Archives par mot-clé : cinéma français

«Eté 85»: le talent de François Ozon et les clichés

François Ozon est de retour avec Eté 85. Après Grâce à Dieu où il dénonçait la pédophilie dans l’Eglise, film précédé du thriller psychologique L’Amant double et tant d’autres œuvres importantes, le réalisateur français se plonge dans sa propre adolescence, celle des années quatre-vingt. Un contexte à l’aide duquel le cinéaste nous livre le récit d’une nouvelle, belle et sexuelle amitié qui se solde après six semaines par un drame. Bienvenue dans un grand film véhiculant quelques stéréotypes, mais surtout beaucoup d’intelligence et de cœur.

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L’odorat, un sens enfin mis à l’honneur au cinéma

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Anne Alberg (Emmanuelle Devos) est ce qu’on appelle un «nez». Son travail consiste à sentir des odeurs et créer des parfums. Naguère, des parfums au sens propre, de l’eau-de-toilette. Le «J’adore» de Dior, c’est elle. Mais ça, c’était avant. Avant qu’elle ne perde son odorat. L’anosmie, un phénomène bien trop méconnu et qu’il est intéressant de voir faire son entrée dans une intrigue de film. Tout en douceur, d’ailleurs, puisque ce n’est pas là le plus important de l’histoire et que cette donnée subtilement amenée est au service du véritable objet du film: ce que représente le monde des senteurs, des fumets, de cette réalité informe qui chatouille nos narines et ce qui s’y trouve. Les parfums, c’est avant tout la relation qui s’installe entre cette dame hautaine et son nouveau chauffeur, Guillaume (Gregory Montel), un gars un peu gauche, mais brave.

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«Les Choses de la vie» qui restent

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Hommage à Michel Piccoli – Loris S. Musumeci

Deux hommages en un film, et même trois tant qu’on y est. Un hommage à Michel Piccoli, un hommage à Jean-Loup Dabadie, tous deux décédés ces derniers jours, et un hommage à Claude Sautet, qui nous a quittés il y a vingt ans. Les Choses de la vie a d’autant plus de sens pour honorer la mémoire de ces trois hommes qu’il a profondément marqué leur carrière, leur vie. Il rend Piccoli populaire, donne à Dabadie l’occasion de signer son premier scénario – et pas des moindres! –, et (re)lance le cinéma de Sautet, qui trouve enfin son style avec cette réalisation, ainsi que son actrice fétiche Romy Schneider.

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«Un cœur en hiver», parce qu’il est trop tard…

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: L’amour au cinéma – Loris S. Musumeci

«Tu n’as pas d’imagination, pas de cœur, pas de couilles, pas de sève.» 

Stéphane (Daniel Auteuil) est luthier. Il travaille pour son ami Maxime (André Dussollier), qui laisse à Stéphane et à son apprenti seuls le soin de toucher aux violons. Maxime s’occupe de la gestion de la lutherie, en vendant les instruments, en dénichant des pièces rares en trouvant des clients, en les accompagnant «comme des patients». C’est ainsi qu’il rencontre la jeune et talentueuse violoniste Camille Kessler (Emmanuelle Béart). Maxime quitte alors sa femme. Il l’annonce à son ami Stéphane qui, comme d’habitude, reste d’apparence indifférente.

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«De Gaulle», un navet? Que nenni!

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Il manquait une film consacré à Charles de Gaulle. Gabriel le Bomin l’a fait. En choisissant de retracer les mois d’avril-mai-juin 1940 du point de vue du général et de son épouse, le réalisateur signe avec De Gaulle un film important et émouvant, tant en ce qui concerne le moment historique mis en scène que l’épopée de la famille de Gaulle.

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«Dix jours sans maman»: s’il vous plaît…

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Attention, navet! Dix jours sans maman est un mauvais film familial, car totalement réchauffé. Franck Dubosc sauve à peine cette comédie qui, en plus de compter un scénario affligeant, aligne les clichés et surprend par le jeu catastrophique des autres acteurs.

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La Fille au bracelet

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Si tu vas en prison, est-ce que je pourrai prendre ta chambre?»

De la lumière du soleil, à l’obscurité d’un tribunal. 7 juin 2016: Lise profite des jeux de la plage, des joies de la mer, sous le regard d’une caméra discrète et éloignée. Deux gendarmes arrivent. La jeune fille part avec eux. C’est ainsi que s’ouvre la tourmente d’une adolescente. On la soupçonne d’avoir assassiné sa meilleure amie, Flora, retrouvée ensanglantée le matin même dans son lit.

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«Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part»: une adaptation libre et réussie

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier et Lauriane Pipoz

Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part sort sur les écrans ce mercredi. Il est tiré du premier succès littéraire d’Anna Gavalda. Sorti il y a vingt ans, le recueil de douze nouvelles narre des anecdotes drôles ou poignantes sur des Parisiens. Le film aussi: Arnaud Viard a su créer une œuvre nouvelle en gardant l’esprit de l’originale. A découvrir que vous ayez lu le livre éponyme, ou non. Mais prenez vos mouchoirs!

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Dans «Play», Max Boublil a la nostalgie du présent

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

C’est l’histoire d’un garçon, Max, qui reçoit un caméscope pour ses treize ans, objet qu’il ne va plus quitter. Comme Charles Aznavour, dont le film Le regard de Charles a été analysé ici-même par Loris S. Musumeci et moi-même, Max filme son existence, ne manquant pas une occasion d’immortaliser avec sa caméra des moments qui importants, qui futiles. Vingt ans plus tard, en 2019, Max va dévoiler le «film de sa vie», voyant ainsi sa vie défiler devant ses yeux. Et les nôtres.

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Nous ne sommes pas faciles

Le Netflix & chill du samedi – Febe Tognina

En me promenant sur Netflix, j’ai été attirée par un titre assez original: Je ne suis pas facile. Une façon de parler plutôt commune, mais là il s’agit d’un homme. Cette comédie romantique et bien drôle s’intitule en fait: Je ne suis pas un homme facile. Eléonore Pourriat a réalisé ce long-métrage sorti en avril 2018. Qui est d’ailleurs la première production en langue originale française à être parue sur Netflix.

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