Archives par mot-clé : critique cinéma

Après «Paris est à nous», un voyage à Paris s’impose

Le Netflix & chill du samedi – Alissa Musumeci

Anna (Noémie Schmidt) et Greg (Grégoire Isvarine) se rencontrent de façon banale dans une boîte de nuit. Ils vivent un amour bien mouvementé. Leur histoire sera rythmée de disputes, incompréhensions, mais aussi de moments complices et romantiques. Quand Greg décide de partir à Barcelone pour gagner au mieux sa vie, Anna remet en question toute son existence.

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Tartuffe en Pologne

Les mercredis du cinéma – Fanny Agostino

Faussaire, faussaire, ne vois-tu donc aucune rédemption possible? C’est ce que semble nous signifier le quatrième long-métrage du Polonais Jan Komasa. Nommé aux Oscars, le film La communion (Corpus Christi pour son titre original) évoque la spirale mensongère dans laquelle s’enferme un jeune délinquant se faisant passer pour un prêtre. L’habit ne fait-il vraiment pas le moine?

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«Unbelievable»: puisque l’on vous dit que cette histoire est vraie…

Le Netflix & chill du samedi – Lauriane Pipoz

Unbelievable vous raconte en huit épisodes une invraisemblable affaire de viols en série presque parfaits. Aux Etats-Unis, un criminel méticuleux trouve le moyen de tirer profit des dysfonctionnements du système policier. Ajoutez-y une victime peu crédible, une immense coïncidence et des enquêteurs fins psychologues: avec un peu de suspense, voilà tous les ingrédients pour une bonne série. Mais cet article va vous convaincre qu’elle est vraiment excellente.

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La Fille au bracelet

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Si tu vas en prison, est-ce que je pourrai prendre ta chambre?»

De la lumière du soleil, à l’obscurité d’un tribunal. 7 juin 2016: Lise profite des jeux de la plage, des joies de la mer, sous le regard d’une caméra discrète et éloignée. Deux gendarmes arrivent. La jeune fille part avec eux. C’est ainsi que s’ouvre la tourmente d’une adolescente. On la soupçonne d’avoir assassiné sa meilleure amie, Flora, retrouvée ensanglantée le matin même dans son lit.

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«Jojo Rabbit»: petit nazi fanatique et drôle

Les mercredis du cinéma – Antoine Bernhard

Le jeune Johannes Betzler, grand admirateur du Führer dont il s’est fait un ami imaginaire, appartient à la Hitlerjugend. Sa mère, du nom de Rosie, l’élève seule tout en menant des actions de résistance. Un jour, Jojo entend du bruit à l’étage. Il découvre avec stupéfaction que sa mère cache une jeune Juive du nom d’Elsa Korr. Quelque temps plus tard, Rosie, arrêtée par la Gestapo, est pendue en place publique. De cette situation découle le reste du film dans une oscillation entre guerre et liberté, humour et drame, innocence et endoctrinement.

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Seriez-vous prêts à croire au retour du «Messiah»?

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

L’attente ardente du retour de Jésus-Christ, le Messie, est chantée chaque dimanche dans les églises chrétiennes du monde entier. Les Juifs, n’ayant pas reconnu en Jésus de Nazareth la figure du Sauveur, attendent encore et toujours leur Messie. En islam, particulièrement dans sa branche chiite, on attend Al Mahdi. Une sorte de Messie lui aussi, qui sera douzième et dernier imam, dernier successeur du prophète Mahomet. Allah l’enverra sur Terre dans une période de troubles, vers la fin des temps derniers.

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«Scandale»: beaucoup d’agitation, peu de bruit

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Le timing est parfait, on ne peut le nier. Alors que Harvey Weinstein comparaît en justice et que le procès de destitution de Donald Trump a débuté, Scandale, qui relate des faits réels ayant défrayé la chronique américaine en 2016, paraît sur nos écrans. Depuis maintenant quelques années, Hollywood s’approprie fréquemment les frasques politiques ou financières des grands de ce monde. Et, en parallèle, le féminisme teinte de façon toujours plus forte le cinéma actuel. Jay Roach propose ici de réunir ces deux tendances pour enfin placer la phallocratie au cœur d’une œuvre cinématographique. Une première – il me semble – nécessaire et qui ouvrira la voie à d’autres – je l’espère – pourvue de certaines qualités mais aussi de défauts certains.

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L’histoire d’un «Photographe» sans histoires

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Lorsque vous regarderez cette photo plus tard, vous sentirez le soleil sur votre visage.»

Bombay, Porte de l’Inde. Raphi prend en photo des touristes devant le monument pour leur vendre un souvenir. Métier précaire à l’heure des selfies, mais plaisant. Un jour, il tombe sur Miloni, une locale. Il lui propose une photo. Elle pose, ravissante. Impression en direct; elle prend l’image et part sans payer, plus par confusion dans la foule que par volonté de voler. Raphi retrouve Miloni, par une affiche publicitaire sur laquelle elle a aussi posé. La rencontre entre les deux débouche sur un accord. Il ne lui réclame plus l’argent de la photo, mais il a besoin d’un service. Qu’elle feigne d’être sa petite amie aux yeux de sa grand-mère pour lui faire plaisir et l’honorer. Miloni accepte. Qu’est-ce qu’on ne fait pas pour une mamie qui veut le bonheur de son petit-fils? Détail: avant qu’il ne connaisse son vrai prénom, le photographe avait déjà annoncé à sa grand-mère que sa fiancée s’appelait Noorie.

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«La Voie de la justice», une voix trop manichéenne

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Des violons un peu insistants sur le début, mais sans que cela gêne trop l’ensemble. Des acteurs qui touchent juste, sans pour autant sortir de l’ordinaire. On ne comprend pas bien l’histoire du premier coup; tout va trop vite, et en même temps trop lentement. C’est dans une ambiance cinématographique en demi-teinte que se passe le début de La Voie de la justice, un film sur la peine de mort et le racisme institutionnel en Alabama – tous deux encore actuels. Des dialogues vont cependant vite capter l’attention et l’émotion du spectateur. «Un nègre est responsable, et si c’est pas toi, tu paies pour tes potes.» On comprend vite la violence de cette injustice qui consiste en un simple «deux poids, deux mesures» basé sur la couleur de peau.

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Sur les traces de Robert Johnson, guitariste maudit

Le Netflix & chill du samedi – Ivan Garcia

«Quelle part tient du mythe? Quelle part tient du vrai?»  

Netflix nous réserve parfois de belles surprises. Au hasard d’une balade sur la plateforme, votre rédacteur est tombé sur un documentaire musical intitulé ReMastered: Devil at the Crossroads. Ce court-métrage revient sur la trajectoire de Robert Leroy Johnson, musicien incroyable et l’une des figures majeures du Delta blues, l’une des premières formes de la musique blues qui s’est développée dans l’Etat du Mississippi. Jusqu’à atteindre le monde entier.

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