Archives par mot-clé : cinéma français

«Les Fantasmes» stimulent la Foenkinosphobie

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Bientôt aussi populaire que les frères Bogdanoff, la fratrie Foenkinos récidive. La thématique «osée» et le casting prolifique de leur nouvelle comédie ne suffiront pas à émoustiller outre la curiosité du spectateur. Effleurant son sujet, ce catalogue de fantasmes sexuels ressemble aux prospectus des supermarchés: un choix de promotions sans once de liberté.

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«Titane»: naissance d’un monstre

Les mercredis du cinéma – Alice Bruxelle

Remarquée par son premier long-métrage Grave (2016), Julia Ducournau parvient rapidement à se faire un nom dans le milieu du cinéma français de genre. Très attendu, son deuxième long-métrage, Titane, aurait provoqué, en plus de la Palme d’Or à Cannes, quelques malaises et vomissements au sein de la Croisette. Réalité ou coup marketing? Qu’importe, car l’audace de la réalisatrice ne laissera personne indifférent.

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Bacri le bougon? Bacri l’être humain!

Article inédit – Jonas Follonier

Dossier «Hommage à Jean-Pierre Bacri»

«Le plus célèbre des bougons français» s’en est allé, a-t-on pu lire un peu partout. Oui et non. Car si un bougon, un ronchon, un grognon, c’est quelqu’un qui râle plus qu’il ne le devrait, Jean-Pierre Bacri, lui, râlait juste ce qu’il fallait. Maître du jeu d’acteur minimaliste, il incarnait tout ce qu’il y a de plus normal: l’être humain lui-même, avec ses paradoxes et sa tragique beauté. Hommage.

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«Eté 85»: le talent de François Ozon et les clichés

François Ozon est de retour avec Eté 85. Après Grâce à Dieu où il dénonçait la pédophilie dans l’Eglise, film précédé du thriller psychologique L’Amant double et tant d’autres œuvres importantes, le réalisateur français se plonge dans sa propre adolescence, celle des années quatre-vingt. Un contexte à l’aide duquel le cinéaste nous livre le récit d’une nouvelle, belle et sexuelle amitié qui se solde après six semaines par un drame. Bienvenue dans un grand film véhiculant quelques stéréotypes, mais surtout beaucoup d’intelligence et de cœur.

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L’odorat, un sens enfin mis à l’honneur au cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Anne Alberg (Emmanuelle Devos) est ce qu’on appelle un «nez». Son travail consiste à sentir des odeurs et créer des parfums. Naguère, des parfums au sens propre, de l’eau-de-toilette. Le «J’adore» de Dior, c’est elle. Mais ça, c’était avant. Avant qu’elle ne perde son odorat. L’anosmie, un phénomène bien trop méconnu et qu’il est intéressant de voir faire son entrée dans une intrigue de film. Tout en douceur, d’ailleurs, puisque ce n’est pas là le plus important de l’histoire et que cette donnée subtilement amenée est au service du véritable objet du film: ce que représente le monde des senteurs, des fumets, de cette réalité informe qui chatouille nos narines et ce qui s’y trouve. Les parfums, c’est avant tout la relation qui s’installe entre cette dame hautaine et son nouveau chauffeur, Guillaume (Gregory Montel), un gars un peu gauche, mais brave.

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«Les Choses de la vie» qui restent

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Hommage à Michel Piccoli – Loris S. Musumeci

Deux hommages en un film, et même trois tant qu’on y est. Un hommage à Michel Piccoli, un hommage à Jean-Loup Dabadie, tous deux décédés ces derniers jours, et un hommage à Claude Sautet, qui nous a quittés il y a vingt ans. Les Choses de la vie a d’autant plus de sens pour honorer la mémoire de ces trois hommes qu’il a profondément marqué leur carrière, leur vie. Il rend Piccoli populaire, donne à Dabadie l’occasion de signer son premier scénario – et pas des moindres! –, et (re)lance le cinéma de Sautet, qui trouve enfin son style avec cette réalisation, ainsi que son actrice fétiche Romy Schneider.

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«Un cœur en hiver», parce qu’il est trop tard…

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: L’amour au cinéma – Loris S. Musumeci

«Tu n’as pas d’imagination, pas de cœur, pas de couilles, pas de sève.» 

Stéphane (Daniel Auteuil) est luthier. Il travaille pour son ami Maxime (André Dussollier), qui laisse à Stéphane et à son apprenti seuls le soin de toucher aux violons. Maxime s’occupe de la gestion de la lutherie, en vendant les instruments, en dénichant des pièces rares en trouvant des clients, en les accompagnant «comme des patients». C’est ainsi qu’il rencontre la jeune et talentueuse violoniste Camille Kessler (Emmanuelle Béart). Maxime quitte alors sa femme. Il l’annonce à son ami Stéphane qui, comme d’habitude, reste d’apparence indifférente.

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«De Gaulle», un navet? Que nenni!

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Il manquait une film consacré à Charles de Gaulle. Gabriel le Bomin l’a fait. En choisissant de retracer les mois d’avril-mai-juin 1940 du point de vue du général et de son épouse, le réalisateur signe avec De Gaulle un film important et émouvant, tant en ce qui concerne le moment historique mis en scène que l’épopée de la famille de Gaulle.

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«Dix jours sans maman»: s’il vous plaît…

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Attention, navet! Dix jours sans maman est un mauvais film familial, car totalement réchauffé. Franck Dubosc sauve à peine cette comédie qui, en plus de compter un scénario affligeant, aligne les clichés et surprend par le jeu catastrophique des autres acteurs.

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La Fille au bracelet

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Si tu vas en prison, est-ce que je pourrai prendre ta chambre?»

De la lumière du soleil, à l’obscurité d’un tribunal. 7 juin 2016: Lise profite des jeux de la plage, des joies de la mer, sous le regard d’une caméra discrète et éloignée. Deux gendarmes arrivent. La jeune fille part avec eux. C’est ainsi que s’ouvre la tourmente d’une adolescente. On la soupçonne d’avoir assassiné sa meilleure amie, Flora, retrouvée ensanglantée le matin même dans son lit.

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