Archives par mot-clé : cinéma français

« La Femme la plus assassinée du monde », le coup de cœur de notre rédaction

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Jonas Follonier

Franck Ribière nous plonge dans le Paris des années 1930, dans un film qui fait la part belle au théâtre, à la transition avec le cinéma et aux débuts du gore. La Femme la plus assassinée du monde, le coup de cœur de notre rédaction.

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« Climax », le climat du maximum

Neuchâtel International Fantastic Film Festival – Jonas Follonier

Nous sommes en 1996. L’élite des jeunes danseurs urbains s’apprête à faire une petite fête avant de partir en tournée. Un petit banquet a été préparé. Dans ce banquet, de la sangria. Dans cette sangria, un quelque chose qui va leur faire tourner la tête. Tous, danseuses et danseurs, homosexuels et hétérosexuels, toxicomanes et cleans, vont plonger dans un état inquiétant. Une soirée d’horreur va s’ensuivre, un cauchemar donnant le tournis et le vomi. Le réalisateur ? Gaspard Noé, évidemment.

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Du grand art avec « Cornélius, le meunier hurlant »

Neuchâtel International Fantastic Film Festival – Jonas Follonier

Le mythe du loup-garou revisité en un conte hilarant, puisant dans diverses traditions : projeté dans la catégorie des « Films of the Third Kind » du NIFFF, Cornélius, le meunier hurlant est le premier long-métrage de Yann Le Quellec. Une œuvre complète et virtuose.

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« Carnivores » : il eût fallu mâcher un peu plus

Neuchâtel International Fantastic Film Festival (NIFFF) – Hélène Lavoyer

Il y a Mona (Leïla Bekhti). Dans l’ombre, elle continue avec détermination et courage son chemin à la poursuite d’un grand rêve : devenir comédienne. Mais il y a Sam (Zita Hanrot), aussi, sa sœur cadette qui un jour, par hasard, se voit propulsée sur le tournage d’un réalisateur de renom. Puisque les rôles lui passent sous le nez et qu’elle n’a plus d’argent, Mona emménage, pour quelque temps seulement, dans l’appartement de sa sœur et de son mari (Bastien Bouillon), où ils vivent avec leur enfant. Continuer la lecture de « Carnivores » : il eût fallu mâcher un peu plus

« Je vais mieux », un bon moment à passer au cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Laurent (Eric Elmosnino) est un quinquagénaire victime du mal du siècle : lors d’un repas avec sa femme et un couple d’amis, il ressent soudain d’affreuses douleurs au dos, alors même qu’il n’a fait aucun faux mouvement. Les spécialistes qu’il consulte ensuite sont unanimes : l’origine est à chercher du côté psychologique. Difficile d’identifier le problème pour cet homme si mou et victime de la méchanceté humaine : le mal vient-il du harcèlement qu’il subit au travail, du divorce que réclame sa femme à sa grande surprise, du manque d’affection de la part de ses parents ? Ou ne faudrait-il pas considérer toutes ces pressions ensemble ? Continuer la lecture de « Je vais mieux », un bon moment à passer au cinéma

« MILF », mais où va-t-on ?

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Trois femmes approchant la quarantaine se rendent à la maison de vacances de l’une d’entre elles (Virginie Ledoyen), en bord de mer. Le séjour s’annonce plutôt ennuyeux : elles doivent vider les affaires de cette dernière en vue de la vente prochaine de la demeure. Mais les adultes, dit-on, gardent tous en eux une part d’enfance. Aider leur amie dans cette phase difficile, trop épuisant, quoi. « Et si on allait faire de la voile ? C’est bien, la voile ! »

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« Gaspard va au mariage », le film le plus bizarre de ce printemps

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Déjà le générique aux lettres vertes « fluo » témoigne d’une esthétique particulière, plutôt désagréable. Tout comme la musique qui l’accompagne, digne des pires répondeurs automatiques de filiales commerciales. Puis, une invraisemblable première scène. Sans rire, le hasard de circonstances qui réunit Gaspard (Félix Moati) et Laura (Laetitia Dosch), nous n’y croyons pas une seconde, si tant est que nous y comprenions quelque chose.

Mais, qui l’eût cru, le pire reste à venir. Le spectateur se dit : non, tout de même, ils n’ont pas osé ? C’est bien l’annonce d’un premier chapitre au titre kitsch qu’il voit défiler à l’écran, avec en arrière-fond le plan d’un personnage au ralenti. Au ralenti ! C’est comme si le directeur de la photographie découvrait, euphorique, les quelques options d’iMovie et qu’il tentait une première expérimentation. Redevenons un peu sérieux : ce découpage en quatre parties n’était vraiment pas une bonne idée – un « reste du scénario », selon le réalisateur Antony Cordier – car la matière du film, elle, mériterait une meilleure forme.

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« Place publique », une métaphore de Thierry Ardisson

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Castro (Jean-Pierre Bacri) est un célèbre animateur de télévision dont la notoriété commence à s’effriter à cause des années. Il est convié par sa productrice, Nathalie (Léa Drucker), à la pendaison de crémaillère de sa nouvelle demeure, à une trentaine minutes de Paris. Décor champêtre, brochette d’invités issus du gratin audiovisuel de la capitale : l’ambiance est aux festivités, mais aussi à la bien-pensance. Castro, misanthrope et réplique parfaite de Thierry Ardisson, fait contraste parmi tous ces bobos – dont son ex-femme. La soirée va alors s’enflammer sous fond de tensions sociales, professionnelles et familiales.

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« Eva »

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Eva est la seconde adaptation cinématographique d’un roman noir écrit par l’auteur britannique James Chase et sorti en 1945. L’ouvrage avait déjà été porté à l’écran par Joseph Losey en 1962, avec Jeanne Moreau dans le rôle de la protagoniste. Cette fois, c’est le réalisateur français Benoît Jacquod qui s’est lancé le défi de ce que lui-même ne considère pas comme une véritable adaptation, ne s’étant basé que sur ses souvenirs de lecture comme point de départ du scénario.

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« Chien » : la passivité de la compréhension

Les mercredis du cinéma – Hélène Lavoyer

« On a un personnage qui est dénué de cynisme et qui n’a pas d’ambition. Mais qui va essayer de vivre quand même. » Samuel Benchetrit

Jacques (Vincent Macaigne) est un chien. En tant que tel, il observe les gens. Les aide, de temps en temps. Jacques aime la douceur. C’est un chien. Quand il se fait quitter par sa femme (Vanessa Paradis), Jacques ne dit rien. Il ne pleurniche même pas car il comprend. Mais il revient, trouve les tennis rouge de taille 47 à l’entrée de la porte de la chambre du couple qu’il formait avec elle. Son fils, Victor (Tom Canivet), le surprend dans sa chambre et le regarde depuis son lit alors que Jacques lui sourit dans la pénombre. Il ne dit rien. Ne sourit pas en retour.
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