Archives par mot-clé : capitalisme

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«La Plateforme»: non-explication du film

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

«Est-ce que vous savez à quoi il sert ce trou?» 

Préparation du buffet. Plats exquis. Le chef contrôle chaque plat dans le détail. C’est prêt: on envoie. La nourriture est disposée en grandes pompes, mais sur une plateforme en béton. Celle-ci descend le long d’une tour souterraine organisée en niveaux qui tient davantage du trou. A chaque niveau vivent deux résidents, qui disposent de quelques instants, sans possibilité de garder des aliments de côté sous peine du châtiment, pour se nourrir à la table de la plateforme qui s’arrête à chaque étage. Pour continuer sa descente. Les résidents des niveaux supérieurs ont l’embarras du choix pour manger, mais plus la plateforme descend et moins il reste à manger. Et ce qui finit par rester est peu appétissant, voire dégoûtant. Les résidents des étages supérieurs n’hésitent pas à vomir ou à déféquer sur le buffet une fois qu’ils ont rempli leur ventre ou léché des miettes de restes çà et là.

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Le cinéma a trouvé ses traducteurs

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Porté par une brochette d’acteurs internationaux, Les traducteurs est un thriller qui ne raconte pas tant le monde actuel de l’édition que le cinéma. Critique d’un film qui va sans doute faire date, en plus de faire beaucoup d’entrées.

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Sous les pavés soixante-huitards d’un certain Grégoire Müller

Les bouquins du mardi – Jonas Follonier

Publié aux Editions de l’Aire, Sous les pavés… Lézards est un magnifique témoignage d’un soixante-huitard, le peintre suisse Grégoire Müller, nostalgique d’une époque qui pourtant a donné naissance à la société d’aujourd’hui qu’il abhorre.

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«Ceux qui travaillent», quand le cinéma suisse de qualité se fait attendre

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«De quel côté tu veux être? Ceux qui travaillent ou les autres?»

Franck est une bête au travail. Il ne lâche rien. Jour et nuit, il a les yeux rivés sur son téléphone et sur son ordinateur. Son bureau, c’est sa deuxième maison, ou plutôt sa première tant il y passe du temps. Les sentiments n’existent pas pour lui. L’argent, l’entreprise et le profit sont les seuls moteurs de sa vie. Depuis Genève, il gère les déplacements de navires de commerce à travers le monde. Chaque petite erreur peut coûter des centaines de milliers de francs à l’entreprise. Un jour, le commandant d’un bateau lui signale qu’un Libérien clandestin s’est infiltré dans le bateau. Impossible de faire marche arrière; impossible de le ramener en Europe. «Débarrassez-vous de lui!» L’histoire ne tarde pas à être connue de ses supérieurs. Et c’est le licenciement.

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Pourquoi aime-t-on détester le libéralisme?

Le Regard Libre N° 41 – Diego Taboada

Le terme «(néo)libéralisme» est utilisé régulièrement dans le débat public pour critiquer ou discréditer tant une personne qu’une opinion. Mais savons-nous vraiment de quoi nous parlons? Pourquoi le libéralisme est-il si mal vu? Retour sur les causes d’un désamour.

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OFXAM et le terrorisme intellectuel

Les lundis de l’actualité – Nicolas Jutzet

En début de semaine dernière, vous avez sans doute lu, ou entendu, les réactions indignées au dernier «rapport» de Oxfam, qui est « une confédération internationale de 20 organisations qui travaillent ensemble, avec des partenaires et communautés locales, dans plus de 90 pays ». Son slogan, d’une modestie rare (Ensemble, nous pouvons construire un monde plus juste sans pauvreté), indique aux derniers indécis que sa vocation est noble. Intitulé « CAC 40 (du nom de l’indice boursier de la Bourse de Paris)  des profits sans partage », il ne laisse que peu de place au doute. Mais qu’en est-il en réalité : est-ce que sous couvert d’une lutte louable, Oxfam ne ferait-elle pas de la politique ? Focus sur le contenu et la méthodologie.

