Archives par mot-clé : rêve

La poésie narrative de Mathilde Vischer

Les bouquins du mardi – Arthur Billerey

Chère lectrice, cher lecteur,

C’est à toi que je m’adresse. Toi le maillon le plus important de la chaîne du livre. On pourrait dire le maillon d’or, le maillon primordial, le maillon qu’on ne peut détacher sans rompre l’ensemble. Toi, lectrice, lecteur, sans qui le livre n’aurait pas de réalité, comme le disait un écrivain slovaque du nom de Pavel Vilikovsky. J’aimerais te dire que parmi le bousculement des nouveautés de la rentrée littéraire, de plus en plus comparable au bousculement que font les vagues d’un tsunami somptueux, j’aimerais te dire que tu n’es pas obligé de te mouiller jusqu’au cou. Autrement dit, que tu peux rester au sec, oser prendre ton temps et lire tranquille, à l’ombre d’un arbre, pourquoi pas de la poésie, par exemple. C’est vrai, pourquoi ne brillerais-tu pas par ton écart de conduite, cette année, au lieu de suivre les tendances, en lisant Comme une étoile tombe dans la nuit, de Mathilde Vischer?

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«Freud», entre blâmes et succès

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

La nouvelle série Netflix, Freud, remporte autant de succès que de blâmes. Le succès vient des chiffres: depuis sa sortie en mars dernier, la série reste dans le Top 10 du plus haut taux de spectateurs. Les blâmes viennent de l’accueil critique: production à la frontière du guignol qui d’une part n’enseigne rien de la psychanalyse, qui d’autre part dépeint un Sigmund à mille lieux de la figure très – sans doute trop – idolâtrée des milieux intellectuels. Succès et blâme vont de pair, tout en cohérence. L’un et l’autre s’expliquent légitiment. Regard.

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Mais qui êtes-vous, envoûtant docteur Edwardes?

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Tout savoir sur Hitchcock aujourd’hui avec Le Regard Libre – Kelly Lambiel

Une disparition, des souvenirs perdus, un couple en cavale. De la violence, de la vulnérabilité, de l’amour. Des violons, de la tension et une pointe d’inquiétude. Des cauchemars, une enquête, des révélations surprenantes. C’est avec La Maison du docteur Edwardes qu’Alfred Hitchcock, ayant toujours démontré un intérêt certain pour la psychologie de ses personnages, entre à proprement parler dans le thriller psychologique.

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Je bois, tu bois, il parle, nous rions, vous souriez, ils rêvent

Les bouquins du mardi – Edition spéciale «Les coronarétrospectives de la littérature» –Arthur Billerey

En période de confinement, relire à petits coups Les nouvelles brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio, c’est rire bêtement, s’apaiser, refaire le monde sur commande. Et peut-être ouvrir une réflexion sur le rêve.

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Le train, une ouverture au rêve

Le Regard Libre N° 48 – Hélène Lavoyer

Il fallait faire un choix et, au vu de l’état du monde, des perspectives actuelles, c’était l’évidence même. Vingt-sept heures, quelques minutes et douze secondes. C’est ce que m’a annoncé l’homme en face de moi, me souriant du haut de son confortable siège de bureau. Il affichait un étonnement ravi et sincère, apparemment heureux que je choisisse de voyager en train de Neuchâtel à Oslo. Si cette décision peut tout d’abord apparaître comme une perte de temps ou d’argent, s’il semble moins pratique, il n’en est rien.

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Un hamac d’étoiles

La citation de la semaine – Alexandre Wälti

NOUS ETIONS DANS L’AOUT D’UN CLAIR MATIN PEU SUR

« Il n’y a que deux conduites avec la vie : ou on la rêve ou on l’accomplit. Dans les deux cas on est sans destination sous la chute du jour, et rudoyé, coeur soyeux avec coeur sans tocsin.

Donne-moi ta main de jonc avançante. Rendez-vous sur tes barres flexibles, devant la source qui nous a séparés. Ah ! Wilfride, voici les Hôtes, et voici le miroir aux ailes éployées.

Tous deux dans la prairie vous emplissez mon hamac d’étoiles. »

René Char, Éloge d’une Soupçonnée précédé d’autres poèmes (1973-1987)

Ecrire à l’auteur : alexandre.waelti@leregardlibre.com

© Alexandre Wälti pour Le Regard Libre

Les extraordinaires aventures d’un Fakir irradiant

Les mercredis du cinéma – Alexandre Wälti

Le rêve prolonge la réalité, l’amplifie ou la rend parfois moins dure. Il peut aussi porter vers un objectif de vie sur lequel s’appuyer avec sérénité. Deux phrases qui disent le fond du film de Ken Scott. Un réalisateur qui a construit un pont culturel entre les codes bollywoodiens et hollywoodiens. Il réalise une fable à la croisée de ces deux cinémas avec le bonus d’imagination en plus.

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« Coco », une touchante ode à la famille

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

« Qu’est-ce qu’on va pouvoir faire de ce garçon ? »

Miguel Rivera est un enfant de la petite ville mexicaine Santa Cecilia. Il en porte en lui un fort sentiment familial. A l’approche de l’incontournable Dia de los Muertos – la Fête des Morts – tout a été préparé pour réserver aux ancêtres Rivera un bon retour annuel, par des offrandes et l’exposition de la photographie de chacun de ses membres défunts sur l’autel de la maison.

Seule une figure ne trône pas en effigie : celle du père de Mama Coco, l’arrière-arrière-grand-mère et confidente de Miguel. Le mystérieux personnage aurait abandonné sa famille pour suivre son destin : la musique. Considéré comme maudit, la musique elle-même a été complètement bannie et haïe par la famille. Et pourtant, le jeune garçon ne rêve que de devenir musicien. Secrètement.

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« La Passion Van Gogh », la première peinture animée de l’histoire du cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Pour la première fois dans l’histoire du cinéma, un film d’animation voit le jour sur la base de peintures, et non d’images. Des peintures produites à la main, se voulant le plus proche possible du style de Vincent Van Gogh. La Passion Van Gogh raconte l’histoire d’Armand Roulin, fils du facteur qui transmettait les nombreuses lettres du peintre. Le facteur a demandé à son fils de remettre la dernière lettre de Vincent, désormais mort, destinée à son frère, Theo Van Gogh.

Apprenant que ce dernier est lui aussi décédé, Armand Roulin va mener l’enquête sur la mort de l’artiste. Ce sont des personnages peints par Van Gogh lui-même qui se succèdent sur l’écran, pour le plus grand bonheur de l’esthète comme du cinéphile. Ensuite, c’est un travail colossal : plus de soixante mille peintures réalisées manuellement pour l’occasion, numérisées et animées par les technologies modernes, pour leur offrir un mouvement perpétuel. C’est tout l’univers de Van Gogh que nous retrouvons, les champs de blé, le village d’Anvers, la nuit étoilée, les corbeaux, l’ivrogne assoupi.

Quelques bémols

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