Archives du mot-clé capitalisme

La chasse, une noble activité

Regard sur l’actualité – Jonas Follonier

Aujourd’hui, dans plusieurs cantons, les étudiants reprennent le chemin de leurs universités, pour une rentrée qui annonce l’arrivée imminente de l’automne. Or en ce lundi 18 septembre, c’est aussi la rentrée des chasseurs. En Valais, tôt ce matin, les divers groupes de chasse se sont faufilés dans leurs coins de montagnes, traquant cerfs et chamois. L’heure du début de la chasse haute a sonné.

N’en déplaise à ses calomniateurs, la chasse ne consiste pas en un sport de sauvages. Au contraire, la chasse est un art et exige un système de pratiques minutieuses. De plus, cette activité nécessite une réelle connaissance de la nature. C’est pourquoi les vrais amis de la nature ne sont pas à trouver parmi les personnes hostiles aux tueurs de chevreuils. L’écologisme considère la nature comme supérieure à l’homme ; le capitalisme considère l’homme comme supérieur à la nature. La chasse, elle, conçoit l’homme et la nature dans un rapport harmonieux. Lire la suite La chasse, une noble activité

Pierre Bergé : l’homme qui incarnait l’époque

Regard sur l’actualité – Loris S. Musumeci

Un morceau de France disparaît. Et les hommages volent pour cet homme complet, qui conçut son temps par des pouvoirs aussi nombreux que divers. Pierre Bergé était le maître à penser des élites, le promoteur d’un progressisme sociétal et d’un capitalisme effréné, mais encore un patron de presse, un collectionneur d’art et un fin lettré. Un as de ce Paris flamboyant, gauchiste et luxueux, dont la carte n’est plus.

Jeunesse en révolution

Fils unique, de parents anarchistes, né en 1930. Jeune homme, il est têtu et ne tarde pas à s’affirmer. Sans terminer son lycée, il quitte le domicile familial d’Oléron pour monter à Paris. Il rêve de devenir journaliste, ou d’écrire pour le moins, et de faire partie de la haute. Lui, qui est homosexuel, sans s’en cacher, et qui aime passionnément les arts et les lettres. Lire la suite Pierre Bergé : l’homme qui incarnait l’époque

La fin des fins

Le Regard Libre N° 16 – Jonas Follonier

Il est dans l’air du temps une tentation utilitariste. Au mauvais sens du terme, celui qui fait qu’en Suisse le domaine de l’éducation ne constitue pas un ministère à lui tout seul, mais une partie du département de l’économie ; que les universités, de plus en plus, se professionnalisent. Cela importe peu que cette idéologie imprègne nos dirigeants actuels ; au moins, notre chômage se porte bien. Mais la population elle-même ne raisonne plus qu’en termes de moyens !

Aux fêtes de famille, il ne faut plus entendre : « pourquoi es-tu en droit à l’université ? », mais « pour quoi es-tu en droit à l’université ? ». Quand quelqu’un vous demande « c’était bien cet apéro ? », par « bien » il ne faut pas comprendre que vous avez passé un bon moment en soi, que boire des coups et discuter participent directement de votre bonheur : non, la personne voulait savoir si vous avez pu établir suffisamment de relationship ! Toujours le travail en arrière-plan… Lire la suite La fin des fins

Gauche et droite ne veulent rien dire

Le Regard Libre N° 11 – Jonas Follonier

Gauche et droite. Les gentils et les méchants. Les pauvres et les riches. Les laxistes et les autoritaires. Que n’entend-on pas au café du commerce.

Depuis la Révolution française, la place des députés dans les rangs du sénat a figé pour ainsi dire les politiques en deux camps. Or il ne faut pas se leurer : la droite d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui, de même que la gauche a bien changé. La raison est simple : gauche et droite renvoient au contexte du moment.

Comme depuis quelques décennies, l’économie détient une grande place au sein de la politique, la gauche et la droite renvoient à deux attitudes face au capitalisme : l’une critique, l’autre conservatrice, encore qu’il faille nuancer selon les partis.

Cela ne pourrait satisfaire de vrais penseurs, qui voient bien que les oppositions importantes ne sont pas entre le côté babord et le côté tribord, mais entre libertaires et républicains, entre centralisateurs et fédéralistes, entre souverainistes et européens ou encore entre partisans de la consommation et partisans de la culture. Lire la suite Gauche et droite ne veulent rien dire

L’avenir du radicalisme et du libéralisme

Le Regard Libre N° 9 – Jonas Follonier

C’est en 2009 que fusionnèrent officiellement le Parti radical démocratique et le Parti libéral suisse. Les deux mouvements furent d’avis de rassembler leurs forces pour contrer leur baisse progressive d’électorat. Si une telle stratégie s’avère sensée dans le domaine de la politique politicienne, celle qui veut obtenir des résultats, qu’en est-il de ces deux courants de pensée d’un point de vue plus idéologique, dans le domaine absolu, cette fois, de la philosophie politique ? Libéralisme et radicalisme, quèsaco ? Lire la suite L’avenir du radicalisme et du libéralisme

Le libéralisme aujourd’hui

Le Regard Libre N° 7 – Jonas Follonier

L’interview de Frédéric Jollien, président de la section suisse des European Students For Liberty

Objectivement, qu’est-ce que le libéralisme ?

Le libéralisme est une philosophie politique affirmant le droit naturel de chaque être humain. Le principe de ce droit est que chaque individu est propriétaire de lui-même et de son activité. C’est une condamnation de l’agression, celle-ci étant définie comme une atteinte à la propriété d’autrui contre son consentement.

Le libéralisme vise à réduire ou à supprimer tout acte coercitif d’individus sur d’autres individus. Si ce principe va de soi pour les faits de personnes isolées (le vol à main armée, le meurtre etc.), il est malheureusement ignoré lorsque des actes ont été voulus par des officiels ou des majorités (guerre, taxation, inflation etc.). Son combat politique est donc de renseigner les citoyens de tous les effets de la coercition légale et de la combattre.

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