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« La Villa », un petit chef d’œuvre

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

« Pourquoi tu es venue ?
– Le docteur a dit qu’il le fallait.
– Tu es venue juste pour ça ?
– Ouais. »

Telle est la première réplique de La Villa, un film racontant l’histoire de frères et de sœurs sexagénaires allant rejoindre leur père atteint d’une attaque, dans une calanque de la région marseillaise. Un film sur la famille, donc, mais aussi sur le temps qui passe et sur la manière de rester fidèle à des idéaux familiaux de bien commun et d’altruisme dans une société aujourd’hui capitaliste.

Ces questions peuvent paraître banales, et ce n’est pas la première fois que Robert Guédiguian les traite dans ses films. Cependant, La Villa a le mérite d’aborder ces problèmes de manière fine et économe, le tout dans des couleurs et des situations enveloppées de lyrisme. Quant aux acteurs, c’est l’excellence même : Ariane Ascaride dans sa tristesse, Jean-Pierre Darroussin dans son cynisme naturel, Anaïs Demoustier dans sa beauté, Gérard Meylan dans son humanité. Continuer la lecture de « La Villa », un petit chef d’œuvre

«Ploukitudes»: rencontre avec Jean Romain et Stéphane Berney

Le Regard Libre N° 33 – Loris S. Musumeci et Jonas Follonier

Ploukitudes donne matière à penser. L’ouvrage est bouleversant tant il touche un point intime de l’homme, à savoir son côté plouc. Il a fallu qu’un philosophe (Jean Romain) et un journaliste (Stéphane Berney) travaillent ensemble pour peindre la société dans ses revers les plus absurdes et tragiques, à travers leur analyse sociologique. Rencontre dans un café plouc de la gare de Genève.

Le Regard Libre: Qu’est-ce qui vous a poussés à écrire ensemble le livre Ploukitudes?

Jean Romai : Je publiais des billets sur Facebook, pour constituer une sorte de manuel pratique de ploukitudes par petits épisodes. Stéphane Berney m’a alors contacté pour m’exposer son idée de transformer cette succession de billets assez disparates en un ouvrage plus structuré.

Stéphane Berney: Il y avait quelque chose de très puissant dans ses billets. Je trouvais que c’était dommage de ne les laisser qu’à Facebook, car ce sont des idées qui résument beaucoup de choses sur la société actuelle, et on voit d’ailleurs que le livre est en train de prendre son envol.

L’idée de base, c’est le plouc. Qui est-il?

J. R.: Le plouc n’est ni le beauf, ni le con. C’est une personne qui essaie de se mettre à la mode parce qu’elle se sent larguée. A la base, «plouc» était le nom donné aux Bretons qui montaient à Paris. En somme, c’est le Valaisan qui va à Paris. Il porte une petite différence malgré tout, qui se voit terriblement. Le plouc se fond dans la masse de ce qui se fait, de ce qui se dit, de ce que Stéphane appelle la bien-pensance. Le plouc en a un peu conscience, ce qui n’est pas le cas du con. Le con n’a aucun recul sur lui-même.

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La chasse, une noble activité

Regard sur l’actualité – Jonas Follonier

Aujourd’hui, dans plusieurs cantons, les étudiants reprennent le chemin de leurs universités, pour une rentrée qui annonce l’arrivée imminente de l’automne. Or en ce lundi 18 septembre, c’est aussi la rentrée des chasseurs. En Valais, tôt ce matin, les divers groupes de chasse se sont faufilés dans leurs coins de montagnes, traquant cerfs et chamois. L’heure du début de la chasse haute a sonné.

N’en déplaise à ses calomniateurs, la chasse ne consiste pas en un sport de sauvages. Au contraire, la chasse est un art et exige un système de pratiques minutieuses. De plus, cette activité nécessite une réelle connaissance de la nature. C’est pourquoi les vrais amis de la nature ne sont pas à trouver parmi les personnes hostiles aux tueurs de chevreuils. L’écologisme considère la nature comme supérieure à l’homme ; le capitalisme considère l’homme comme supérieur à la nature. La chasse, elle, conçoit l’homme et la nature dans un rapport harmonieux. Continuer la lecture de La chasse, une noble activité