Archives par mot-clé : critique cinéma

Un «Pinocchio» dans la continuité, mais raté

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Matteo Garrone revient. Roberto Benigni aussi. Et évidemment la fable de Pinocchio (1881) de Carlo Collodi, déjà tant de fois portée à l’écran. L’événement s’annonce donc par la réunion de ces trois retours. Dogman (2018), véritable chef-d’œuvre à mes yeux, a confirmé Garrone, déjà remarqué à Cannes pour Gomorra (2008), en cinéaste brillant dont les sorties sont attendues avec impatience par le public. Benigni, l’éternel père sacrifié de l’immense La vie est belle (1997), fait un retour encore plus attendu sur le grand écran après huit années consacrées à la scène. Et Pinocchio, ça reste Pinocchio, à chaque nouvelle adaptation. Tantôt plus libre, tantôt fidèle, toute adaptation prouve que les années ne passent pas pour les fables. Elles demeurent; parlant à chaque époque, à tout le monde.

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Pas de dénouement pour l’affaire Maddie

Le Netflix & chill du samedi – Alissa Musumeci

Combien de parents profitent de laisser les enfants se reposer tranquillement dans leur chambre pour profiter au mieux d’un souper en amoureux? Avec une magnifique vue sur la mer l’idée est encore plus attractive… et bien pour les McCann, ce qui celle qui devait être une soirée relax s’est littéralement transformée en cauchemar. Madeleine McCann, une jolie petite fille de trois ans, est portée disparue. C’est là que l’affaire remis au goût du jour par La disparition de Maddie voit le jour. Grâce aux témoignages exclusifs des parents de Maddie et des résidents de la région de Praia da Luz, la réalisation a réussi de manière précise, minutieuse et respectueuse à retracer toute l’histoire de 2007 à 2019.

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Zoom sur la pornographie avec Netflix

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

Avec les deux documentaires des réalisatrices Jill Bauer, Ronna Gradus et Raschida Jones, qui a rejoint le duo après le premier film, Netflix nous donne l’occasion de poser un regard sur la pornographie. Plus qu’un regard, il s’agit d’un zoom. Un zoom cru, surtout dans le premier film, assez gênant, voire très embarrassant. Hot Girls Wanted (2015) et Hot Girls Wanted: Turned On (2017) s’immergent dans le monde du porno. Si le deuxième volet, Turned On, en propose une vision plus large en s’intéressant aussi au consommateur et à d’autres types de pornographie, le premier se focalise sur un aspect bien particulier celle-ci. Et c’est au premier film dont il est ici question de se consacrer pour profiter d’un zoom bien zoomé, très zoomé.

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«The Peanut Butter Falcon» ne compte pas pour des cacahuètes

Les mercredis du cinéma – Kelly Lambiel

Un trio atypique, quelques miles à parcourir (sur l’eau, certes) et un rêve à réaliser. C’est là la définition presque parfaite d’un road movie comme on les aime. Ode à la liberté, The Peanut Butter Falcon ne marquera probablement pas l’histoire du cinéma mais possède ce qu’il faut pour se faire une petite place dans les cœurs.

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«You Will Die at 20» mais la vie t’appelle

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

Cette année, le FIFF (Festival International de Films de Fribourg) s’est déroulé sous une forme particulière: programmation des films maintenue, mais à visionner en ligne. Inutile de vous dire pourquoi. Inutile de vous dire que malgré tout ce qui a été mis en place par les organisateurs, aucun écran domestique ne peut remplacer le grand écran. Même si les films sont bons, et même souvent très bons. Le FIFF ne déçoit jamais. Connu pour sélectionner de grands crus de par le monde entier, il permet la découverte de régions lointaines et l’exploration de cultures aussi riches qu’exotiques, en plus d’offrir l’expérience d’un cinéma particulièrement attentif à la forme, qui parle depuis ailleurs, qui parle en soi.

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«Un ami extraordinaire»: de la guimauve assumée

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Malgré une avalanche de bons sentiments, Un ami extraordinaire actuellement dans les salles obscures fonctionne à merveille. Primo, parce que cette guimauve est assumée. Deuzio, parce que la forme du film est très intéressante. Tertio, parce que Tom Hanks est une valeur sûre. Récit d’une séance où j’ai été épaté.

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Une excellente idée pour un film catastrophique

Le Netflix & chill du samedi – Loris S. Musumeci

Soyons corrects, plus que d’un film catastrophique, il s’agit avant tout d’une arnaque. The Last Days of American Crime promet par son résumé une réflexion on-ne-peut-plus actuelle, on-ne-peut-plus palpitante. Les Etats-Unis d’un futur proche décident d’éradiquer totalement et radicalement le crime de leur territoire. Pour ce faire, les autorités mettent au point des antennes nommées API dans chaque Etat. Celles-ci émettent des ondes qui handicapent le corps à chaque fois qu’une personne s’apprête à commettre un acte de violence, un acte illégal. Quand au cœur de notre actualité siègent des soucis primordiaux telle la propagation d’antennes 5G, lesdites violences policières et les allures totalitaires du monde post-covid, eh bien un tel synopsis interpelle. Il donne envie.

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«The Hunt»: les complotistes et les élites

Les mercredis du cinéma – Loris S. Musumeci

«Je suis l’élite hérétique. Et pour info, connard, le réchauffement climatique, c’est pas des conneries.» 

Dans le monde de The Hunt, un groupe de superpuissants de la haute élite bien-pensante organise une partie de chasse. Alors même que la chasse, ce n’est pas trop leur truc a priori, pour eux qui sont vendus aux idéologies frôlant avec le véganisme. La chasse est pourtant bien organisée, mais contre des êtres humains. Ces victimes ont été kidnappées par le groupe de l’élite après avoir été repérées sur les réseaux sociaux.

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«Woman»: une voix pour deux mille femmes

Les mercredis du cinéma – Lauriane Pipoz

Le documentaire «Woman» d’Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand nous présente des témoignages de femmes issues de cinquante-trois pays. Dans le but de révéler les injustices qu’elles ont subies. Et de mettre en lumière leurs ressources et la justesse de leurs sentiments. Un film à l’esthétique réussie, qui révèle la beauté des femmes au grand jour.

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Jacques Dubochet et l’art engagé…

Les mercredis du cinéma – Jonas Follonier

Le documentaire Citoyen Nobel raconte ce que l’obtention du prix Nobel de chimie en 2017 par le Vaudois Jacques Dubochet a changé – ou non – dans sa vie; on en apprend aussi un peu plus sur son parcours et ses activités militantes. Disons-le d’emblée: ce film est idéologique. En choisissant de dresser un portrait presque exclusivement positif du scientifique et de ses engagements, un réalisateur n’est pas neutre. Tant mieux! Si la neutralité est un mythe bien ficelé en politique suisse, elle perd bien vite en crédibilité dans le domaine artistique, puisque tout artiste fait des choix dans ce qu’il souhaite dire du monde.

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