger de la sincérité de l’acte de repentance du criminel. Si le cinéaste nous expose un univers dont notre lecture sera forcément dystopique, les codes et les pratiques iraniens sont découverts par le prisme de la téléréalité et permettent d’accéder à une réalité culturelle invisible au cinéma.

Lire la critique (en libre accès)

«Idiot Prayer : Nick Cave Alone at Alexandra Palace», la grâce comme horizon

ARTICLE LONG FORMAT, Fanny Agostino | Longtemps peu enclin à répondre aux questions des journalistes, Nick Cave s’inspire de conversations avec son public pour repenser quarante ans de carrière sous la forme piano-voix. L’australien dispense un récital solitaire en toute transparence. Une confidence magnifique, sans échappatoire et sans tricherie.

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d’abonnement

«Bâtards»: un «Black Mirror» édition romande

Article inédit – Fanny Agostino

Depuis un mois, les résidents suisses peuvent accéder à la nouvelle plateforme de streaming de la SSR baptisée «Play Suisse». Avec son interface similaire à celle de Netflix, elle permet de visionner gratuitement des productions helvétiques. C’est le cas de la websérie Bâtards. Dans un décor lunaire et dystopique, des enfants abandonnés se battent dans une télé-réalité pour être adoptés par un couple de célébrités, jusqu’à ce qu’une prise d’otage fasse tout basculer. Un scénario ambitieux qui aurait mérité de se développer dans un format plus long.  

Lire la suite de la critique (en libre accès)

«The Fall»: la série policière avec un coup d’avance

Le Netflix & chill du samedi – Fanny Agostino

Diffusée entre 2013 et 2016, The Fall peut être considérée comme l’une des meilleures réussites dans le genre du polar de cette dernière décennie. Proposant un thriller ne trahissant ni ses promesses, ni sa complexité au fil de ces trois saisons, ce petit bijou britannique nous plonge dans les bas-fonds d’une enquête morbide: une chasse au serial-killer dans les dédales de Belfast, en Irlande du Nord. D’apparence classique, cette production surprend au regard de la profondeur de ses personnages et de la mise en image de la mécanique judiciaire.

Lire la suite de la critique (en libre accès)

«Le bonheur des uns» fait le malheur du spectateur

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

L’axiome est renversé, mais tout le monde reconnaîtra le proverbe. D’une logique désespérante et cumulant les clichés affligeants, le film de Daniel Cohen est aussi attendu et démonstratif que son titre. Dans cette comédie où le succès du premier roman d’une femme attise la jalousie de ses proches, tout se rapporte à l’aposiopèse.

Lire la critique