Archives par mot-clé : paris

«Deux moi», deux âmes seules dans la ville de Paris

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz A Paris, Rémy et Mélanie sont voisins. Ce n’est pas pour autant qu’ils se connaissent: dans cette grande ville, chacun vaque à ses occupations sans s’occuper de ce qui se passe autour. Leur activité, c’est principalement leur routine métro-boulot-dodo. Et dans leur vie, au milieu de deux millions … Continuer la lecture de «Deux moi», deux âmes seules dans la ville de Paris

Ce contenu est réservé à nos abonnés.

Déjà un compte? Connexion

Pas encore de compte? Voir nos différentes formules d'abonnement

Sous les pavés soixante-huitards d’un certain Grégoire Müller

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Publié aux Editions de l’Aire, Sous les pavés… Lézards est un magnifique témoignage d’un soixante-huitard, le peintre suisse Grégoire Müller, nostalgique d’une époque qui pourtant a donné naissance à la société d’aujourd’hui qu’il abhorre.

Lire la chronique

Galanterie, machisme et indifférence

Le Regard Libre N° 49 – Jonas Follonier

La galanterie est aujourd’hui considérée comme machiste, du moins par certaines féministes. Selon elles, cette forme française de savoir-vivre masculin à l’égard des femmes cacherait une vision sexiste où la femme serait traitée comme un être faible et fragile.

Or, la galanterie est une marque de civilité parmi d’autres et ne peut donc sérieusement que s’opposer à des réflexes balourds tels que le machisme ou la sauvagerie. Ce qui frappe quand on prend le métro à Lausanne ou à Paris, ce n’est pas le machisme de méchants hommes de droite blancs cis-genres occidentalo-centrés, mais tout simplement le manque de civilité de quelques «ouesh ouesh», de plus en plus nombreux. Ceux qui écartent leurs jambes en empiétant sur les autres sièges avec leur training insupportable.

Lire la suite de l’éditorial

Rencontre avec Mikhaël Hers, réalisateur d’«Amanda»

Le Regard Libre N° 45 – Loris S. Musumeci

Mikhaël Hers en est à son troisième long-métrage. Déjà très apprécié, il est promis à une carrière toujours plus florissante dans le septième art. Aujourd’hui, le cinéaste nous présente Amanda, qui place son action dans un Paris victime d’un horrible attentat, actualité de ces dernières années oblige. David, vingt-quatre ans, y perd sa sœur, et se voit soudain en père improvisé de sa nièce, la petite Amanda. La situation est loin d’être facile, et pourtant les deux vont apprendre à vivre ensemble, comme père et fille. En somme, le film est simplement beau et bouleversant. Rencontre avec son réalisateur.

Loris S. Musumeci: Comment en êtes-vous venu à faire du cinéma?

Continuer la lecture de Rencontre avec Mikhaël Hers, réalisateur d’«Amanda»

«L’Empereur de Paris», ça gueule, ça tape, ça tue

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

L’histoire du célèbre Eugène-François Vidocq, bagnard évadé qui finit par collaborer avec la police nationale pour arrêter les pires criminels de Paris, est portée à l’écran sans grande rigueur. Le but de Jean-François Richet n’était sans doute pas celui de réaliser un documentaire, mais force est tout de même de constater que le film est beaucoup trop lacunaire en matière historique. 

Continuer la lecture de «L’Empereur de Paris», ça gueule, ça tape, ça tue

«Amanda», de l’angoisse à l’espérance

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«– Maman elle dort encore?
– Elle est pas là.»

Vie parisienne, vie heureuse. Amanda passe une enfance normale avec sa maman. David, son jeune oncle de vingt-quatre ans, profite le plus possible de voir sa sœur et sa nièce qui l’adore. Malgré sa vie mouvementée, toujours pressée, entre petits boulots et arrangements, David entretient une belle relation de complicité avec sa sœur. Puisque cette dernière est seule pour élever sa fille, il lui donne des coups de main comme il peut. Mais un jour tout s’écroule. La terreur d’un attentat s’abat sur Paris. Amanda n’a plus de maman, et David doit par conséquent devenir père prématurément. L’oncle et la nièce apprennent à vivre ensemble, malgré les difficultés, et les blessures du passé toujours ouvertes.

Continuer la lecture de «Amanda», de l’angoisse à l’espérance

«Première année», et si on séchait?

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Cette semaine, vous vous êtes peut-être rendu au cinéma pour visionner le nouveau film du médecin et réalisateur français Thomas Lilti. Son long-métrage Première année s’intéresse justement au monde de la médecine, plus spécifiquement aux études qui y mènent, en plein Paris. Le concours de médecine, tout un monde. Antoine débute sa première année… pour la troisième fois consécutive, c’est donc un « triplant ». Benjamin, lui, fait sa première première année. De l’amitié circonstancielle va naître entre les deux hommes, mais va-t-elle résister à la pression de la compétition ?

Continuer la lecture de «Première année», et si on séchait?

« Papillon », le corps est narrateur

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« J’arrive pas à croire que t’aies pris perpet’. »

Paris, 1931. L’ambiance est swing, l’ambiance est folle, l’ambiance est chaude. Henri Charrière, surnommé Papillon, travaille comme cambrioleur pour une organisation criminelle. Son chef, un vieux diable aux dents pourries, semble admirer le jeune employer tout en sachant qu’il garde discrètement des parts de la rapine. Travail terminé, Papillon rentre avec sa petite amie, une danseuse travaillant pour le même patron que lui ; ils passent une nuit d’amour.

Continuer la lecture de « Papillon », le corps est narrateur

« Joueurs » – rien ne va plus !

Les mercredis du cinéma – Thierry Fivaz

Pour son premier long-métrage, la jeune et prometteuse réalisatrice Marie Monge poursuit l’exploration qu’elle avait débuté avec Marseille la nuit, moyen-métrage nommé aux César 2014, et pose à nouveau son regard sur cette troisième France. Cette France oubliée, celle des bas quartiers, des voyous et des durs aux cœurs tendres. Car si avec Joueurs Marie Monge nous raconte une histoire d’amour, celle entre Abel (Tahar Rahim), une petite frappe accro aux jeux, et Ella (Stacy Martin), une jeune femme perdue, il s’agit aussi et surtout d’une histoire d’addiction(s) ayant pour cadre les cercles de jeux parisiens.

Continuer la lecture de « Joueurs » – rien ne va plus !

«Mission impossible: Fallout»

Les mercredis du cinéma – Nicolas Jutzet

Dans la même veine que les James Bond, la tâche principale pour un réalisateur d’un « Mission impossible » c’est, avec ce sixième opus, de parvenir à convaincre sans lasser. Sans jamais dénaturer l’héritage. De peur de fâcher les puristes. Cette mission est loin d’effrayer Christopher McQuarrie, le réalisateur, qui se joue parfaitement des obstacles et signe une œuvre réussie dans laquelle Tom Cruise, dans la fleur de l’âge, excelle.

Continuer la lecture de «Mission impossible: Fallout»