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Les « Flatliners » auraient mieux fait de rester dans leurs tombes

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

« C’est un beau jour pour mourir. »

Sous l’impulsion de Courtney (Ellen Paige), étudiante en médecine, quatre de ses confrères la rejoignent et participent à une expérience pour le moins étrange ; ils provoquent sur leurs propres personnes un arrêt cardiaque, laissent le cœur arrêté quelques minutes… avant que les autres ne se chargent de ramener à la vie celui qui se sera laissé partir.

Après l’expérience, Courtney, Jamie (James Norton), Marlo (Nina Dobrev) et Sophia (Kiersey Clemons)  verront leurs capacités intellectuelles modifiées, différemment selon chacun. Seul Ray – interprété par Diego Luna –, méfiant, se garde de jouer avec la mort. A raison ? Peut-être, car des événements effrayants et surnaturels s’immisceront petit à petit dans la vie de ses amis, jusqu’au drame…

La nouvelle version du film Flatliners – L’expérience interdite constitue un échec sur différents plans. Tout d’abord, et c’est l’une des erreurs majeures de la distribution, le long-métrage est interdit aux moins de seize ans et apparaît sous la catégorie horreur. Certes, la bande-son mène à l’appréhension et parfois même à l’angoisse. Néanmoins, pas une once d’imagination, de nouveauté ou d’inattendu ne parvient à habiter les cent-dix minutes passées dans la salle de cinéma. Les amateurs de films d’horreur se retrouveront sans doute déçus. Lire la suite Les « Flatliners » auraient mieux fait de rester dans leurs tombes

« Everything, everything » : pire, on ne peut pas

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 7 août 2017, 20h30 – 21h00

De tels films sont rares. Ils excellent tellement dans leur nullité qu’on ne peut même pas les qualifier de navets. Les navets sont des films qui ne réussissent pas à atteindre les objectifs qu’ils se sont lancés, des films à l’égard desquels on avait des attentes, qui se sont ensuite avérées insatisfaites lors de la projection. Everything, everything sent le mauvais film jusque dans sa bande-annonce : il n’est pas donné à tous les cinéastes de réaliser cet exploit !

Au fond, le sujet pourrait à la limite constituer un bon scénario : une jeune fille malade condamnée à ne jamais sortir de sa maison et qui s’enamoure d’un jeune Apollon nouvellement voisin, qui va la pousser à braver l’interdit. Oui, mais… pour que le film soit réussi, il faudrait en finir une bonne fois pour toutes avec les bons sentiments, les histoires mille fois répétées et les mimiques insupportables dignes des pires séries américaines. Lire la suite « Everything, everything » : pire, on ne peut pas