Archives par mot-clé : thriller

«Les Siffleurs», ce thriller roumain si sérieux

Les mercredis du cinéma – Ivan Garcia

Le nouveau long-métrage du réalisateur roumain Corneliu Porumboiu place sur scène un policier corrompu qui, pour libérer un mafieux, doit apprendre la langue sifflée. Un film qui m’a tenu en haleine et qui montre que le cinéma roumain doit être pris au sérieux.

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«Seules les bêtes»: un film déséquilibré

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Déséquilibre. Tout est déséquilibré. A commencer par les personnages qui, engageant leur vie dans des faits et gestes complètement absurdes, se montrent à l’écran comme des déséquilibrés mentaux. Les parties du film sont elles aussi déséquilibrées. Un déséquilibre est voulu, en tant que moteur de l’histoire, pour laisser avancer la trame entre un village de montagne enneigé et la chaleur des rues d’Abidjan. Dernier déséquilibre: Seules les bêtes témoigne de petits points d’excellence dans sa réalisation, mais aussi de catastrophes.   

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«Midsommar», un festival d’horreur

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Avec Midsommar, le réalisateur Ari Aster réinvente les codes du genre en plaçant son film d’horreur sous le soleil suédois de la mi-été. Couleurs, drogue et chants nordiques sont au rendez-vous pour cette entrée dans une secte suédoise.

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«Parasite»: cette année la Palme d’or est grosse comme une montagne

Les mercredis du cinéma – Loris Musumeci

«Tu as beau avoir un plan, mais jamais la vie ne se déroule comme prévu.» 

La famille Ki-taek vit dans un sous-sol. Pas étonnant puisqu’ils sont pauvres. Leurs revenus sont moindres: ils plient des cartons de pizza chez eux. Et en plus, ils ne le font même pas correctement. On peut donc en conclure qu’il s’agit d’une famille de chômeurs. Pas de malheur pour autant. Les quatre membres sont joyeux et solidaires. Et les choses sont prêtes de changer. Ki-Woo, le fils, décroche via l’aide d’un ami et d’un faux diplôme un poste d’enseignant particulier d’anglais au sein de la richissime famille Park. Peu à peu, toujours par des mensonges, arnaques et supercheries, Ki-Woo fait entrer dans la maison sa sœur, son père et sa mère. Tout le monde travaille désormais pour les Park, mais jusqu’à quand? Et à quel prix?

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«Greta»: une horreur, mais pas dans le bon sens du terme

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Frances McCullen (Chloë Grace Moretz) trouve un sac oublié dans le métro new-yorkais. En bonne citoyenne, elle décide de le ramener en personne à son propriétaire. Il se trouve qu’il s’agit de Greta Hideg (étonnante Isabelle Hupert), une femme esseulée qui l’invite à prendre un café. Elles se lient d’amitié. Jusqu’à ce que la jeune femme découvre une série de sacs identiques au premier, accompagnés de post-it montrant les nom et numéro de téléphone des jeunes femmes les ayant trouvés. Mais il n’est pas si facile de couper le cordon avec Greta, qui se mue pour Frances de maman de substitution en harceleuse déterminée. S’ensuit un jeu du chat et de la souris à travers les rues et établissements New York.

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Une machination orchestrée par Jérémy Ergas

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Une bourgeoisie genevoise artificielle, un romancier à succès assassiné, des scènes de crime à la fois effroyables et géniales, un tueur obsessionnel, trois suspects principaux et deux inspecteurs motivés, mais dépassés : voilà les ingrédients principaux de La Machination. Résumé très sommairement, parce que le troisième livre et premier thriller de l’écrivain suisse Jérémy Ergas n’est pas un long fleuve tranquille et comporte de nombreux rebondissements.

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Dom«MA»ge

Les mercredis du cinéma – Melisa Oriol

Tate Taylor après son sublime chef-d’œuvre La couleur des sentiments, primé à de nombreuses reprises, déçoit, cette fois, avec Ma, un film d’horreur sans saveur.

Avec une actrice telle qu’Octavia Spencer, comment ne pas avoir de très hautes attentes. Cette dernière, que l’on a vu jouer dans de nombreux films ces dernière années, allant de la domestique à la mathématicienne, offre à nouveau une performance époustouflante. Sa capacité à faire passer des émotions fortes par le regard donne une réelle ampleur à Ma. Son regard est d’ailleurs souvent souligné par des gros plans, ce qui lui ajoute de la puissance.

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«La femme du banquier», un excellent thriller

Les bouquins du mardi – Lauriane Pipoz

Marina Tourneau est journaliste. En vacances en France avec son fiancé, elle peine à décrocher et accepte une mission à la demande de son supérieur. Lorsque ce dernier est retrouvé mort, elle comprend qu’ils tiennent là une grande affaire. De son côté, l’américaine Annabel vit depuis deux ans à Genève avec son mari, banquier privé. Elle est effondrée lorsqu’elle apprend sa mort dans un accident d’avion. Et encore plus quand elle découvre en quoi consistait vraiment son métier.

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«Duelles», entre satisfaction sensorielle et frustration intellectuelle

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Sur le plan formel, le dernier film d’Olivier Masset-Depasse est un chef-d’œuvre. Lumière, bande-son orchestrale, univers rétro, jeux de caméra techniques et maîtrisés, performance des acteurs, il jouit de qualités esthétiques nombreuses, indéniables. On peine pourtant à se laisser porter et si on sort de la salle les sens satisfaits, on ne se défait pas du goût, certes subtil, mais désagréable qui reste en bouche. Décryptage.

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«Us», c’est nous

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Eh bien! – ainsi parle le Seigneur – je vais faire venir sur eux un malheur dont ils ne pourront se tirer. Ils m’appelleront à l’aide, mais je ne les écouterai pas.» Jérémie 11:11

Une petite fille regarde la télévision. Nous sommes en 1986. L’action Hands Across America bat son plein pour plus de solidarité aux Etats-Unis. Une publicité parmi tant d’autres à la télévision qui devrait laisser une enfant indifférente. Coupure. On retrouve la petite fille, avec son papa et sa maman sur la plage de Santa Cruz à la fête foraine. L’angoisse est palpable, alors que les rires et les jeux sont dominants. Un instant a suffi à ce que son père détourne le regard pour que la petite fille s’éloigne. Elle est perdue pendant un petit quart d’heure. Traumatisme. Ses parents la retrouvent et elle ne parle plus.

De nos jours. La situation semble s’être nettement arrangée pour l’enfant qui est devenue désormais une femme, Adelaïde. Elle est mère à son tour. En famille, ils reviennent à Santa Cruz pour les vacances d’été. Mais trop de coïncidences rappellent à la protagoniste le choc de son enfance. Peur prémonitoire car la suite n’a rien de joyeux. Panne de courant. «Y a une famille dans notre allée», remarque Jason, le fils. Et la famille en question n’est pas prête à s’en aller. Ils s’avancent vers la maison, et je vous passe la suite. 

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