Archives par mot-clé : critique cinéma

«Les deux Papes»: tout est dans le dialogue

Le Netflix & chill du samedi – Lauriane Pipoz

Les deux Papes est un film qui se dit «inspiré de faits réels». L’idée centrale est bien basée sur la confrontation entre le pape Benoît XVI et le futur pape François. Mais il ne faut pas s’y méprendre: à partir de ces faits, le scénario est romancé. Si on considère ce film comme un conte, laissez-moi vous dire pourquoi il devient une époustouflante réussite.

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«Le Corniaud»: des vacances pour le peuple

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le coronarire avec Louis de Funès – Loris S. Musumeci

«Ce qui me plaît chez vous, c’est votre simplicité.»

Mon film préféré avec de Funès. L’un de mes films préférés tout court. Je ne savais pas ce qui me plaisait tant dans cette comédie. Ce qui me touchait. De Funès et Bourvil? Oui, ils sont fantastiques. Le traversée de la péninsule italienne et ses merveilles? Oui, c’est beau. La trame? Simple et entraînante. La musique? Sublime à pleurer.

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La terreur devient comédie avec «La Grande Vadrouille»

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le coronarire avec Louis de Funès – Loris S. Musumeci

Il n’y aurait pas matière à s’esclaffer sous l’Occupation. Et pourtant! L’une des caractéristiques de la comédie est de montrer la réalité en en dissimulant ses éléments dramatiques. Il y a drame, quand il y a mort; il y tragédie quand il y a transcendance; et il y a comédie quand il y a dissimulation. La Grande Vadrouille est l’un des grands films à dissimulation sur le sujet de l’Occupation de la France par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

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«La Soupe aux choux»

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le coronarire avec Louis de FunèsDanilo Heyer

S’il est un instrument par lequel le cinéma français a su s’élever jusqu’à des horizons majestueux, c’est bien la comédie. Que cela tienne à ce caractère national empreint de légèreté; celui-là même qui nous a légué, du Tartuffe de Molière au Candide de Voltaire, jusqu’au Fataliste de Diderot cet étrange mélange de pensées raffinées et d’humour; ou bien que cela vienne d’autre chose, qu’importe; n’hésitons pas, pour une fois, à remercier ce peuple qui seul pouvait donner naissance à La septième compagnie, aux Bronzés font du ski, au Dîner de cons, et à La Soupe aux choux.

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Douliou-Douliou Saint-Tropez avec moi?

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: Le coronarire avec Louis de Funès – Loris S. Musumeci

L’été, le soleil, la plage, les vacances, le rythme, la danse, la fête, les balades, l’amour, les jolies filles, les beaux garçons… et les gendarmes. Mais pas de quoi se faire trop de soucis. La gendarmerie de Saint-Tropez se fond dans le décor. En promenade, en terrasse, salutations cordiales, nul besoin de contraventions. La joie règne dans la station balnéaire, et ses agents de sécurité n’en sont que plus débonnaires. C’est le sud et son esprit qui se chargent de l’ordre.

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«Solaris»: un film dans l’eau et l’eau-delà

Les mercredis du cinéma – Edition spéciale: La coronarétrospective du cinéma vous présente Tarkovski – Loris S. Musumeci

Ouverture. Plan fixe sur le fleuve. Nage l’eau à la surface de l’eau. Silence. Bruissent les algues. Une bande son composée par la nature. Vole la mouche. Hennit le cheval. Aboie le chien. Solaris s’ouvre sur la vie. La vie, c’est l’eau. Mais l’eau, c’est bien plus encore. Il y a l’eau sur terre qui hydrate et qui inonde. L’eau qui pleut du ciel, l’eau qui qui coule du front, l’eau qui coule des yeux. L’eau-delà. Cette eau qu’on ne connaît pas. Cette eau qui réserve des mystères. L’eau de l’océan. L’océan de Solaris.

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«Homecoming» chez Beyoncé

Le Netflix & chill du samedi – Alissa Musumeci

Entre chorégraphies époustouflantes, mise en scène spectaculaire et hommages à la culture afro-américaine, Homecoming vous fera voyager à travers les deux heures intensives de la magnifique prestation de Queen B, à Coachella en 2018. La variété des chansons choisies permet au public de passer d’un classique comme Crazy in Love dans son premier album en 2003, à un son plus R&B comme Bow Down, I Been On. Beyoncé est la première femme afro-américaine à être la headline (la tête d’affiche) du Coachella Festival, en Californie.

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«En avant», les yeux tournés vers le passé

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Depuis Toy Story en 1995, chaque sortie Pixar est un véritable événement. Il suffit de citer quelques titres parmi les plus populaires comme l’hilarant Monstre & Cie, le touchant Coco ou le visuellement impressionnant Les Indestructibles 2 pour se dire que dans ces studios, il y a de véritables magiciens. Mais dans En avant, dernier né de la franchise à la lampe Luxo, à mi-chemin entre heroic fantasy et conte de fées, la magie opère-t-elle vraiment?

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«Papi Sitter»: la comédie doit nous prendre au sérieux

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Camille, dix-sept ans, passe son bac dans deux mois. Mais c’est loin d’être le premier de ses soucis. Elle pense à sauver la planète, à s’amuser, aux garçons. Ses parents s’en rendent bien compte. Il faut donc l’accompagner dans sa préparation aux examens et la surveiller de près. Seulement, il n’ont pas le choix que de s’absenter. Après une année de chômage, on leur propose un bon poste sur un bateau de croisière. Ils convoquent donc papi André pour garder la petite plus si petite. Capitaine de gendarmerie à la retraite et psychorigide, il arrive avec ses plans, ses règles, sa discipline. Mais l’autre papi Camille débarque aussi: Teddy, un fêtard, motard, rockeur. Ces papis si différents vont devoir cohabiter, au plus grand désespoir de Camille.

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«Judy»: un Oscar de la meilleure actrice pour un film faiblard

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«C’est ça que tu veux devenir Judy, une pauvre femme au foyer, une simple mère?» 

La cadre est idyllique; la scène d’une âpre sévérité. Dans un déséquilibre total même. Cigare aux doigts, gras et géant, Monsieur Mayer s’adresse à une jeune fille d’à peine dix-sept ans, petite et fragile. La jeune Judy Garland, qui à tout prix veut briller. Et ça commence bien. Parce que le cadre en question, fleuri et mignon, est celui du plateau de tournage du Magicien d’Oz (1939), l’un des films les plus populaires du cinéma jusqu’aujourd’hui encore.

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