Archives par mot-clé : thriller

«Dark Waters»: la lutte continue!

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Quel film! Mais quel film! Je ressors de la séance totalement révolté, remonté, indigné. Et admiratif. Non seulement le sujet de Dark Waters est prenant parce qu’il relate une réalité qui nous concerne tous et qui a bien cours encore aujourd’hui, mais aussi parce qu’il est porté par un travail de réalisation, de photographie et d’interprétation brillant.

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«Intimidation»: «The Stranger» d’Harlan Coben arrive sur Netflix

Le Netflix & chill du samedi – Lauriane Pipoz

Harlan Coben, le maître américain du polar, débute sa collaboration avec Netflix par Intimidation. Basé sur son l’un de ses bestsellers, cette mini-série disponible depuis un mois est déjà dans le top 5 des plus regardées sur la plateforme. Les raisons? Des intrigues parfaitement ficelées. Une maîtrise absolue du suspense. Une indépendance vis-à-vis du roman qui convaincra les fervents lecteurs comme les non-initiés. Un humour plus british que son auteur. Mais il manque à ce cocktail le petit plus qui ferait tourner la tête.

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«Baghdad in My Shadow», dans l’ombre de la profondeur et de la caricature

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

De Baghdad à Londres. De Londres à Baghdad. Deux villes liées par l’exil d’un groupe d’Irakiens. Exilés par leurs tares. Exilés pour ceux qu’ils sont: des communistes, une architecte divorcée, un jeune informaticien homosexuel. Ça ne passe pas chez eux, et encore moins sous la dictature de Saddam Hussein. Réunis dans l’exil, tous réunis dans le café Abu Nawal. Lieu où se retrouvent des Irakiens, des Anglais, tout type de personne. Lieu de tolérance et de diversité. Dans une ambiance de dolce vita à l’orientale, entre la nostalgie, les plats typiques et la musique de là-bas. Mais le fanatisme vient tout casser. Au sens propre comme figuré.

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«Les Siffleurs», ce thriller roumain si sérieux

Les mercredis du cinéma – Ivan Garcia

Le nouveau long-métrage du réalisateur roumain Corneliu Porumboiu place sur scène un policier corrompu qui, pour libérer un mafieux, doit apprendre la langue sifflée. Un film qui m’a tenu en haleine et qui montre que le cinéma roumain doit être pris au sérieux.

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«Seules les bêtes»: un film déséquilibré

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Déséquilibre. Tout est déséquilibré. A commencer par les personnages qui, engageant leur vie dans des faits et gestes complètement absurdes, se montrent à l’écran comme des déséquilibrés mentaux. Les parties du film sont elles aussi déséquilibrées. Un déséquilibre est voulu, en tant que moteur de l’histoire, pour laisser avancer la trame entre un village de montagne enneigé et la chaleur des rues d’Abidjan. Dernier déséquilibre: Seules les bêtes témoigne de petits points d’excellence dans sa réalisation, mais aussi de catastrophes.   

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«Midsommar», un festival d’horreur

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Avec Midsommar, le réalisateur Ari Aster réinvente les codes du genre en plaçant son film d’horreur sous le soleil suédois de la mi-été. Couleurs, drogue et chants nordiques sont au rendez-vous pour cette entrée dans une secte suédoise.

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«Parasite»: cette année la Palme d’or est grosse comme une montagne

Les mercredis du cinéma – Loris Musumeci

«Tu as beau avoir un plan, mais jamais la vie ne se déroule comme prévu.» 

La famille Ki-taek vit dans un sous-sol. Pas étonnant puisqu’ils sont pauvres. Leurs revenus sont moindres: ils plient des cartons de pizza chez eux. Et en plus, ils ne le font même pas correctement. On peut donc en conclure qu’il s’agit d’une famille de chômeurs. Pas de malheur pour autant. Les quatre membres sont joyeux et solidaires. Et les choses sont prêtes de changer. Ki-Woo, le fils, décroche via l’aide d’un ami et d’un faux diplôme un poste d’enseignant particulier d’anglais au sein de la richissime famille Park. Peu à peu, toujours par des mensonges, arnaques et supercheries, Ki-Woo fait entrer dans la maison sa sœur, son père et sa mère. Tout le monde travaille désormais pour les Park, mais jusqu’à quand? Et à quel prix?

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«Greta»: une horreur, mais pas dans le bon sens du terme

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Frances McCullen (Chloë Grace Moretz) trouve un sac oublié dans le métro new-yorkais. En bonne citoyenne, elle décide de le ramener en personne à son propriétaire. Il se trouve qu’il s’agit de Greta Hideg (étonnante Isabelle Hupert), une femme esseulée qui l’invite à prendre un café. Elles se lient d’amitié. Jusqu’à ce que la jeune femme découvre une série de sacs identiques au premier, accompagnés de post-it montrant les nom et numéro de téléphone des jeunes femmes les ayant trouvés. Mais il n’est pas si facile de couper le cordon avec Greta, qui se mue pour Frances de maman de substitution en harceleuse déterminée. S’ensuit un jeu du chat et de la souris à travers les rues et établissements New York.

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Une machination orchestrée par Jérémy Ergas

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Une bourgeoisie genevoise artificielle, un romancier à succès assassiné, des scènes de crime à la fois effroyables et géniales, un tueur obsessionnel, trois suspects principaux et deux inspecteurs motivés, mais dépassés : voilà les ingrédients principaux de La Machination. Résumé très sommairement, parce que le troisième livre et premier thriller de l’écrivain suisse Jérémy Ergas n’est pas un long fleuve tranquille et comporte de nombreux rebondissements.

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Dom«MA»ge

Les mercredis du cinéma – Melisa Oriol

Tate Taylor après son sublime chef-d’œuvre La couleur des sentiments, primé à de nombreuses reprises, déçoit, cette fois, avec Ma, un film d’horreur sans saveur.

Avec une actrice telle qu’Octavia Spencer, comment ne pas avoir de très hautes attentes. Cette dernière, que l’on a vu jouer dans de nombreux films ces dernière années, allant de la domestique à la mathématicienne, offre à nouveau une performance époustouflante. Sa capacité à faire passer des émotions fortes par le regard donne une réelle ampleur à Ma. Son regard est d’ailleurs souvent souligné par des gros plans, ce qui lui ajoute de la puissance.

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