Archives par mot-clé : navet

«I feel good» – vraiment, Jean Dujardin?

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Dans cette farce aux allures de sketch de dix minutes qui a mal tourné, Jean Dujardin incarne Jacques, un paumé convaincu par les bienfaits du capitalisme. L’homme n’est rien, il se rêve grand patron. Pire, il sait qu’il va l’être, il est convaincu qu’il doit l’être, qu’il ne peut que l’être. Mais il ne sait rien faire, et surtout pas des travaux manuels. Pourtant, c’est aux portes d’une communauté Emmaüs qu’il va toquer, près de Pau, gérée par sa sœur Monique, interprétée par Yolande Moreau. Il va alors y présenter sa (brillante) idée de se lancer comme indépendant à la tête d’une petite entreprise de chirurgie esthétique low-cost.

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« Death Wish » ne nous aura donné envie de rien

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

«  – Qui êtes-vous ?

– Ton dernier client. »

Paul Keersey (Bruce Willis) est chirurgien urgentiste à Boston. Vivant entre le rythme effréné des opérations et l’harmonie de sa vie de famille aux côtés de sa femme et de sa fille, il mène une vie privilégiée, contrastant fortement avec celles des gangsters et autres miséreux de la ville. Repéré par le voiturier d’un restaurant qui photographiera son adresse afin de le cambrioler, celui qui s’est éloigné du déterminisme social dans lequel aurait pu le plonger la relation malsaine qu’il entretenait avec son père se voit un jour démuni.

Sa femme et sa fille sont agressée lors du vol organisé par le fameux voiturier, alors qu’il avait du se rendre précipitamment à l’hôpital. La première décèdera et la seconde restera plongée dans un profond coma, chaque jour amoindrissant un peu plus ses chances de survie. Seul face au deuil, hanté par l’inquiétude et la colère, il ne trouvera le sommeil que le jour où il se retrouve de façon impromptue au milieu d’une scène de vol de voiture. Sans sourciller, il utilise pour la première fois l’arme récupérée sur l’un de ses patients et assassine l’un des malfrats. Continuer la lecture de « Death Wish » ne nous aura donné envie de rien

« Taxi 5 », ou Pattaya à Marseille

Les mercredis du cinéma – Marina De Toro

Tout commence avec Sylvain Marot (Franck Gastambide), policier à Paris, qui est muté contre sa volonté à la police municipale de Marseille. Ce transfert a surtout été effectué à cause de sa relation adultère avec la femme du préfet de Paris, mais il y a aussi ses prouesses en tant que pilote casse-cou et expérimenté qui n’ont pas joué en sa faveur. Arrivé à Marseille, Sylvain découvre son nouveau poste de police décrépi et sa nouvelle équipe composée de bras-cassés et de marginaux. Pourtant, il s’intègre rapidement et le travail ne manque avec l’ex-commissaire Gilbert (Bernard Farcy), désormais maire de Marseille, qui fait face à des voleurs italiens arrivant toujours à fuir en Ferrari. Le policier parisien comprend très vite que la traque s’annonce difficile, en particulier avec les véhicules utilitaires dont dispose la police municipale marseillaise.

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Les « Flatliners » auraient mieux fait de rester dans leurs tombes

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

« C’est un beau jour pour mourir. »

Sous l’impulsion de Courtney (Ellen Paige), étudiante en médecine, quatre de ses confrères la rejoignent et participent à une expérience pour le moins étrange ; ils provoquent sur leurs propres personnes un arrêt cardiaque, laissent le cœur arrêté quelques minutes… avant que les autres ne se chargent de ramener à la vie celui qui se sera laissé partir.

Après l’expérience, Courtney, Jamie (James Norton), Marlo (Nina Dobrev) et Sophia (Kiersey Clemons)  verront leurs capacités intellectuelles modifiées, différemment selon chacun. Seul Ray – interprété par Diego Luna –, méfiant, se garde de jouer avec la mort. A raison ? Peut-être, car des événements effrayants et surnaturels s’immisceront petit à petit dans la vie de ses amis, jusqu’au drame…

La nouvelle version du film Flatliners – L’expérience interdite constitue un échec sur différents plans. Tout d’abord, et c’est l’une des erreurs majeures de la distribution, le long-métrage est interdit aux moins de seize ans et apparaît sous la catégorie horreur. Certes, la bande-son mène à l’appréhension et parfois même à l’angoisse. Néanmoins, pas une once d’imagination, de nouveauté ou d’inattendu ne parvient à habiter les cent-dix minutes passées dans la salle de cinéma. Les amateurs de films d’horreur se retrouveront sans doute déçus. Continuer la lecture de Les « Flatliners » auraient mieux fait de rester dans leurs tombes

« Everything, everything » : pire, on ne peut pas

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Une rubrique partenaire de Cinérevue, l’émission cinématographique de NeuchVox. Prochain direct : lundi 7 août 2017, 20h30 – 21h00

De tels films sont rares. Ils excellent tellement dans leur nullité qu’on ne peut même pas les qualifier de navets. Les navets sont des films qui ne réussissent pas à atteindre les objectifs qu’ils se sont lancés, des films à l’égard desquels on avait des attentes, qui se sont ensuite avérées insatisfaites lors de la projection. Everything, everything sent le mauvais film jusque dans sa bande-annonce : il n’est pas donné à tous les cinéastes de réaliser cet exploit !

Au fond, le sujet pourrait à la limite constituer un bon scénario : une jeune fille malade condamnée à ne jamais sortir de sa maison et qui s’enamoure d’un jeune Apollon nouvellement voisin, qui va la pousser à braver l’interdit. Oui, mais… pour que le film soit réussi, il faudrait en finir une bonne fois pour toutes avec les bons sentiments, les histoires mille fois répétées et les mimiques insupportables dignes des pires séries américaines. Continuer la lecture de « Everything, everything » : pire, on ne peut pas