La convalescence de Joseph touche à sa fin. Au fond de son lit, il a entendu une voix familière qui n’était pas celle de la veille servante, Agathe. C’est bien elle, c’est Leila, son amour de jeunesse. Leur retrouvaille marque le commencement d’un temps de paix et de réconciliation. Joseph participe désormais à la vie du village, il travaille, mange et rit avec ceux qui sont peut-être devenus les siens.
Au moyen d’une écriture poétique, impulsive et prévertienne, Dunia Miralles signe «Le baiser d’Anubia» un livre intimiste sur les troubles de la personnalité, transformant son histoire individuelle en une histoire universelle.
Les deux œuvres majeures de Karl Kraus attendirent 2005 pour être traduites en français. Il est vrai qu’un certain nombre d’universitaires s’étaient fait fort de le cantonner dans le cercle restreint des colloques, ne se privant au demeurant pas de lui reprocher, encore et toujours, son prétendu antisémitisme et sa défense de Dollfuss, histoire de le rendre infréquentable, donc illisible.
Après trois romans, Clarisse Gorokhoff a changé de genre en même temps qu’une nouvelle fois d’éditeur. Malgré la mention «roman» sur ce dernier opus, «Défaire l’amour» s’apparente plus à cette forme en vogue: une narrative non-fiction. Pour quelle réussite?
Ecrit en 1924, «Le Nouvel Adam» de la romancière et journaliste genevoise Noëlle Roger vient d’être réédité cette année aux Editions de La Baconnière. Et avec le retour du brouillard, il constitue la lecture de saison parfaite. Petit tour d’horizon en trois mots.
Tenu pour le plus grand cinéaste de sa génération, Pasolini était aussi un poète et militant de gauche. Selon les spécialistes, son livre posthume, Pétrole, serait l’un des meilleurs romans du XXe siècle. Alors, ce roman, bouquin de niche ou chef-d’œuvre?
Cheminer en haute montagne, c’est oublier «ses regrets, ses projets, ses ambitions». Sylvain Tesson a traversé les Alpes à ski, y consacrant son dernier livre, «Blanc». Le récit d’un périple d’équilibriste, entre effort physique et rémission intérieure. Rencontre à Arolla (VS), lors des premières neiges.
Cet ouvrage aurait dû s’appeler «La Poétesse» et non «Miss Islande». Mais c’est bien là le cœur du propos. Dans cette Islande des sixties, l’héroïne veut devenir écrivaine. Et pourtant, son être est systématiquement réduit à son corps. Un roman doucement combattif.
Dans ce deuxième épisode consacré à Karl Kraus, nous nous pencherons sur trois de ses activités : sa revue «Die Fackel», ses lectures et conférences publiques et ses aphorismes, qui furent longtemps les seuls textes accessibles au public francophone. Au point que sa réputation d’aphoriste continue à occulter le reste de son œuvre.